Dystopia

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Nom du groupe Iced Earth
Nom de l'album Dystopia
Type Album
Date de parution 17 Octobre 2011
Labels Century Media
Produit par Morris Jim
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album231

Tracklist

1. Dystopia 05:49
2. Anthem 04:54
3. Boiling Point 02:46
4. Anguish of Youth 04:41
5. V 03:39
6. Dark City 05:42
7. Equilibrium 04:30
8. Days of Rage 02:17
9. End of Innocence 04:07
10. Tragedy and Triumph 07:44
Bonustracks (Digipak Edition)
10. Soylent Green 04:20
11. Iron Will 04:15
12. Anthem (String Mix) 04:51
Bonustrack (iTunes Edition)
11. Mob Rules (Black Sabbath Cover)
Bonustrack (Japanese Edition)
14. The Trooper (Iron Maiden Cover)
Total playing time 46:49

Chronique @ Julien

03 Octobre 2011

A lui seul ce Dystopia marque le fameux retour aux sources tout en y insufflant une once de jeunesse

Comment ne pas être inquiet pour l'avenir d'Iced Earth. Après le départ médiatique du pauvre Ripper Owens (qui se retrouve à faire le pitre chez Malsmteen ou pire, se retrouve à partager le chant dans un tribute live a Dio), le vrai-faux retour de l'emblématique policier Matt Barlow et un dernier album en date assez passe-partout, ça semblait vraiment mal engagé. Heureusement, un sauveur arriva tel Zorro avec sa cape et son épée. Stu Block débarque d'Into Eternity avec une sérieuse envie d'en découdre. Ça tombe bien car le bon Jon Schaffer lui a concocté un album à sa mesure.

Certes, il y a moins d'orchestrations et de grigri mais on y retrouve du riff à la pelle et on ne boudera pas notre plaisir. L'ouverture sur le titre éponyme rassure les pauvres auditeurs que nous sommes. Comme dit plus haut, exit les envolées trop épiques et welcome back aux riffs qui poutrent. Accrocheurs et mélodiques, que demander de plus ? Ah bah oui, un chanteur qui envoie. Dès le premier titre, nous sommes devant l'évidence, Stu était l'homme de la situation. Il est le bon mélange entre Barlow et Owens. Agressif, aigu, mélodique, tout y est. Nous voilà donc partis pour un grand moment de heavy/thrash comme on aime à l'entendre chez Iced Earth. Nous voilà donc rassurés sur les concerts à venir, ça va envoyer sec. "Anthem" porte bien son nom. Plus mid-tempo, il n'en reste pas moins un titre comme aurait du être ceux de l'opus précédent. Certes assez épique mais réellement accrocheur. L'opus ne perd pas en efficacité puisque le titre suivant est là aussi assez explicite. Il faut moins de 3 minutes à Jon Shaffer pour atteindre le point d'ébullition. Sur le papier un régal, en réel un tuerie thrashisante agressive à souhait. Sur "Anguish of Youth", Stu Block nous montre son côté mélancolique et sombre. Sans forcer, il montre toute l'étendue de son talent. L'avantage de la première écoute passée c'est que justement on écoute Dystopia avec un plaisir non dissimulé. Car il faut reconnaître qu'il n'y a pas de réelle faille dans ce disque. "Dark City" et ses relents de Maiden mais tout aussi rageur, "Days of Rage" qui fracasse la nuque en moins de 2 minutes 30, "Tragedy and Triumph", clôture imparable à cette franche réussite, comment ne pas dire que ce disque est le meilleur du groupe sur ces dix dernières années ?

Oui les mots sont lâchés, ce disque fait partie des meilleurs du groupe. Jon Schaffer a retrouvé son mordant en simplifiant son propos, Brent Smedley donne aussi le meilleur de lui-même derrière ses fûts avec un jeu tout en puissance. Mais la palme revient à celui qui hante cette page, Stu Block, qui nous offre une prestation convaincante aussi bien dans la puissance que dans l'émotion. La magnifique ballade dédiée à sa mère souffrant d'un cancer est assez prenante("End of Innocence").

