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Liste des groupes Black Progressif ICS Vortex Storm Seeker
Album, date de parution : 22 Août 2011 - Century Media
Style: Black Progressif

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. The Blackmobile 03:16
2. Odin’s Tree 04:42
3. Skoal! 02:29
4. Dogsmacked 04:24
5. Aces 03:41
6. Windward 03:53
7. When Shuffled Off 03:45
8. Oil in Water 04:53
9. Storm Seeker 06:30
10. Flaskeskipper 02:47
11. The Sub Mariner 04:35
Total playing time 45:10

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31 membres possèdent cet album
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17 avis 3 15/20
Chronique
11 / 20
    Eternalis, Jeudi 22 Septembre 2011 parlez-en à vos amis  
un disque bien pauvre en moments réellement forts et impérissables...

Marquer de son empreinte un art extrême en maitrisant son paradoxe lumineux est un pari osé que peu d’hommes ou de femmes peuvent s’enorgueillir d’être parvenu à réaliser dans la musique brutale.
Parvenu à une notoriété internationale en rejoignant les rangs du château brumeux norvégien, le géant blond barbu Simen Hestnaes (plus communément nommé sous le patronyme de Vortex) peut se targuer d’être arrivé à cet exploit en multipliant les expériences expérimentales avec Arcturus et Borknagar mais surtout en apportant un univers féérique mais plein de froideur à un Dimmu Borgir étant à cette époque parvenu au paroxysme de son talent créatif.

Cependant, le talent ne faisant pas l’homme, mais uniquement l’artiste, les écarts extra-musicaux et le manque d’implication humain a fait que le talentueux vocaliste fut, en bout de course, limogé dans l’intégralité de ses groupes et écartés artistiquement de ses projets principaux. Souvent mal venu chez ses fans, les départs de Dimmu Borgir et d’Arcturus laissaient planer un doute épars et stimulant sur l’hypothétique possibilité (joli pléonasme non ?) du départ d’une carrière solo qui, si elle était épisodiquement évoqué par le norvégien lui-même, n’en avait jamais été à une étape plus élaborée qu’une simple esquisse dans la tête du musicien.
Récemment pourtant, nous avons commencé à réentendre parler de l’homme en question…et c’est effectivement sous son propre patronyme, à savoir ICS Vortex, que l’album sortira, sous le terme aussi énigmatique qu’éminemment nordique, de "Storm Seeker".

La première pensée qui traverse notre esprit avant de débuter l’écoute est de se demander si le norvégien se sera laissé aller à ses délires expérimentaux, si sa voix si unique, spatiale et clairvoyante traversera des nappes épaisses de musicalité extravagante ou si il faudra se résigner à admettre que Vortex est avant tout un interprète, bien plus qu’un compositeur. C’est globalement la seconde option que l’on choisira à l’écoute d’un disque bien pauvre en moments réellement forts et impérissables, et surtout en inspiration pure.

Entouré de la section rythmique de Spiral Architect et de musiciens aguerris de la scène extrême norvégienne, Vortex a fondé un « all star band » comme on en voit tant, tout en s’exprimant ici complètement dans la composition, et véhiculant ce qu’il a au plus profond de lui, à savoir une musique bien plus rock n’roll, simpliste et cadrée, pour ne pas dire insipide et banale, que l’on aurait pu l’imaginer de prime abord.
Parfaitement produit, l’album comporte dix chansons qui pour la plupart ne subjuguent pas par leur prise de risque littéralement absente et leur aspect mélodique pour la plupart uniquement centré sur les lignes vocales, délaissant à l’instrumentation un rôle de simple et vulgaire accompagnement sonore, dont on dénombrera une inévitable allure brouillonne et en pleine crise d’identité.

