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Chronique
 | note : 18/20 | Les conflits internes dans les groupes ne sont pas rares et se créent pour différentes raisons. Iced Earth n'a pas fait exception...Celui qui a secoué Iced Earth avait pour origine le manque de motivation. En effet, Matthew Barlow, le précédent chanteur et légende vivante du heavy métal ricain, perdait de plus en plus l'envie de continuer dans le style prodigué par Jon Schaffer et ses acolytes. Et cela se répercutait sur la création et l'inspiration.Le dernier album des américains, 'Something Wicked', malgré de bonnes compos, n'était pas ce que le groupe a enregistré de meilleur. Conséquence : l'imposant et nerveux Jon Schaffer s'est énervé et a expulsé Matthew, tout joyeux de se barrer...Le combo est, donc, parti en quête d'un nouveau vocaliste et, comble de la chance, Tim "ripper" Owens, frontman de Judas Priest s'est également fait expulser par les britanniques en raison du retour imminent de Rob Halford. Il était libre pour remplacer au pied levé Barlow. Dans la foulée, Iced Earth enregistre un nouvel opus, le fabuleux 'The Glorious Burden'. Entrons de suite dans le vif du sujet : la passion dévorante de Jon pour l'histoire de son pays (et pas seulement!) est ici étalée au grand jour! Aprés un clin d'oeil à sa passion avec "1776", sur le précédet disque, Jon nous narre ici chaque grande guerre qui a divisée ou réunie l'Amérique et, aussi, les grands personnages qui ont marqué l'Europe de leur empreinte. Le disque commence trés fort avec "Declaration Day", un titre puissant, non seulement grâce aux riffs destructeurs de mister Schaffer, mais, également, et, surtout, grâce à la voix heavy de Owens. Une des chansons les plus marquantes et enchanteresses de ce disque. Deuxième compo, qui n'a rien à voir avec l'histoire (quoique si, quand même...), la magnifique ballade "When The Eagle Cries", hommage aux victimes de l'attentat apocalyptique et horrible qui a frappé les USA en plein coeur le 11 septembre 2001. Personne n'oubliera jamais ce jour si sombre de l'histoire de l'humanité. Les larmes ne peuvent que couler en écoutant ce titre...Les titres suivants, "The Reckoning (Don't Tread On Me)", le premier single de l'album, et "Attila", sont des titres puissants, qui mettent bien en valeur l'organe vocal du ripper...Aussi fort que "Declaration Day", mais, un peu plus faible sur certains points, ces deux titre méritent bien notre attention. "Red Baron, Blue Max" est une pure tuerie!! Vocaux suraïgus, hargne dans les riffs, double pédale de rigueur : thrashy à souhait!
Les autres titres : "Hollow Man", "Waterloo" et "Valley Forge" sont trés bons, sans être excellent. La véritable arme de headbanging massif est sans aucune hésitation l'épique et merveilleux "Gettysburg (1863)", un morceau de 32 minutes!!!! Il se scinde en trois parties, toutes plus métal les unes que les autres : "The Devil To Pay", qui débute par l'hymne américaine, et qui introduit la génése de cette bataille, qui fit prés de 50.000 victimes en 3 jours...Riffs agressifs, ligne vocale puissante...Suivent "Hold At All Costs", qui développe le déroulement du second jour, et, enfin, "High Water Mark", dont la principale particularité est l'apparition en lead vocals de Jon Schaffer, dans le personnage de Longstreet, l'ennemi juré de Lee, interprété par Owens..."Gettysburg" est un vrai joyaux, une perle qu'il faut absolument avoir écouté une fois dans sa vie de métalleux!!
Si vous n'êtes pas encore l'heureux propriétaire de ce chef d'oeuvre, précipitez-vous chez votre disquaire et faites-vous plaisir!
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2 commentaires
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Vendredi 20 Mai 2005 |
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Chronique
 | note : 15/20 | | L’actualité du metal extrême étant assez morne, je me penche sur des styles plus accessibles . De plus j’attendais beaucoup de ce nouvel Iced Earth, ce n’est donc que justice ! Alors qu’en est-il ? Pour être honnête, la première écoute m’a un peu laissé de marbre, à mon grand désespoir… Mais ce n’était qu’une question de temps, et les titres tournant sur ma hi-fi ont vite fait de se graver dans mon crane, au point que, mine de rien, cet album est devenu mon préféré du groupe ! Tous les éléments propres à la formation américaine sont présents, les riffs surpuissants (« Greenface »), les refrains bétons (« The Reckoning »), les power ballades (les superbes « When the eagle cries » et « Hollow man »), bref le fan ne sera pas déçu. Et que dire des performances du fraîchement débarqué Ripper Owen… ok, je suis un grand fan du gars, mais là j’ai particulièrement adoré son travail ; il semble en effet beaucoup plus à l’aise qu’avec Judas priest, et nous offre une palette vocale impressionnante ! Je pense vraiment que le groupe a gagné avec ce changement ! Et si je vous dis que le meilleur est à venir ? Eh ben oui, la grosse claque vient du deuxième cd, grande fresque nous narrant la bataille de Gettysburg (hum, Gettysburg, bien sûr, c’est… bon…faisons semblant de savoir de quoi il s’agit…une ville !), trois titres pour trente minutes de bonheur, des compositions impeccables relevées par un orchestre symphonique au complet ! Magistral, époustouflant, d’une telle richesse qu’on en vient presque à passer l’éponge sur le fait que les rares solos sont plus que moyens…merde, on va pas chipoter, non !?!
