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Liste des groupes Black Metal Immortal All Shall Fall
25 Septembre 2009 - Nuclear Blast
Immortal : All Shall Fall, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. All Shall Fall
2. The Rise of Darkness
3. Hordes to War
4. Norden On Fire
5. Arctic Swarm
6. Mount North
7. Unearthly Kingdom

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6,37 €
Chronique
16 / 20
    eulmatt, le Samedi 03 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
On peut franchement s’abstenir de rappeler qui est Immortal, tout au plus faire un bref rappel du parcours des Norvégiens, histoire de remettre en lumière l’événement que constitue All Shall Fall.
Immortal est une entité mythique dans le metal extrême : groupe phare de la bande de Bergen au début des années 90, coupable d’un Pure Holocaust légendaire qui a marqué au fer rouge toute une génération de metalheads, repoussant les limites de la brutalité du black metal avec Battles in the North, puis par la suite prenant soin de tracer sa voie artistique guidé par son instinct et son talent, en s’éloignant toujours un peu plus de ses premières amours, Immortal achève en 2002 dix ans époustouflants avec un Sons of Northern Darkness qui parachève la légende des Norvégiens, ceux-ci faisant dès lors partie des rares à pouvoir se targuer de s’être construit leur propre style : la musique d’Immortal dépasse le cadre du black et du death metal, elle incarne une forme glacée, épique et brutale d’un metal extrême puissant et racé.
Puis le monstre s’est endormi dans les profondeurs de son fjord, en 2003, alors que son succès était à son firmament, au grand dam de sa horde de fans et du surpuissant Nuclear Blast qui avait su attraper la bête dans ses filets. Il a fallu plus de trois ans pour que la bête se régénère. Elle s’est doucement réveillée en 2006, notamment par le biais du side project « I », où Abbath a rappelé combien ses élans épiques prenaient leurs sources dans un heavy metal ancestral. Puis quelques apparitions remarquées dans de grands festivals ont gonflé la rumeur : Immortal, créature bicéphale (Abbath & Demonaz), a recouvré sa force. All Shall Fall est censé en être la demonstration.
Quelques données laissaient entrevoir de bien belles choses : le fait de choisir (en partie) les fameux studios Grieghallen pour l’enregistrement (de quoi faire frémir l’échine des nostalgiques du son glacé de Pure Holocaust, à l’époque de sa sortie), ou celui non moins redoutable de mettre une nouvelle fois le mix aux mains expertes de Peter Tägtgren.
Ce son, parlons en, car c’est la première chose qui frappe. Pour ceux qui avaient couiné à cause de la surproduction patente de Sons Of Northern Darkness, rassurez-vous. Le résultat est une franche réussite : profond, puissant, un poil abrasif, le son de la guitare est un régal. Le mixage est franchement équilibré, les fûts du redoutable Horgh étant également en léger retrait par rapport à l’album précédent; quant au chant d’Abbath, il se fait plus lointain et plus détaché, produisant une impression mystique et surnaturelle intéressante.
Comme on pouvait s’y attendre, le Between Two Worlds (I) avait donné de précieuses indications sur l’évolution à venir d’Immortal. On ne sera donc pas surpris du premier qualificatif qui vient à l’esprit : All Shall Fall est épique. Abandonnant quasiment systématiquement le riffing agressif typé death metal, Abbath renoue avec un jeu plus conventionnel, très heavy, plus linéaire, faisant la part belle à son feeling imparable. Du titre éponyme, envolée implacable à la fois rapide par sa rythmique, et d’un lyrisme posé et aérien par son riff lancinant et entêtant, sans parler d’un break qui file le frisson, ou par le heavy-black guerrier et le riffing cinglant de Norden On Fire, Immortal entretient sa longue tradition de semi-ballades heavy black glaciales et monumentales (de Blashyrkh jusqu’à Tyrants). Le groupe pousse même la démarche encore plus loin avec la superbe conclusion Unearthly Kingdom, plus de huit minutes très dépouillées mais ô combien emplies de force mystique. Un riff heavy d’une grande sobriété, une rythmique mid-tempo réduite à sa plus simple expression, qui montent crescendo à la mesure de l’intensité de la musique. Rien à faire, il faut admettre que le talent se reconnaît souvent dans la simplicité…
Toutefois, le virage expérimenté par le biais de I pousse quand même Immortal vers une approche jusque là inconnue pour lui, j’en veux pour preuve l’emploi parcimonieux mais assumé de quelques soli bien sentis, subtils et fluides, fleurant bon l’inspiration heavy metal. Cette notion de heavy/black épique revient quand même comme une évidence au fil des écoutes.