Presque à l’instar de judicieux trompe l’œil, "The Blackmobile" et "Odin’s Tree" surprennent par leur inventivité et surtout la pléthore d’arrangements qui ornent leur squelette majestueux et créatif. Le premier, très black metal dans les riffs et son blast initial, délivre un metal riche en rebondissement, ponctué de la voix extraordinaire du vocaliste, plus magique et « neigeuse » que jamais. Les samples d’explosions (de voitures ?) provoquent un surnombre sonore intéressant qui, sans surcharger l’ensemble, apporte une richesse et une densité sonore des plus jubilatoires. Un solo rapide, technique et relativement court surgit du capharnaüm sonore pour mieux nous prendre à la gorge. "Odin’s Tree" lui, instaure une ambiance plus froide, mélancolique mais toujours porté par ce chant si caractéristique, qui se laisse notamment aller à des « houhouhouuuu » irréprochable techniquement et émotionnellement prenant. Les riffs s’effacent quelques peu derrière une émotion plus présente, plus romantique presque, démontrant que l’album est probablement à même de nous réserver bien des surprises. Et c’est alors que la chute, aussi inexplicable et abrupte que surprenante, survient alors que l’espoir d’une construction ambitieuse et solide se dessinait à notre esprit probablement trop crédule et utopique.

"Skoal !" et "Dogsmaked" poursuivent le chemin mais dans une direction littéralement contraire. Comment comprendre que les structures se simplifie alors à l’extrême, proche du décharnement anorexique, tandis que les arrangements se font plus brouillons que jamais ? Comment expliquer que les riffs encore black metal et tranchant deviennent subitement une mixture indéfinie entre le rock n’roll et le prog’ des seventies ? Comment analyser une telle facilité d’écriture après une introduction si prometteuse ? Autant de questions…
Effectivement, le chant de Vortex, s’il garde son timbre particulier, perd subitement en précision et en émotion, tout en délaissant complètement la vision plus originale des débuts, pour se concentrer sur un travail semblant bien passéiste. Les riffs ne brillent pas par leur originalité, tant on croirait parfois qu’ils se plagient les uns sur les autres, tout en plagiant eux-mêmes les innombrables groupes proclamant un retour au prog d’antan et son revival si creux musicalement.
Les compositions entrent ensuite dans un moule rigoureusement identique, sans surprise ni prise de risques, et dans une indifférence malheureuse. "When Shuffled Off" aurait pu être musicalement bien plus percutante si Vortex avait tenté des choses plus créatives que susurré son texte, notamment sur une production ne convenant pas à cet exercice, cette dernière étant particulière grasse et épaisse. Le titre éponyme, plus progressif que jamais, psychotique même, ne parvient toujours pas à se façonner de personnalité pouvant le rendre intéressant. Techniquement irréprochable, le manque d’âme flagrant de l’album en fait une incroyable déception pour un artiste disposant d’un organe vocale si immédiatement reconnaissable.

On aurait aisément pu croire que la seule et unique présence de sa voix aurait été un argument viable de qualité et d’intérêt, ou même d’accroche mélodique, mais il n’en est aucunement le cas. Au contraire, à chercher constamment à fondre sa voix dans un décor trop conventionnel, il devient l’électron libre parfois de trop, ne s’incorporant que trop peu dans un univers rigoureux et sans fantas(y)ie. Une déception de taille, tout en étant conscient que trop en attendre aurait été une erreur tant son travail de composition restait sporadique dans ses différents groupes. Il n’en reste pas moins que "Storm Seeker" est un puissant coup d’épée dans l’eau, porteur d’attentes mais sans jamais plus captiver qu’un simple remous provoqué par le rebond d’une pierre dans un lac. Un rebond, deux rebond, trois rebond…et puis plus rien...tout redevenant aussi lisse et convenu que le cadre étriqué d’une société piégé dans ses propres conventions…ses propres conventions…




10 Commentaires
Chronique
16 / 20
    fabkiss, Mercredi 19 Octobre 2011 parlez-en à vos amis  
Avec ce 1er album solo, Vortex prend son envol. Et nous fait décoller.

