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Liste des groupes Death Metal Immolation Here In After
13 Fevrier 1996 - Metal Blade Records
Immolation : Here In After, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Nailed To Gold
2. Burn With Jesus
3. Here In After
4. I Feel Nothing
5. Away From God
6. Towards Earth
7. Under the Supreme
8. Christ's Cage

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NEUF
Chronique
15 / 20
    Fabien, le Mardi 06 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Après s’être engouffrées dans la brèche du Death Metal durant les années 91 à 94, beaucoup d’écuries indépendantes et de majors déchantèrent, s’apercevant que des investissements conséquents ne pouvaient doper les ventes d’un genre musical trop extrême pour séduire un large public. Considérant en outre une période de doute traversée par des groupes souvent très jeunes et manquant encore de recul, le style connaît ainsi un flottement dès 1994, marqué par la désaffection de labels porteurs, à l’instar de Roadrunner lâchant progressivement ses poulains comme Immolation, Gorguts, Malevolent Creation ou Sorrow, pour se consacrer pleinement au post-thrash naissant, initié par les Fear Factory, Biohazard ou Machine Head du moment.

Ainsi, sans soutien d’un label, accumulant parallèlement les galères sur le plan personnel, Immolation reste désespérément silencieux durant cette période, lui, ayant pourtant touché la magie du bout des doigts en 1991, sur l’atemporel Dawn of Possession. La détermination de ses leaders Rob Vigna & Ross Dolan finit toutefois par payer, le groupe décrochant un contrat avec la fidèle écurie Metal Blade en 1995, débouchant sur les sessions d’Here In After dès l’été (sous la coupe de Wayne Dorell aux Water Music Studios californiens), puis sur la sortie de l’album en début d’année suivante.

A l’image de l’illustration d’Andreas Marshall, assurant une continuité avec son précédent dessin, Here In After se situe dans la lignée de Dawn of Possession, délivrant ce Death Metal profond et chaotique, dont Immolation conserve précieusement le secret. L’auditeur retrouve ainsi les blast-beats & les roulements meurtriers de Smilowski, supportant les jeux de guitares complémentaires & nuancés de l’imparable duo Wilkinson / Vigna, et le chant guttural pur de Dolan.

Depuis le terrible Burn with Jesus en passant par l’incision des riffs d’I Feel Nothing, jusqu’au final du redoutable Christ’s Cage, Immolation démontre une nouvelle fois son talent & son incroyable pureté, tout en entretenant ce ton blasphématoire. Rob Vigna transcende enfin les compositions, parvenant à coups de riffs serrés & de soli lancinants, à faire parler sa guitare comme peu de musiciens death de l’époque.

Toutefois, malgré de nouveaux morceaux parfaitement calibrés, mais privé de l’épaisseur du précédent enregistrement d’Harris Johns aux Music Lab Studios berlinois, Immolation ne réussit pas à recréer pleinement la magie et l’apocalypse de son premier album, lâchant des compositions aux lectures toujours aussi multiples, mais manquant d’une certaine profondeur, en regard de joyaux tels qu’Everlasting Fire ou Those Left Behind, qui marquèrent à jamais les esprits en 1991.

Ainsi, après une première offrande rapidement devenu culte, et une attente de cinq longues années, le quatuor new-yorkais revient avec un nouvel album certes convaincant, mais subissant fatalement la comparaison avec son illustre prédécesseur. Sans dégager la même intensité, Here In After possède toutefois une essence, un équilibre et une force indéniables, qui maintiennent invariablement Immolation parmi l’élite du Death Metal nord américain, aux côtés de Suffocation ou Morbid Angel, en cette année 1996.


Fabien.

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7 commentaires
Mini-Chronique
20 / 20
    immolation1377, le Dimanche 17 Aout 2008 parlez-en à vos amis  
voilà, en cette année 1996, un album qui pouvait rivaliser avec un bon Morbid Angel en matière de Dark Metal. Personne n'aiment ce terme là (surtout quand le mariage parfait du Death et du Black se fait ressentir indirectement).

Immolation, avec cette album, approche Darkthrone et Dark Funeral avec des teintes de death digne de Suffocation (époque "Human Waste" et les débuts de Morbid Angel époque "Dommination", sorti l'année précédente).
Enfin… une batterie pas trop "tape-tape bourrin", comme les batteurs de groupes de black sous-développées…
"Nailed to Gold" est une de ces chanson qui font que ce style est bien là.
Le batteur craig smilowski : pas mal,
Thomas wilkinson : bonne guitare rythmique,
Ross dolan : c'est le "david vincent" version Immolation,
Et robert vigna fait des lead sortis d'un autre monde, de quoi faire perdre la tête à quelques grands guitaristes comtemporains. Moi-même, je suis rester sur le cul (veuillez me passer l'expression).

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Mini-Chronique
19 / 20
    Sam, le Mercredi 07 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Argh! 5 ans d'attente! Il aura fallu 5 longues années après de multiples galères avec son ex-label Roadrunner, avec les locaux de répétition, financiers ... etc . Mais ces 5 années ont permis au groupe de finaliser enfin son style, aussi bien aux niveaux du son des guitares et de la batterie, que des structures des compositions et des riffs. Il suffit d'écouter le premier riff de "Nailed to gold" pour s'apercevoir qu'aucun groupe ne joue de cette manière. Et tous les morceaux sont dans la même veine, le départ et la partie d'après refrain de "Burn...", le monstrueux riff juste après la partie solo de "Here...", les plans torturés de "I feel..." et "Towards...", l'intro mythique de "Christ..." etc, etc... N'oublions pas les solos qui sont de vrais petites pépites de malfaisances. Les compos sont variées et accrocheuses allant du lourds aux rapides et avec toujours la présence des fameuses harmoniques. Mais ce qui fait une des particularitées d'IMMOLATION, c'est cette capacité, même dans les blasts, a faire ressentir à l'auditeur une sensation d'écrasement, d'oppression, de noirceur. C'est littéralement une bande son de fin du monde !
Le chant de Dolan est toujours aussi grave, gras, chaleureux avec des phrasés mémorisables et bien placés. Le jeu de Smilowski est suffisament riche pour ne pas lasser avec de multiples roulements de toms, caisse claire, un jeu de cymbale technique et une utilisation intelligente des grosses caisses. Au final, un disque énorme de cruauté et de malfaisance dans lequel la brutalité est utilisé uniquement pour magnifier les atmosphères servi comme il se doit par une excellente production old-school.
IMMOLATION ou le death metal dans toute sa splendeur.

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