La production est largement à la hauteur de la musique. Son épais et tranchant. Même si il n'y avait pas de réelle inquiétude à ce sujet, mais il est toujours bon de le rappeler, nous ne sommes jamais à l'abri d'un raté.

Au final donc, un album d'excellente facture qui devrait satisfaire les nombreux fans du groupe. A lui tout seul, ce Dystopia marque le fameux retour aux sources tout en y insufflant une once de jeunesse. Un bon deal en somme !!!!!!!

31 Commentaires

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rockyouaxel - 31 Mars 2013: C'est le 1er album de Iced Earth que j'ai acheté, et personnellement, le duo "Something Wicked part 1 et 2" que j'ai acheté par la suite n'ont rien à voir à avec ce chef d'oeuvre!
Mindkiller45 - 04 Avril 2013: Préfère la période Barlow avec The Dark Saga, Something Wicked This Way Come (de 96) et The Horror Show. Ces trois albums sont très bon et ils seront un meilleur lien avec ce dernier album.

La période avant Barlow est sympa aussi, mais si tu veux les essentielles de ces albums, Days of Purgatory est suffisant.
RyuuseiBlackbird - 30 Avril 2013: Une chronique magnifique pour un chef d'oeuvre digne du Panthéon du Heavy Thrash... Bravo et merci à toi et à la bande de Stu.
wildflower - 25 Septembre 2013: Pas déçue du nouveau chanteur ! super album, ce groupe a des capacités énormes
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Chronique @ metalpsychokiller

17 Janvier 2014

N’en déplaise aux chasseurs de dinosaures...

Inévitablement en plus d’un quart de siècle d’existence, les aléas et turpitudes en tous genres de la vie ne peuvent qu’engendrer des évolutions dans les rares combos atteignant ce cap, et qui sinon, comme dans les vieux couples chers au regretté Jaques Brel, risqueraient de sombrer dans la routine coutumière. La force de l’habitude vous fait alors faire les choses instinctivement, mécaniquement, sans vous renouveler ou vous poser de questions. Le confort de la maitrise et la maturité sont autant d’éléments pouvant rendre léthargiques toute à la fois vos envies et votre créativité, inévitablement jusqu’à ce que vos os blanchissent. Iced Earth sera à cet égard un parfait contre exemple à l’érosion et à l’usure du temps à travers une alchimie musicale proposée et assénée depuis des lustres certes ; mais qui n’a néanmoins pas prise une ride ! Le Metal de son mentor Jon Schaffer est toujours le même depuis la genèse du combo, -ou plutôt depuis le « Burnt Offerings » de 1995 et l’arrivée de La voix Barlow-, et son fil conducteur tramé dans le Heavy/power/Thrash reste inexorablement inchangé, soit. Il n’empêchera que les éléments extérieurs et intrinsèquement liés aux fluctuations du line up auront toujours permis d’éviter d’une part la monotonie, et de l’autre de rebooster continuellement la créativité et motivation du Sieur par des coups de fouets sanguins liés à l’apport de forces vives et nouvelles.

