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Liste des groupes Death Mélodique Hypocrisy Osculum Obscenum
Septembre 1993 - Nuclear Blast
Hypocrisy : Osculum Obscenum, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. Pleasure of Molestation
2. Exclamation of a Necrofag
3. Osculum Obscenum
4. Necronomicon
5. Black Metal (Venom Cover)
6. Inferior Devoties
7. Infant Sacrifices
8. Attachment to the Ancestor
9. Althotas

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possédé par 83 membres Album suivant
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NEUF
Chronique
17 / 20
    BEERGRINDER, le Jeudi 15 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Au milieu de la folie Death Metal du début des années 90, la Suède aura vu fleurir de partout des combos oeuvrant dans ce style, pondant au passage quelques premiers albums cultes (Where No life Dwells, Into the Grave, Left Hand Path,…). Hypocrisy est arrivé un peu plus tard avec leur bon premier album Penetralia, et du coup n’a pas connu le même engouement que les productions du « Big Four » (Unleashed, Grave, Dismember, Entombed).

Mais, alors que dès le deuxième album certains commencent déjà à donner dans la redite stérile (Grave) voire l’ennui le plus complet (Unleashed), Hypocrisy brutalise encore son Death Metal, faisant de son second disque Osculum Obscenum (1993), une bombe mettant en lumière le côté déjà obsolète d’albums comme You’ll Never See et Shadow in the Deep. En effet alors que beaucoup de ses compatriotes se mordent la queue sans pouvoir se renouveler, Hypocrisy développe comme jamais son côté sombre et sans concession à la manière d’un Into the Grave sous anabolisants et avec des influences américaines.

L’intro on ne peut plus occulte donne le ton avant le terrifiant Pleasure of Molestation où la lourdeur des guitares (pas de doute c’est bien le son suédois) et le mordant des riffs n’a d’égal que la noirceur des textes et des atmosphères développées. L’occultisme est la principale influence des lyrics (Necronomicon,…) et transparaît largement dans la musique, déversant une haine viscérale, palpable à travers les guitares ultra lourdes de Peter Tägtgren et la basse bulldozer de Michael Hedlund. Lars Szoke le batteur n’est pas en reste et malgré un bucheronnage plutôt conventionnel ne néglige pas quelques accélérations énergiques comme sur le final de Exclamation of a Necrophage.

Pour les plus sceptiques qui n’auraient pas encore réagit (si c’est possible) les rythmes brise nuque de Osculum Obscenum auront raison du plus stoïque d’entre vous, de plus un élément important vient magnifier les titres : la voix terrifiante de Masse Bromberg, un chant de grizzli faisant allégeance à Satan… Comme dirait un collègue qui apprécie également cet album : les morceaux d’Osculum Obscenum semblent vomis des enfers par la bouche de Belzébuth, là réside sa force loin des délires science-fiction (fort bien foutus par ailleurs) qui deviendront les siens dans le futur. Quoi qu’il en soit Osculum Obscenum est doté d’une pochette morbide, quasi dérangeante, collant au mieux à l’esprit du disque.

Toujours dans le mode 38 Tonnes, Inferior Devoties martèlent des rythmiques entêtantes, un solo déstructuré du meilleur effet et un pont central d’une efficacité redoutable. On notera au passage la reprise de Venom Black Metal, bien plus brutale pour l’occasion. Afin de renforcer encore l’impression de malaise émanant de ce disque, Peter Tägtgren et ses sbires vont jusqu’à flirter avec le Funeral Doom sur le pachydermique, lancinant et implacable Infant Sacrifices.

On notera que Nuclear Blast a fait une intéressante réédition de Osculum Obcenum avec en bonus le mini CD Inferior Devoties contenant à l’époque deux nouveaux titres de bonnes factures, une version différente de God is a Lie (présente sur Penetralia) et la reprise de Slayer Black Magic, vous y trouverez aussi 4 titres de l’album dans leurs versions démo soit au total 75 minutes de (très bonne) musique. Hélas le disque suivant The 4th Dimension n'aura pas la même aura démoniaque et il faudra attendre Abducted pour voir Hypocrisy trouver une nouvelle voie, plus éloignée du Death brutal mais de grande qualité egalement.