J’en vois déjà certains qui frémissent : rassurez vous, Immortal n’a pas complètement viré sa cuti au point d’abandonner pour de bon le metal extrême. L’ossature du disque est quand même bâti sur une base agressive, même si All Shall Fall table plutôt sur le recours à la magie ancestrale, celle de l’atmosphère légendaire du groupe, plutôt que sur l’agression directe et la profusion de blast beats.
The Rise Of Darkness, globalement mid-tempo, rappelle un peu l’univers de At The Heart Of The Winter, avec quelques relents seventies mais en renouant aussi avec une ombre mythologique que le groupe avait négligé depuis lors. On retrouve cette puissance sombre qui se dégage de Mount North, magnifique morceau empli de pureté et de force tranquille.

Le morceau le plus agressif du disque est incontestablement Hordes Of War, qui fait penser à du Bathory époque Blood, Fire, Death, dans une version particulièrement mordante et survitaminée. Mais on est bien loin du bombardement en règle d’un One By One, soyons clairs, même si le rendu est diablement entraînant. Mais il faut l’admettre, pour les accélérations brutales et le bombardement massif, il faut aller voir ailleurs.

Comment juger All Shall Fall à l’aune de la prestigieuse discographie d’Immortal ?
On doit d’abord reconnaître au groupe une grande cohérence artistique, même si cela passe par un contenu sans surprise et relativement conforme à ce qu’on pouvait attendre. L’identité Immortal, qui fait désormais presque figure de marque déposée, est soigneusement entretenue et respectée. La magie indéniable qui se dégage des compositions d’Abbath est plus que jamais vivace. Le niveau de qualité de la production, froide mais organique, puissante et profonde, lui donne encore une dimension supplémentaire. C’est donc ce caractère ensorcelant, un brin magique et souvent immersif émotionnellement, qui fait la force de All Shall Burn.
Pour le reste, Immortal s’est franchement écarté de la brutalité qui caractérisait jusque là son metal extrême. Cela fera grincer quelques dents, mais aurait-il été envisageable de reproduire l’approche ultime de Sons of Northern Darkness sept ans après ? Pour ma part je ne le pense pas. Immortal a déjà démontré sa force à ce niveau, et cette propension à renouer avec une certaine profondeur artistique, où mysticisme et noirceur épique refont clairement surface, même au détriment de la vitesse et de la brutalité, remet en lumière le vrai talent d’Immortal, ce qui fait son unicité et sa légende. J’y vois de manière assez évidente une volonté d’Abbath et Demonaz d’emboîter le pas d’un Bathory dans cette évolution artistique. Cela ne serait guère étonnant quand on sait ce qu’incarne Quorthon aux yeux du duo.

Immortal sort donc son album le moins brutal depuis At The Heart Of The Winter. Mais All Shall Fall incarne un Immortal inspiré, presque habité, puissant, monumental, souverain. Donc un grand Immortal.
Et donc un grand disque.

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34 commentaires
Chronique
15 / 20
    Razort, le Samedi 10 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Près de 7 longues années se sont écoulées dans notre monde comme dans celui de Blashyrkh... Le gel, la neige et le silence - bien que mis en avant dans la pochette - ne sont pourtant qu'éphémères. Mais les intrépides fils de l'Ombre-du-Nord en armures et en corpse-paint-panda reviennent nous fracasser tout ça!

Une ouverture dans ce ténébreux nouvel opus commence avec un titre éponyme qui en a fait baver plus d'un à son annonce il y a quelques mois. Le temps dune courte partie musicale d'ambiance et le déluge s'Abbath sur nos têtes ! (Je tiens à présenter mes plus amples et honteuses excuses pour ce calembour titanesque... il en fallait bien un pour décrire cet album !)

La voix du bougre n'a pas changé depuis tout ce temps, toujours aussi spéciale, toujours aussi abyssale. On sent une petite persistance des influences Heavy qui ont voyagé du projet au nom tellement complexe à retenir qu'un millier de soleils se seront créés l'espace d'un instant où j'eus tenté de le décrire dans cette chronique... (cf: I si vous ne connaissiez pas, c'est l'occasion de découvrir d'urgence !)

Bref, la musique subit aussi ces influences très Heavy, ça ne ressemble pas trop à du Black pur et dur comme on aurait pu s'y attendre. Leur retour à l'époque "Pure Holocaust" est complètement impossible ! Un titre fracassant la tête à coup de masse cloutée aurait été judicieusement bien choisit pour nous montrer ce que Immortal est capable de faire de bon - mais qu'importe ! La longueur de "All Shall Fall" donnerait presque envie de zapper sur la suivante qui ne s'avère pas plus spéciale avant l'arrivée d'un nouveau conflit :

"Hordes of War" nous fait littéralement voyager sur les terres gelées du royaume des norvégiens avec quelques sons de tranchants d'épées et de bataille (j'vous jure ! c'est sanguinaire là-dedans !) ; quant à la musique on sent le rythme plus poussé, plus motivant et entrainant.

