1. Higher Coward
2. Father, You're Not a Father
3. Furthest from the Truth
4. Fall from a High Place
5. Unpardonable Sin
6. Lost Passion
7. Put My Hand into the Fire
8. Close to a World Below
Pour moi, le meilleur album de death metal jamais sortit!!! Je le conçois, cette remarque est tout sauf objective mais la musique comme vous le savez tous est basée sur du ressentit. Et je peux dire que cet album, le 4ème des new-yorkais, me fait ressentir un bon paquet d'émotion !!!
En premier lieu, l'incroyable lourdeur malsaine se dégageant des riffs est tout bonnement prodigieuse ! Illustré par les départs de "Father...", "Unpardonable...", "Lost..."et le monumentale "Close..." qui cloture le disque en écrasant tout sur son passage tel un ouragan infernal ! Sans oublier les parties en blasts très brutales et massives à la fois comme le prouvent "Higher...", "Furthest..." et l'intensif "Put...". On retrouve également les harmoniques particulèrement vicieuses comme seul ce groupe sait le faire. Les solos, tous mortels, apportent une dimension supplémentaire en étant redoutablement bien placés et en véhiculant une grande dose de noirceur mélancolique. IMMOLATION reste toujours maître dans l'art des parties tordues et alambiquées qui sont stratégiquement réparties. Ainsi que les fins mémorables comme celles de "Fall...", "Lost..." et "Close...". Le chant est encore meilleur, grave, profond avec des phrasés percutants et incisifs. Le tout est formidablement soutenu par le jeu riche et technique d' Alex Hernandez qui prouve facilement sa supériorité grâce à des plans complexes, créatifs, puissant et originaux.
La prod de Paul Orofino met remarquablement bien en valeur la musique, le son est chaud, naturel, "organique" et d'une noirceur à toute épreuve. Mention spéciale pour la batterie.
Au final, cet album se rapproche du fameux "De mysteriis dom sathanas" de MAYHEM de par son côté sournois, maléfique, ensorcellant où la brutalité est utilisée avec intelligence dans le seul but de décupler les atmosphères. Le genre d'album qui vous assure de rentrer chez vous après un concert à Paris et qui permet de ne pas s'endormir quand on a 350 bornes à faire !!
Apocalyptique, immense, intemporel !!! Un chef-d'oeuvre qui ne mérite qu'une note : 666 sur 20 !!!
Si deux étés séparent les sessions de Close to a World Below et celles de l’impitoyable Failures for Gods, une seule année différencie la sortie des deux disques, la parution du précédent ayant été reportée de plusieurs mois, la faute au planning surchargé du dessinateur Andreas Marshall. Enregistré en juin 2000 aux désormais habituels Millbrook Studios, sous la houlette de Paul Orofino, le nouvel album d’Immolation sort en effet dès l’automne chez Metal Blade, muni d’une illustration diabolique d’Andreas, cette fois-ci dans les temps, et assisté pour l’occasion de son frère Alex Marshall.
A l’image du titre d’ouverture Higher Coward très tapageur, dominé par les blast-beats & les roulements d’Alex Hernandez, les riffs intraitables & soli déchirants du couple Wilkinson / Vigna et le chant guttural profond de Ross Dolan, Immolation durcit sensiblement le ton, entretenant une ambiance chaotique terriblement prenante, infernale. La débauche de violence et la complexité des morceaux, tels Furthest from the Truth ou Put my Hand into the Fire sur lesquels les deux guitaristes superposent malicieusement leurs plans de guitares, rendent ainsi l’album difficile d’accès, nécessitant de nombreuses écoutes attentives avant d’être dompté.
Mais, au lieu de perdre l’auditeur dans un déluge de tout instant, Immolation calme judicieusement le jeu aux endroits clés, décuplant alors l’intensité de ses morceaux pour un résultat dévastateur. Les guitares lancinantes d’Unpardonable Sin, les riffs obsédants de Lost Passion, le break redoutable de You’re Not a Father, les ambiances saisissantes du titre éponyme, ou encore le final poignant de Fall from a High Place, sont autant d’éléments qui relancent parfaitement la machine, permettant au quatuor new-yorkais de terrasser définitivement l’auditeur, et de lâcher plusieurs titres parmi les plus mémorables de sa carrière.
Manifeste de noirceur et de brutalité pure, à l’iconicité antichrétienne fortement marquée, Close to a World Below impose une atmosphère diabolique et un niveau d’intensité hors du commun. Après un Failures for Gods inattaquable, Immolation parvient ainsi à se maintenir au sommet de la scène death metal en cette année 2000. D’une manière plus générale, ce millésime confirme le retour sans précédent du death nord américain, qui bombarde à coups de Close to a World Below, Black Seeds of Vengeance (Nile), Gateways to Annihilation (MorbidAngel) ou The InfernalStorm (Incantation) en tout point renversants.