Il y a trois ans le légendaire Abbath a mis un terme plus ou moins provisoire a Immortal, goupre mythique s’il en est. Alors quel bonheur de le retrouver dans une nouvelle production pas si éloigné de ce que pouvait être Sons of Northern Darkness. Oui Between Two Worlds contient même certains riffs destinés a Immortal. Alors que du bon, pas loin……
Afin de faire un album digne de ce nom, Abbatah a fait appel a deux, trois potes pour lui donner un coup de mains. C’est ainsi que l’on retrouve Armagedda (ex-Immortal) à la batterie, T.C. King (Sahg, ex-Gorgoroth) à la basse et Ice Dale (Enslaved, Audrey Horne) à la gratte. Bon bah si en plus je vous dit que les textes sont signés Demonaz, vous n’aurez plus aucun doute, ce disque est une petite bombe.
Amusant car le premier titre est plus une sorte de tribut a Kiss qu’autre chose. « The Storm I Ride » est très rock’n roll et surtout pas très représentatif du reste. Car les 7 (ou 9 avec les bonus) titre restant sont plus dans la veine d’Immortal XIème siècle. Nous sommes entre le heavy et la black froid et glacial. Rrrrhhhhhh le froid polaire souffle encore, c’est moi qui vous le dit. Le disque alterne les riffs rapides et mid tempo avec une précision qui fait froid dans le dos. Les solos sont eux aussi précis et très mélodieux. On y retrouve une touche rock’n roll qui a la classe. Certains passages Font clairement pensé au groupe légendaire de Norvège mais c’est que je disais en intro, certains riffs étaient destinés pour Immortal. Alors ça fait quand même plaisir de les entendre car ils sont plutôt bon.
Si cela ne suffisait pas ,j’en voit dans le fond qui doute encore mais il ne faut pas, je vous assure. Si vous doutiez de la qualité du son voilà la touche finale. Devinez qui est au manette du mixage. Non ce n’est pas Andy Sneap mais ça aurait pu. Non c’est notre bon vieux Peter Tägtgren qui s’y colle, soit gage de gros son. Et c’est le cas nous avons un son digne des riffs prodigués par la bande à Abbath !!!!!!!!!
Sans pouvoir égaler un disque un Sons of Northern Darkness (et ce n’est clairement pas le but), ce nouveau projet d’ Abbath fait bien plus que meubler en attendant le nouveau disque d’Immortal (oui oui c’est prévu).
Abbath de retour aux affaires? Voilà une nouvelle qui a fait frémir plus d'un fan d'Immortal, et plus d'un métalleux en général. La diffusion du titre "The Storm I Ride" sur le net a fait monter la tension d'un cran, présentant une rencontre entre les riffs et la voix d'Immortal et un rock'n roll à la Motörhead. Mais dès la première écoute, on se rend à l'évidence: quoique très réussi, ce titre n'est absolument pas représentatif du reste de l'album.
Rarement le proverbe "chassez le naturel, il revient au galop" se sera autant vérifié que sur ce disque. En effet, malgré ses tentatives visant à donner une personnalité propre à I, malgré l'introduction d'éléments rock, malgré ses propos vantant le fossé qui, selon lui, sépare son nouveau groupe de son ancien bébé, le sieur Abbath ne parvient jamais à dissimuler sa véritable passion, le black-métal. A peine "The Storm I Ride" est-il achevé que déboule l'énorme "Warriors", hymne de black renvoyant aux meilleures heures de "Sons of Northern Darkness", et notamment à "Tyrants". Le morceau-titre, "Between Two Worlds", avec ses guitares galopantes, tient lieu de manifeste quant à la véritable orientation du quatuor: I sera heavy-black ou ne sera pas!
La suite emprunte la même voie, non sans quelques ratés (le faiblard et répétitif "Batallions", le trop classique "Days of NorthWinds"), mais s'achève sur deux belles réussites, dont le splendide "Far Beyond The Quiet", qui fera souffler dans votre chambre un blizzard glacial que vous viviez à Oslo ou à Milan. Ce magnifique morceau vaut à lui seul l'achat de l'album, tout simplement.
D'un point de vue sonore, la production de Peter Tägtgren m'a laissé une impression mitigée. Si elle met en valeur l'impressionnant travail effectué par Ice Dale (Enslaved) sur les guitares, elle gomme trop souvent la basse de T. C. King (Audrey Horne, ex-Gorgoroth) du mix, ce qui contribue grandement à réduire à néant les vélléités plus rock'n roll du groupe. Mais bon, Abbath chante toujours superbement, et cette voix si particulière qui a fait sa renommée n'a en aucun cas souffert de ses années d'inactivité, et c'est bien là le principal.
Si "Between Two Worlds" n'est pas la merveille annoncée, ce disque a quand même assez de qualités et de bons morceaux pour séduire un public qui retrouvera avec délices le duo Abbath-Demonaz (qui se charge ici des textes). Un premier essai réussi, dont on attendra la suite avec impatience.
Un album pour alléger notre soif de Abbath/Demonaz. Rare sont les albums, que nos deux norvégiens préférés produisent soient de mauvaise qualité. Je n’ai pas du mal à croire que cet album soit lié à Immortal, en l’écoutant on peut fréquemment croire que l’on écoute un album de Immortal mais il y a une petite touche heavy qui l’en différencie. Surtout avec le premier track « The Storm I Ride ». Les riffs de la guitare et les tempo et solo rapides collent par contre à Immortal. I serait selon moi une séquelle de Immortal mais pas négativement, le son clair et les thème plus fantastiques de cet album nous le font apprécier dès la première écoute et reste accrocheur. Selon moi Abbath et Demonaz ont sorti encore un beau et joli bijou en attendant la future ponte du meilleur groupe Norvégien : Immortal