1. Into Everlasting Fire
2. Despondent Souls
3. Dawn of Possession
4. Those Left Behind
5. Internal Decadence
6. No Forgiveness (Without Bloodshed)
7. Burial Ground
8. After My Prayers
9. Fall in Disease
10. Immolation
Pionnier du deathmetal à New York, Immolation se forme en 1986 autour de Robert Vigna et Ross Dolan. Le groupe multiplie alors les démos et les concerts sur le territoire américain, se forgeant une solide réputation, sans toutefois rechercher véritablement un deal. C’est alors Monte Conner, boss de Roadrunner sur le territoire US, qui vient directement au groupe, pour lui proposer enfin un contrat discographique.
Se démarquant de la majorité des formations death qui enregistrent à tour de bras aux Morrisound Studios de Tampa, Immolation se dirige quant à lui aux Music Lab Studios de Berlin, pour les sessions de son premier album. Ainsi, à sa sortie en septembre 1991, le disque suscite l’intérêt des jeunes deathsters, fascinés par la superbe illustration d’Andreas Marshall, et par la réputation de tueur du quatuor new yorkais.
Chamboulant le paysage deathmetal de l’époque, Dawn of Possession rompt avec les structures majoritairement middle tempo (Death, Morgoth, Obituary), pour balancer un tourbillon de violence, mais terriblement contrôlé par les blasts précis de Craig Smilowski. L’album affiche également un caractère entier, grâce aux riffs inimitables de Rob Vigna (au même titre que les jeux uniques de T.Azaghtoth, C.Schuliner & P.Mameli), et au chant guttural de Ross Dolan, d’une profondeur inégalée.
Depuis les blast terrassants du redoutable Into Everlasting Fire, jusqu’aux riffs lacérants de No Forgiveness, en passant par l’intro écrasante de Those Left Behind, Dawn of Possession ne laisse décidément rien au hasard, ne perdant pas une once d’intensité durant ses 42 minutes. Harris Johns (Pleasure To Kill, Consuming Impulse) apporte enfin les lettres de noblesse à l’ensemble, grâce à sa production incroyablement lourde et épaisse.
Manifeste de brutalité, à l’atmosphère sombre quasi indescriptible, Dawn of Possession hisse directement Immolation parmi les groupes les plus puissants et les plus purs du brutal death US. Sa force et son originalité en font une pièce maitresse, à insérer dans toute discothèque deathmetal qui se respecte. Culte à en mourir.
Premier album et la messe est dite! Les riffs lourds, lancinants et sombres. Le morceau qui illustre le mieux ces composantes est certainement "Those left behind" avec ses plans massifs et sa fin mémorable. Les solos sont toujours aussi torturés et permettent d'aérer les compos qui sont, dans l'ensemble, un peu plus thrash et rapides comme "Despondent souls", "No forgiveness (without bloodshed)" et "Internal decadence". Ross Dolan proposait déjà pour l'époque une voix différente, très grasse et chaleureuse. Un album vraiment excellent mais qui, hélas, a été noyé dans la masse à sa sortie. Avec des compos comme "Into everlasting fire", "Dawn of Possession", "Burial ground" et la fameuse "Those left behind", IMMOLATION a forgé son style et il est regrettable qu'il ne soit pas plus reconnu de nos jours.