Osculum Obscenum reste l’album le plus marquant de la longue carrière d’Hypocrisy et figure pour ma part au Panthéon du Death Metal suédois et du Death tout court. Je ne m’explique toujours pas pourquoi ce disque ne fait pas l’unanimité sur SOM, mais au moins ma rédaction contrebalancera celle du dessus, beaucoup moins flatteuse pour les suédois (sans rancune mon Tonio).

BG


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14 commentaires
Chronique
9 / 20
    tonio, le Samedi 24 Mars 2007 parlez-en à vos amis  
TONIO

Hypocrisy est devenu l'un des représentants les plus connu et respecté du death métal grâce à sa longévité, à la qualité de bon nombre de ses albums et à l'activité de producteur de Peter Tägtgren dont les médias spécialisés n'arrètent plus de causer. Il fut un temps où le groupe n'évoluait pas dans le métal inspiré et parfois mélodique que l'on connait, mais cherchait plutôt à faire un maximum de boucan avec un minimum de moyen. Petit retour sur son passé...

Le groupe a démarré son activité discographique avec l'album Penetralia en 1992, production passée royalement innaperçu et peu mémorable. Les musiciens cherchent clairement à marcher sur les mêmes plate-bandes que les gros groupes de death ricains dont ils sont fans, mais sans technique, on pédale vite dans la semoule ! Hypocrisy remet le couvert dès 1993 avec Osculum Obscenum, dernier album avec Masse Broberg au chant, qui s'en ira fonder DARK FUNERAL. Même si la qualité est un poil au dessus, la recette reste identique, un death métal satanique ultra basique à base de riffs simplistes, de solos gargouillants pleins d'harmoniques et de coups de vibrato, de passages lents rythmés par une batterie métronomique et d'accélerations prévisibles que le chanteur démarre en général avec un "hurgh" caverneux ou un grand "yyyyaaaaaaaahhh".

Cet album se veut malsain et blasphématoire jusqu'à l'extrème, mais à trop vouloir en faire, le groupe ne nous provoque qu'une grosse indigestion. Même en ajoutant par-ci par-là quelques notes de synthé angoissantes, une reprise de VENOM poussive ("Black Metal"), ou une intro plus mélodique ("Attachement To The Ancestor") la mayonnaise ne prend pas. Les morceaux se ressemblent tous plus ou moins et l'album, sans être totalement nul pour autant, se montre réellement inninteressant et n'impressionnerait pas ma gamine de 7 ans. Ah si, la vilaine pochette lui fait un peu peur quand même.
Je ne vois que trois morceaux relativement corrects à sauver de ce bourbier, "Necronomicon" et "Inferior Devoties", deux titres plus entraînants que le reste, et pour être gentil "Osculum Obscenum" qui me rappelle par son côté direct et son solo pourri marrant le bon vieux MASSACRE. En fait cet album possède à peu près tous les défauts que l'on peut retrouver dans les productions de jeunes groupes trop pressés d'en découdre avec la scène. Inspiration au ras des paquerettes, naïveté des textes et de l'imagerie que ça en devient presque touchant, reproduction à outrance des clichés musicaux du style...etc. C'est sur que ça peut avoir un petit côté nostalgique agréable, mais bon, sur tout un album ça finit clairement par être gonflant !

Si vous voulez découvrir Hypocrisy, évitez de commencer votre apprentissage avec cet album indigeste, vous risqueriez de vous braquer contre le groupe. Ce serait bien dommage, compte tenu des merveilles que nous sortira un peu plus tard Hypocrisy en trouvant la voie qui lui convient. Le pas franchi avec l'album suivant, "The Fourth Dimension" sera d'ailleurs assez considérable...

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