Et les titres qui suivent nous renvoient vraiment à l'époque de "Sons of Northern Darkness". C'est bon, certes, mais l'évolution musicale n'est pas très flagrante. Quelques passages électro-acoustiques de guitare par-ci et par-là dans la musique marquent de petites pauses, le temps de reposer l'oreille avant chaque solo - très bien ficelés les uns et les autres et dune rapidité à en faire fondre la glace ! (Vous vous demandez peut-être où est la logique dans ce que je raconte ? Moi-même je l'ignore, mais j'ai limage de 6 cordes brûlantes posées contre un bloc de glace... Allez savoir pourquoi !)

Épique, un simple mot qui me vient à l'esprit pour décrire la fin de ce "All Shall Fall". Un combat héroïque mené contre les mauvais esprits dévots venus se battre sur la banquise... Et qui dit combat dit champ de bataille couvert de cadavres en état de putréfaction ralentie par le froid...

"Unearthly Kingdom" clôture sur un nouvel air Heavy et victorieux la fin de cette bataille ; une marche en armes qui nous mène sur les traces des méchants norvégiens evil du Nord-Nord Lointain. Efficace, bon, entraînant, épique (comment ça je lai déjà dit ? Et alors ? Je ne suis pas en manque de vocabulaire ! la preuve : ), héroïque, homérique, fabuleux, fantastique, mémorable et... Oups, pardon. Il s'agirait de disserter un peu sur ce dernier mot.

Mémorable car c'est un retour accompagné dune tournée, d'un album qui s'est fait attendre, d'un long silence rompu après quelques années - mais pas si longtemps que ça finalement.
Mais non-Mémorable dans sa forme, son contenu qui n'est autre qu'un "Sons of Northern Darkness" poussé dans la fournaise de la composition. A écouter cependant!

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4 commentaires
Mini-Chronique
    vincent, le Mercredi 07 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Après nous avoir fait patienter avec son side-project "I" et ses sonorités old-school, mais tout à fait écoutables, voici enfin Abbath et son nouveau bébé.

Immortal, fidèle à son habitude depuis leur At the Heart of Winter, nous livre une production haut de gamme où la frappe d'Horgh sonne toujours aussi clinquante. Rien à dire, la batterie me donne toujours le frisson.

Les premières secondes de All Shall Fall nous rassurent d'emblée: contrairement aux dires d'Abbath, Immortal n'entame pas un retour aux sources. Ouf ! On a failli se taper une bouillie à la Battles in the North 2. Désolé pour les fans, mais quand on aime les mélodies on aime pas l'Immortal et son true-black originel. Non, non ce skeud-là est aussi mélodieux que ses prédécesseurs, même un peu plus. Et la voix grinçante reconnaissable entre mille, aux antipodes d'un Dani hurleur, est bien là.

Norden Of Fire s'ouvre sur les fameuses intros typiquement atmosphériques et nous assène des soli puissamment heavy avec des passages bien matraqués.


Pour le morceau faible (il y en a souvent un dans chaque album) j'opterais pour Hordes to war mais voilà qu'une fois les deux minutes et vingt secondes atteintes, ils cassent tout ! On entend même la cavalcade de la horde avec ses hennissements. Si ! Mettons alors peut-être entre ( ) Mount North. Et encore... La musique suit donc une bonne tenue tout au long de l'album, aucun fan ne sera dépaysé.

Quant au hit ? Très dur. Les tracks sont d'égal niveau dans leur majorité.
Peut-être le final Unearthly Kingdom qui rappelle beaucoup Beyond the North Waves de l'abum Sons of Northern Darkness. Evidemment, il faut aimer les hymnes lourds. Juste un truc : au début de cette chanson, les notes du synthé tremblent. Entendez-vous la même chose?

Point de vue originalité des textes, les titres suffisent à se faire une idée. Immortal ne change pas ses propos d'un iota, mais je n'ai jamais accordé beaucoup d'attention aux paroles.

Pour un CD de 40 minutes, point barre, on aurait au moins aimé un bonustrack sur la version limitée que l'on peut se procurer pour à peine 3 euros de plus. Ce qui nous aurait amené à 8 chansons. Mais c'est un peu immuable chez eux.

Bref, une nouveauté sans trop de surprises, mais bien dans la mouvance qui ne pourra que faire du bien et rassurer les vrais fans, dont je suis.
Salut à toutes et tous.

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