Je n’ai vu Dimmu Borgir sur scène qu’une seule fois, et je peux bien l’avouer, très vite je n’ai eu d’yeux et d’oreilles que pour le bassiste; Vortex, subjugué que j’étais par son charisme, son jeu et surtout sa voix claire, pure et cristalline.
Quand en 2009, son éviction du plus connu des groupes de Black Metal Symphonique est annoncée:
1 : Je n’en suis pas surpris (trop de fortes personnalités au sein d’un groupe peuvent nuire à l’ego du leader en titre)
2 : je me jure de m’intéresser au projet solo du géant Viking, si projet il devait y avoir.

Et 2ans plus tard le bonhomme nous livre une première moisson de titres, avec son premier album en nom propre, et je tiens ma promesse, avec un appétit avivé par son chant fantasmagorique sur l’excellentissime et très Prog planant bien que sombre «Sideshow Symphonies» d’Arcturus que je découvre 5ans après sa sortie.
Voyons si le grand blond, après avoir semé le vent, récolte bien la tempête recherchée dans le titre de sa galette «Storm Seeker».

Autant le dire tout de suite, ICS Vortex sur ce 1er album Solo ne fait pas dans le Black Metal, qu’il soit sympho ou d’avant-garde, et d’entrée, l’excellent «The Blackmobole» malgré son 1er tiers franchement BM, semble prendre une direction diamétralement opposée, celle d’un Stoner Sludge gras, puissant, varié et inventif aux accents profondément prog et même quelques digressions Folk ou Pop.
A vrai dire, mieux vaut faire abstraction du Vortex de DB ou d’Arcturus et ouvrir très large sa tolérance pour ne pas tomber dans le sacrosaint débat sur l’intégrité.
Combien de musiciens se retrouvent dans des groupes dans lesquels ils ne se reconnaissent pas. Qui vous dit que le batteur d’Annie Cordy n’est pas un monstre du gravity blast au sein d’un obscur groupe de Brutal Death?

Vortex s’offre un 1er album solo, et il en profite pour retrouver sa propre intégrité, ses inspirations qui partent un peu, il est vrai, dans tous les sens, il en profite surtout pour lâcher les brides et donner libre cours à son talent et ce, sans concession, quitte à perturber la base de ses fans BM, qui risque de mal digérer la galette. Donc, rien que pour ça, on peut déjà parler d’un certain courage. Celui de ne pas tomber dans un BM facile et sûrement attendu par plus d’un.
Il aurait été facile aussi, de sortir un album bourré de guests, mais non, Vortex choisit l’option du presque One Man Band, à lui le chant (Chœurs compris) bien sur, les guitares (son 1er job), la basse et les clavier, pour la batterie, il fait appel à son compère Asgeir Mickelson de Borknagar, bon il y a quand même deux invités, dont un assez cocasse, vu qu’il s’agit de Cyrus de Susperia et également nouveau bassiste de Dimmu Borgir pour les Soli de 3 titres (1,2 et 7), et sur 3 autres titres (3 ,6 et 9) de l’organiste (Hammond) session man Arne Martinussen ayant déjà travaillé dans le Metal avec le groupe de Doom Gothic Portugais Ava Inferi.

Une équipe réduite pour un album musicalement très dense, que Vortex lui-même définit comme «un hommage à la chute et l'élévation de mon espèce. Une génération de marginaux, nés de hippies et soulevés par Satan». Définition qui correspond également à merveille au Sludge et sa vision rugueuse, grasse et brute du Heavy Metal disons «Old School».
Des riffs rythmique gras, chaleureux et simples en avant, une basse vrombissante sans extravagance pour un groove entre Prog et Folk soutenu par une batterie qui, bien que très présente, reste équilibrée et organique, et bien sûr cette voix à la fois fragile et puissante, un chant clair lui aussi entre Prog et Folk qui donne une impression d’irréel, pouvant rappeler à certains égards celle de Serj Tankian (SOAD) et ses délires. Et quelques groupes Pop, Prog ou Folk des 60s 70s, comme les Beach Boys , Yes ou les vieux Floyd ainsi bien sûr que les chants traditionnels nordiques.