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Samedi 26 Juin 2004 |
Chronique
 | note : 15/20 | Il y des albums comme ça qui sont spéciaux dans la vie d’un groupe. En l’occurrence, celui-ci traite de l’histoire des USA et de la bataille de Gettysburg !!! Un concept album, et oui !!!
Cependant, le leader du groupe, Jon Schaffer, nous avais un peu caché que l’histoire était importante pour lui, mais qu’à cela ne tienne. Après un Horror show assez décevant quand même, revoici Iced Earth mais sans Matt Barlow !!! Et oui c’est un fait, les inconditionnels du chanteur rouquin seront un peu déçus, mais son remplaçant est plutôt pas mal ! Après quelques années en temps que chanteur au sein de Judas Priest, revoici Tim Owens et sa voix si particulière.
D’abord il y a deux CD, ce qui est une première pour le groupe, mais commençons par le premier...
Tout commence avec l’hymne américain repris par le groupe et ça fait son petit effet quand même. Ensuite, des musiques avec des riffs assez puissants ; certains restent plus que d’autres dans la tête, mais il n’y a plus de gros riffs poussifs dont le groupe a usé lors de ces derniers opus. Malheureusement, c’est un aspect que l’on remarque très bien, même si lors de certaines musiques, on entend un peu le son du groupe, comme lors de "The Reckoning" ou de "Waterloo". C’est une certaine évolution, qui fait appel à plus de mélodie et d’instruments en arrière plan, comme les claviers, les flûtes, les guitares acoustiques. Jon Schaffer a en effet fait appel à un orchestre philharmonique. Même si vous avez eu ou avez encore des appréhensions envers cet opus, il ne faut pas.
Les musiques sont plus portées vers la mélodie, avec une batterie toujours aussi bien maîtrisée, avec des contretemps et pas d’abus avec la double grosse caisse comme avant. Il y a plus de place pour un champ aigu dont Ripper Owens sait très bien user. Et ces parties sont vraiment puissantes de part la voix, mais aussi les mélodies qui l’accompagnent avec claviers la plupart du temps, comme sur "Declaration Day". L’album est porté sur l’histoire et ça se ressent.
Mais certaines musiques semblent manquer de quelque chose, une certaine puissance dans la rythmique, comme l’entend sur "Green Face" ou "Red Barron/Blue Max", ou, même si la voix est encore puissante, la batterie semble rester en retrait, les riffs sont là mais manquent de rythme. On n’arrive pas à accrocher. Ce CD finit néanmoins en trompette avec un des meilleurs morceaux, "Waterloo". Ici, beaucoup de jeux avec les mélodies et notamment celles de bruits de canons, et de guitares qui ne manquent pas de rythme cette fois-ci.
On remarque à la fin de l’écoute de ce premier CD qu’il y a plus d’effet et la musique est comme liée avec les petits détails sonores comme les coups de canons, les bruits d’explosions, etc.
Mais voyons maintenant ce deuxième CD : trois morceaux, plus d’une demi-heure de musique... Encore là, ça étonne, mais vous allez voir que c’est différent. Ce CD ne traite, de part les paroles, mais aussi dans la musique, que de la bataille de Gettysburg.
On commence avec de la cornemuse, des bruits de tambour militaire, et des violons. Les trois morceaux se suivent sans grande interruption. Si vous avez le livret sous les yeux c’est encore mieux, car l’ami Schaffer a mis des notes par rapport aux éléments musicaux que vous entendez. En effet, les morceaux suivent une chronologie et je dois dire que c’est très attractif, car ici, contrairement au CD précédent, comme il n’y a pas d’interruption, il y a plus de puissance dans la musique. Les riffs sont plus puissants et en rythme avec la mélodie, on retrouve même des semblants de gros riffs. La batterie joue avec cette mélodie et les parties avec la ride et de contre-temps sont vraiment bien maîtrisées. Tout au long de ces trois morceaux, on retrouve de nouveaux éléments sonores comme des tirs de fusils, des bruits d’épées qui s’entrechoquent, des canons, des trompettes, des violons, et même des cris de personnes pour simuler la guerre. Tout cela avec des guitares mélodiques de toute beauté, des solos moins présents mais aussi sublimes, en suivant la mélodie.
Et ici, même si vous n’aimez pas le nouveau chanteur présent sur cet opus (je sais qu’il y en a) et bien, vous ne pourrez qu’entendre la voie très caractéristique, avec des parties aussi bien aiguës que graves. Le chanteur montre ainsi tout son talent, et on a vraiment l’impression qu’il vit la musique. Mais si vous avez l’oreille fine, vous entendrez un couplet chanté par Matt Barlow. En effet, il a collaboré un peu à la réalisation de l’album.
Et à la fin, vous finirez par une touche mélodique avec une sublime partie de violon.
Pour résumer, cet album est quand même bon. Un changement assez brutal par rapport aux précédents opus qui en a dissuadé plus d’un mais on peut dire que Jon Schaffer a fait un truc pas mal. Certes, le premier CD est un peu moins accessible mais je vous conseille quand même de l’entendre. Plus vous allez écouter l’ensemble de ce double album et plus vous allez apprécier le deuxième CD, avec beaucoup plus de puissance et d’effets sonores remarquablement mis ensemble. Et c’est ce qui fait aussi l’intérêt de ce deuxième CD. Un opus pour les fans du groupe, et les fans de musiques symphoniques et d'albums concept.
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Mercredi 27 Fevrier 2008 |
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