Exit les –courtes- époques du Judas Priest Tim « Ripper » Owens, oubliée la légende où l’intraveineuse temporaire du Cop scientifique succombant à une certaine forme de lassitude (quoique allant œuvrer chez Pyramaze !)son excellence Sir Matthew Barlow, achevée la trilogie des Setians qui mine de rien nous aura tenue en haleine une décennie entre le « Something Wicked This Way Comes » de 1998 et sa Part II en 2008, « The Crucible Of Man ». Mis à l’écart un « The Glorious Burden » conceptuel et tant décrié par des fans devenus légions sans pitiés et hurlant au crime de lèse majesté quant cet opus est pour certains le plus adulé d’une discographie haut de gamme, et dont je n’hésiterais pas à clamer que je fais partie intégrante. Fin de diverses ères donc avec l’arrivée d’un nouveau chanteur somme toute inconnu, un certain Stu Block du sirop d’érable mortuaire, Into Eternity ! Parlons en d’emblée car le sujet sera forcément disséqué vu ses deux illustres prédécesseurs (mes sincères excuses pour l’omission de Gene Adam, killing joke) et avouons le sans sinécure : Il s’agit d’une sacrée bonne pioche pour le Maestro Jon ! Le chainon manquant entre le Tim et sa propension à monter dans les aigus d’un coté, et le cachet, l’unicité et la chaleur du timbre du divin rouquin. A l’exemple, certes pouvant être affublé de stéréotype, mais pourtant o combien véridique, l’Anette Olzon des nightouiche aurait pu vous faire craindre pour cet Iced Earth nouvelle mouture le vieil adage :« Un être vous manque et tout est dépeuplé ». Et bien pour ceux n’appréciant pas le combo, pas de chances, et vous repasserez.

La parenthèse du nouveau vocaliste étant réglée, -même si perso, Matthew restera toujours à mon sens La Voix du combo, je le répète-, encore faut il savoir si ce « Dystopia » a du talent, des tripes, du corps…Et de l’esprit. Et autant vous dire que de coté là, il n’en manque point, en aucun cas. Les marques de fabriques sont toujours aussi présentes, telle cette propension unique à nous pondre des rythmiques de guitares gore en véritables cisailles dignes de Saw et si particulières de ce combo que l’on peut immédiatement identifier à la première écoute, quant tant d’autres se noient dans la masse et le conglomérat ambiant. Pour les néophytes ou ceux découvrant le groupe, une écoute du « Tribute to the Gods » de 2002 et les reprises tonitruantes de standards des Blue Oyster Cult, Kiss, Black Sabbath et autres Ac/dc seraient beaucoup plus explicites quant à la magie sonore concoctée que mes propos dythirambiques quant à cet état de fait. Iced Earth possède des labels catégoriels uniques comme celui précité, ou cette créativité du riff qui tue, de la composition qui envoie comme seul un Schaffer sait les pondre. Une douzaine d’équivalents au grand maximum sur la planète Metal actuelle, c’est vous dire combien le mec et son génie sont uniques…

Et dès l’entame du titre éponyme, on aura tôt fait de saisir que le band veut, et va !, faire feu de tout bois. Hargneux et corrosif comme aux meilleurs jours, Dystopia assène et envoie son petit bois d’entrée. Poutrée, charpentée, acérée et accrocheuse à souhaits, la musicalité du Sieur Jon et son acolyte Stu gagne la partie d’emblée. Un renouvellement du « peps » peut-être lié à l’arrivée du nouveau, aux ruptures des habitudes, à voir, mais le couillu des compositions délivré vous fait capituler viscéralement comme les suivants « Boiling Point» et autres « Dark City »… Les ilots aux tempos de quiétude plus relatifs tel un « End Of Innocence », condamnant ce putain de crabe si nocif, empreint de profondeur, vécu et véracité ; ou une intro volatile sur « Anguish Of Youth » seront en tous points convaincants eux aussi. Iced Earth manie la trique et la caresse avec un savoir faire déjà connu, mais de manière plus convaincante que jamais. Les quelques langueurs ou poncifs apparus subrepticement dans les deux précédents « Framing Armageddon » et « Crucible Of Man » sont ici aux abonnés absents, et en parallèle l’étreinte ne se relâchera jamais sur notre ressenti et assentiment jusqu’au bouquet final bien nommé « Tragedy And Triumph » et sa surprise capella. Le commun des pékins pensait avoir subodoré un début de baisse de régime chez Iced Earth, autant dire qu’ils ont mis à coté de la plaque. Dystopia dégouline de sang neuf et va s’affirmer comme l’un des scuds les plus conquérants de la discographie du groupe, n’en déplaise aux chasseurs de dinosaures.

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