Le seul vrai défaut de ce CD est une production un peu brouillonne, mais qui à la limite fait ressortir encore plus le chant à fleur de peau de Vortex. Et qui n’empêche pas un album, agréable à écouter du début à la fin, un album qui n’est ni génial ni transcendentalement novateur et technique, mais très inspiré, frais et fin.

Un 1er album solo sans fausse note ni mauvais goût pour ma part, riche, dense et varié. Qui me touche au plus profond, correspondant parfaitement à ce que j’attends de la musique et à ce que j’attendais de ICS Vortex: de l’émotion, de l’émotion, et surtout, de l’émotion.
En fait, ça me rappelle des tas de trucs dont la liste serait trop longue, et ne serait pas forcément comprise.
Un Album sans mauvais titre, mais dont quelques-uns, ressortent particulièrement du lot, en premier lieu, le superbe «Odin’s Tree» (si je dis qu’il me fait penser à l’album «Le Fol» d’Audrey Horne je ne suis pas sûr d’être compris XD), le très beau et Folkisant «Skoaf» qui atteint des sommets en matière de frissons, l’étonnant «Windward», peut être le plus représentatif de l’album et de son mélange Pop, Prog, Metal ou, pour finir aussi bien l’album que cette Chro, l’alternatif Sludge planant «Oil In Water». Mais je le répète, sur ce «Storm Seeker», c’est comme dans le cochon, du museau à la queue, tout est bon.

Avec ce 1er album solo, Vortex prend son envol. Et nous fait décoller.
Donc, affaire à suivre.

fabkiss




1 Commentaire
Commentaire
4 / 20
    Azroth, Samedi 27 Août 2011 parlez-en à vos amis  
Décevant !

Pour se replacer dans le contexte, ICS Vortex quitte Dimmu Borgir en 2009. Dimmu, qui est l'un des plus grands groupes de Black Metal, agressif, puissant et ravageur. Vortex a intégré le groupe en 1999 et a acquis beaucoup de son expérience dans ce groupe. Un bassiste qui déchire et des vocaux hors du commun qui a fait la renommée de Dimmu Borgir. J'attendais de cet album du punch et un nouveau genre... Tous les morceaux se ressemblent, c'est mou, c'est lent et ça devient vite lassant. J'ai réécouté l'album une deuxième fois, une troisième fois et j'ai poussé à une quatrième fois mais le résultat saute aux yeux : en 10 ans de Black, Vortex a tout laissé tomber et a fait un mélange musical entre sa voix, du Metal Simple et de l'électronique. Alors j'ai essayé de chasser le petit Shagrath dans ma tête qui me disait "il doit remettre son corpse-paint et faire de la vraie musique", et j'ai écouté ça comme si je ne connaissais personne du groupe. Ça reste assez vide dans l’ensemble, mais on sent que Vortex a de l’expérience : les musiques restent structurées et sur certaines chansons sa voix passe bien. J'ai même apprécié "Oil in Water" qui est une chanson assez sympa à écouter pour passer le temps, comme tout l'album en fait. Ça manque d'agressivité mais on se rend compte que le chant n'est pas fait pour être avec du bon gros Metal (quoi que ça aurait pu être original)

Finalement le CD se déroule devant nous, du Metal Industriel, très décevant connaissant les capacités de ICS Vortex. L'album se rattrape sur certaines chansons comme "The Black Mobile", et "Skoal !" est assez bien . Pas de quoi fouetter un chat dans l’ensemble. C'est décevant quand on se souvient des années Dimmu, mais il faut tourner la page. Je ne le conseille à aucun fan de Black Metal, ça reste un album mou et trop électronique. Ça mérite un 9/20, en espérant que certains aimeront, parce que moi je suis vraiment déçu.




5 Commentaires
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