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Chronique
 | note : 16/20 | Décidément, le sieur Ihsahn est un ultra productif. Après avoir abandonné Emperor en 2001 (sniiif...) il se concentre sur le projet qu'il développait avec Ihriel, Peccatum, un groupe de musique expérimentale très bizarre dont les premiers albums furent à mon sens une catastrophe, avant de sortir le chef d'oeuvre qu'est lost in reverie. Aujourd'hui, Ihsahn et Ihriel ont arrêté Peccatum, elle pour se consacrer (apparemment) à son projet solo star of ash (sur lequel Ihsahn fait des apparitions, étonnant...) et lui pour développer le sien propre.
Nous voilà donc avec la nouvelle galette tout droit sorti de l'esprit de l'ex leader d'Emperor. Définir le style de l'album relève du suicide, puisqu'Ihsahn s'est amusé à réexplorer les différents styles qu'il a parcourus dans sa vie de musicien. On peut donc trouver ici du heavy (surtout sensible dans les guitares et dans le chant clair très présent tout au long de l'album), du black (évidemment au niveau du chant grave typique d'Ihsahn, et dans certains passages de gratte. Les parties black sont surtout dans la veine de ce qu'ihsahn avait commençé avec le prometheus d'Emperor, en plus accessible au néophite toutefois, et nettement moins violentes que dans Emperor), du symphonique (les claviers sont présents mais discrets, disséminés intelligement tout le long de l'album, aidant surtout à supporter la guitare et à lui donner une meilleure ampleur, le dernier titre reposant lui entièrement sur les synthés) et de l'expérimental. le tout, mélangé, donnant un album très progressif, genre qui est le seul qu'on peut appliquer sans risque à l'album tout entier.
De ce mélange, il naît un album très particulier, indéfinissable, qui ne ressemble pas à grand chose tout en ressemblant à tout. Automatiquement, le tout n'est pas aisé à suivre à la première écoute, et il est nécessaire de relançer plusieurs fois le disque pour bien saisir tous les éléments de cet album. Mais cela vaut la peine de le faire. Du fait de cette structure un peu chaotique, tous les titres ne se valent pas (chacun trouvera certainement un ou deux titres qu'il n'aimera pas beaucoup, pour moi, c'est called by the fire, trop heavy à mon goût), mais le niveau de l'ensemble est indéniablement élevé, ce qui montre qu'Ihsahn n'a décidément rien perdu de son art.
Les textes, eux, sont un condensé des désillusions d'Ihsahn sur la race humaine, désabusés, noirs et désespérés. Peu de rage dans cet opus, surtout l'impression qu'il est trop tard pour se mettre en colère, et qu'il n'y a plus qu'à déplorer. L'album se clôt d'ailleurs sur un The Pain is still mine, assez révélateur de l'esprit dans lequel Ihsahn à écrit ses textes.
Les titres les plus marquants sont à mon sens Will you love me now et citizen, deux très bonnes pistes qui méritent qu'on achète l'album rien que pour elles, à mon humble avis.
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Mardi 25 Avril 2006 |
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Chronique
 | note : 18/20 | Pour son premier album solo, Ihsahn nous offre un savant mélange de ce qu'il a fait par le passé (aussi bien dans Emperor que dans Peccatum (qui vient de splitter), mais y ajoute des touches progressives, heavy (aussi bien dans le son que dans la voix).
La publicité qui nous donne envie d'acheter l'album nous renseigne que The Adversary plaira aux fans d'Emperor… sympa de nous aider à choisir… même si le déluge sonore n'est pas aussi important que pour les albums du groupe de black métal norvégien, on retrouve les arrangements symphoniques inventifs et la voix du maître de Mercyful Fate (qui est au passage un des groupes préférés de Vegard Sverre Tveitan… tout le monde se souvient de "Gypsy", reprise de MF par Emperor sur le tribute). Called by the fire, la chanson single de l'album est littéralement un hommage au groupe du King Diamond : riffs de gratte et voix aigüe sont de mise, Rush pour les côtés progressifs. On pourrait ajouter pas mal d'autres noms, notamment Arcturus pour ce côté avant-gardiste (Garm, l'ancien chanteur du groupe et pote d'Ihsahn, prête sa jolie voix sur un titre, en l'occurence Homecoming).
Je trouve aussi qu'il existe quelques ressemblances de voix claire, notamment sur le premier titre Invocation, avec Mikael Åkerfeldt, le chanteur d'Opeth.
Cet ensemble de sources d'inspiration pourrait sembler faire de The Adversary un album sans aucune homogénéité, sans véritable lien entre chaque titre mais ça serait sans compter sans le talent véritablement bluffant du norvégien qui sait doser chaque partie, chacune de ses sources d'inspiration.
Le dernier titre, un peu à part car le plus long (les autres tournent tous autour de 5 minutes) laissait entrevoir une fin toute douce mais c'était sans compter sur une dernière surprise d'Ihsahn (qui ne pouvait pas laisser pendant 10 minutes quelque chose d'aussi prévisible) : on a donc affaire à une sorte d'opéra métal - on avait laissé quelque peu les synthés au repos pour avoir les titres les plus "brutaux"… et les revoici pour un titre surprenant.
Asgeir Mickelson, le batteur de Borknagar et de Vintersorg est présent en tant que batteur de session. L'artwork de l'album est signé Trine Paulsen et Kim Solve = la pochette est pas mal du tout, sorte d'ange déchu ou d'Icare moderne.
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Mercredi 02 Juillet 2008 |

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