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Afin de faire un album digne de ce nom, Abbatah a fait appel a deux, trois potes pour lui donner un coup de mains. C’est ainsi que l’on retrouve Armagedda (ex-Immortal) à la batterie, T.C. King (Sahg, ex-Gorgoroth) à la basse et Ice Dale (Enslaved, Audrey Horne) à la gratte. Bon bah si en plus je vous dit que les textes sont signés Demonaz, vous n’aurez plus aucun doute, ce disque est une petite bombe. Amusant car le premier titre est plus une sorte de tribut a Kiss qu’autre chose. « The Storm I Ride » est très rock’n roll et surtout pas très représentatif du reste. Car les 7 (ou 9 avec les bonus) titre restant sont plus dans la veine d’Immortal XIème siècle. Nous sommes entre le heavy et la black froid et glacial. Rrrrhhhhhh le froid polaire souffle encore, c’est moi qui vous le dit. Le disque alterne les riffs rapides et mid tempo avec une précision qui fait froid dans le dos. Les solos sont eux aussi précis et très mélodieux. On y retrouve une touche rock’n roll qui a la classe. Certains passages Font clairement pensé au groupe légendaire de Norvège mais c’est que je disais en intro, certains riffs étaient destinés pour Immortal. Alors ça fait quand même plaisir de les entendre car ils sont plutôt bon. Si cela ne suffisait pas ,j’en voit dans le fond qui doute encore mais il ne faut pas, je vous assure. Si vous doutiez de la qualité du son voilà la touche finale. Devinez qui est au manette du mixage. Non ce n’est pas Andy Sneap mais ça aurait pu. Non c’est notre bon vieux Peter Tägtgren qui s’y colle, soit gage de gros son. Et c’est le cas nous avons un son digne des riffs prodigués par la bande à Abbath !!!!!!!!! Sans pouvoir égaler un disque un Sons of Northern Darkness (et ce n’est clairement pas le but), ce nouveau projet d’ Abbath fait bien plus que meubler en attendant le nouveau disque d’Immortal (oui oui c’est prévu). La classe du nord !!!!!!!!
Rarement le proverbe "chassez le naturel, il revient au galop" se sera autant vérifié que sur ce disque. En effet, malgré ses tentatives visant à donner une personnalité propre à I, malgré l'introduction d'éléments rock, malgré ses propos vantant le fossé qui, selon lui, sépare son nouveau groupe de son ancien bébé, le sieur Abbath ne parvient jamais à dissimuler sa véritable passion, le black-métal. A peine "The Storm I Ride" est-il achevé que déboule l'énorme "Warriors", hymne de black renvoyant aux meilleures heures de "Sons of Northern Darkness", et notamment à "Tyrants". Le morceau-titre, "Between Two Worlds", avec ses guitares galopantes, tient lieu de manifeste quant à la véritable orientation du quatuor: I sera heavy-black ou ne sera pas! La suite emprunte la même voie, non sans quelques ratés (le faiblard et répétitif "Batallions", le trop classique "Days of North Winds"), mais s'achève sur deux belles réussites, dont le splendide "Far Beyond The Quiet", qui fera souffler dans votre chambre un blizzard glacial que vous viviez à Oslo ou à Milan. Ce magnifique morceau vaut à lui seul l'achat de l'album, tout simplement. D'un point de vue sonore, la production de Peter Tägtgren m'a laissé une impression mitigée. Si elle met en valeur l'impressionnant travail effectué par Ice Dale (Enslaved) sur les guitares, elle gomme trop souvent la basse de T. C. King (Audrey Horne, ex-Gorgoroth) du mix, ce qui contribue grandement à réduire à néant les vélléités plus rock'n roll du groupe. Mais bon, Abbath chante toujours superbement, et cette voix si particulière qui a fait sa renommée n'a en aucun cas souffert de ses années d'inactivité, et c'est bien là le principal. Si "Between Two Worlds" n'est pas la merveille annoncée, ce disque a quand même assez de qualités et de bons morceaux pour séduire un public qui retrouvera avec délices le duo Abbath-Demonaz (qui se charge ici des textes). Un premier essai réussi, dont on attendra la suite avec impatience.
Voilà comment, symboliquement parlant, on pourrait tenter d'expliquer ce qui se passe sur ce Between Two Worlds. Vous aimiez les riffs froids et guerriers d'Immortal? Vous en trouverez à profusion (Warriors, Battalions, Days Of North Winds, Bridges Of Fire (sur la version digipak, celui-ci)... Vous aimiez le Rock 'n' Roll de Motörhead? The Storm I Ride et Shadowed Realms vous combleront, la patte norvégienne en plus. Même la voix de ce bon vieux Abbath prend par moments des airs du grand Lemmy! Hommage à la fois à la Norvège, au meilleur du Black Metal du Rock 'n' Roll et à la musique en elle-même, ce groupe va faire parler du lui nom de nom! Il n'aura pas fallu bien longtemps au leader d'Immortal pour revenir sur le devant de la scène. En effet, il avait rangé Immortal au frigo avant de se trouver du boulot qui lui permette de garder les pieds sur terre - selon ses propres propos - comme par exemple, laveur de carreaux. Avec l'avènement de I, les bonnes nouvelles tombèrent : ce n'est pas qu'un simple projet, il y aura d'autres albums ; Immortal revient lui aussi en concert dans un premier temps, mais ensuite Abbath déclara qu'un nouvel album verrait le jour pour ce groupe. De quoi faire baver d'envie tout fan. Constitué de divers membres déjà réputés au sein de la scène Black Metal norvégienne (Ice Dale d'Enslaved, TC King de Gorgoroth, Armagedda qui était l'un des premiers batteurs d'Immortal, et bien sûr Abbath), I nous sert ce que l'on pourrait appeler du Heavy Black Metal. Et le service est loin d'être bâclé! Chaque titre a une présence particulière, un lot d'émotions à déverser. The Storm I Ride, premier titre - et première baffe - n'est pas vraiment représentatif du reste de l'album, mais s'y intègre parfaitement. Ce morceau se révèle très direct sans laisser de côté la mélodie, celle-ci touchant son apothéose dans le magnifique solo du jeune guitariste d'Enslaved. Ensuite, eh bien autant dire que c'est parti pour un enchaînement de tubes tous plus réjouissants les uns que les autres. Warriors, Battalions et Days Of North Winds sont imparables, et ce dès la première écoute. Ce n'est que par après que la musique D'I livre ses autres secrets parmi lesquels Mountains, qui jouit d'une entrée en matière composée de plusieurs riffs franchement époustoufflants de beauté, ou encore Far Beyond The Quiet, un poignant hommage à Quorthon de Bathory. Et tout celà sans qu'un synthé ne pointe le bout de son nez. Toutes les atmosphères, ambiances et émotions sont données par les musiciens. Aux commandes en studio, on retrouve Peter Tägtren. À l'écriture des textes, c'est le fidèle bras droit d'Abbath qui sort la plume, j'ai nommé Demonaz. Franchement, que demander de mieux? Sans doute ne suis-je pas totalement objectif (qui l'est vraiment?) car cet album est le trophée de ma discothèque mais il est indéniable que tout fan de metal, et de black à plus forte raison, trouvera dans ce groupe de grandes qualités. À écouter sans modération.
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