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Liste des groupes Death Metal Immolation Failures for Gods
01 Juin 1999 - Metal Blade Records
Immolation : Failures for Gods, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Once Ordained
2. No Jesus, No Beast
3. Failures for Gods
4. Unsaved
5. God Made Filth
6. Stench of High Heaven
7. Your Angel Died
8. The Devil I Know

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NEUF
Chronique
18 / 20
    Fabien, le Mardi 27 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Durant l’été 1998, trois années après son dernier enregistrement, Immolation investit les Millbrook Sound Studios, pour les sessions de son troisième full lenght, succédant à un Here In After ayant partagé les avis au sein de la communauté death métallique. Epaulé par son nouveau batteur Alex Hernandez, le groupe rejoint alors l’ingénieur du son Paul Orofino, qui deviendra dès lors le producteur attitré de ses futurs albums. Sous une couverture Metal Blade reconduite, la nouvelle offrande du quatuor new-yorkais ne sort que l’été suivant, la faute au planning surchargé de l’illustrateur Andreas Marshall, qui se rattrape toutefois en livrant des artworks intérieurs et extérieurs fabuleux, s’inscrivant sans conteste parmi ses travaux les plus remarquables.

Failures for Gods ouvre les hostilités avec un Once Ordained dominé par les rythmes tapageurs d’Alex Hernandez, au jeu moins chaotique et plus serré que son prédécesseur, mais aux blast-beats tout aussi dévastateurs. Puis Immolation terrasse l’auditeur avec un No Jesus No Beast d’anthologie, tout en lourdeur, aux cascades de riffs renversants et au refrain particulièrement entêtant. Les lignes de guitares imbriquées et nuancées de Thomas Wilkinson & Bob Vigna, les soli décharnés de ce dernier, le guttural très pur de Ross Dolan, sont autant d’éléments qui subjuguent, et apportent une épaisseur formidable aux compositions.

Sans faiblir, Failures for Gods poursuit avec son titre éponyme tout aussi mémorable, avec ses harmoniques subtiles et son break acoustique infernal. L’album monte ensuite parfaitement en puissance, sur des Stench of High Heaven et Your Angel Died d’une profondeur et d’une nuance incroyables, aux riffs obsédants et aux mille lectures, pour clore sur un The Devil I Know au final atteignant un niveau d’une intensité peu commune. Outre sa technique irréprochable et sa forte identité musicale, Immolation entretien parallèlement une ambiance sombre & blasphématoire, qui lui apporte une aura toute particulière, tout en donnant véritablement une âme à chacune des ses compositions.

Osmose entre puissance et noirceur, brillamment captées par l’enregistrement de Paul Orofino, Failures for Gods distille un death metal diabolique & impitoyable, d’une pureté et d’une grandeur exemplaires. Ainsi, après une période de doute et de galère, Immolation revient définitivement sur le devant de la scène death metal en cette année 1999, confirmant sa suprématie sur le territoire nord américain aux côtés de Morbid Angel, tandis que dans ce même laps de temps, Nile & Angelcorpse affirment leur caractère à coups de Nephren-Ka et The Inoxerable puissants et racés, et que Suffocation splitte malheureusement après un ultime Despise the Sun pourtant déboulonnant.

Fabien.

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2 commentaires
Mini-Chronique
19 / 20
    Sam, le Mercredi 21 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Après de multiples problèmes, le 3ème album des New-yorkais sort enfin et la couleur est annoncée avec un "Once ordained" tonitruant de brutalité, de lourdeur, de noirceur, bref tout ce qui fait le style du groupe. Les harmoniques sont plus malsaines que jamais et sont réparties tout le long des compos. Les breaks particulièrement bien placés, celui de basse sur "Failures for Gods", relancent à merveille le tout et donne des morceaux percutants et dynamiques. Alex Hernandez a remplacé Craig Simlowski et se révèle meilleur grâce à des plans encore plus complets et créatifs. Le gaillard possède sans doute l'un des jeux les plus intéressants aux niveaux des toms et cymbales comme le prouve les multiples variations, rythmiques tordues mise en place sur "Unsaved", "God made filth" et "Your angel died". N'oublions pas les solos sournois et lancinants de la paire Vigna/Wilkinson qui sont des maîtres dans leur domaine. Ross Dolan a conservé sa voix grasse et profonde si particulière et propose toujours un chant puissant et mémorisable. Au final, IMMOLATION conserve son statut de dieu du death apocalyptique grâce à des compos d'une noirceur absolue comme "No jesus, no beast", "Stench of high heaven" et le mémorable "The devil I know" et sa fin sinistre. Seul point qui peut déranger est la production assez particulière, dù à un son de batterie très sec et naturelle.

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