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| 1996 - Nuclear Blast |

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1. The Gathering
2. Roswell 47
3. Killing Art
4. The Arrival of the Demons (Part II)
5. Buried
6. Abducted
7. Paradox
8. Point of No Return
9. When the Candle Fades
10. Carved Up
11. Reflections
12. Slippin' Away
13. Drained |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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En 1996, Hypocrisy a bel et bien pris le wagon du death mélodique, sa nationalité rendant les choses presque imparables. Son 4e opus, Abducted, en est la parfaite illustration, même si le groupe ne parvient pas à faire de l’ombre aux maitres Edge Of Sanity, At The Gates, In Flames ou Dark Tranquillity. Il n’y parviendra jamais vraiment d’ailleurs, misant plus sur sa productivité impressionnante à défaut de sortir un album référence.
On sent tout de même poindre dans Abducted une certaine confusion, comme si Hypocrisy cherchait sa voie entre son gros death originel et les élans plus mélodiques alors en vogue. Roswell 47 se base par exemple sur un death monumental, mid-tempo, puissant et épique, un peu dans la veine de Bolt Thrower. Pourtant, aussitôt, le rapide Killing Art enchaine dans un style pur death mélodique à la At The Gates, fleurant même sur le refrain des relents nettement black…Mais la décontenance ne s’arrête pas là, puisque ensuite on a le droit à un morceau doom-death très mélodique et assez agréable à défaut d’être attendu.
Buried, très dispensable et peu imaginatif avec ses riffs éculés amène un Abducted plus en rapport avec ce qu’on doit attendre d’un bon album de death mélodique. Là encore, je dois admettre que les riffs sonnent comme déjà entendus, et Slaughter Of The Soul n’est jamais très loin. Dommage car malgré l’aspect très énergique et entrainant de ce titre, cette impression de déjà vu frustre quelque peu.
Paradox, lent mais magistral, sied finalement parfaitement à Hypocrisy, on sent les Suédois plus à l’aise dans leur maitrise des titres moins rapides et plus épiques, couplant un lead mélodique et des rythmiques lourdes et puissantes. On retrouve cette majesté dans Carved Up, avec cette forme primitive d’un style qui va faire le succès d’Amon Amarth quelques années plus tard. C'est d'ailleurs par ce biais que s'exprime le mieux la grosse force de frappe des Suédois avec leur son imposant qui leur est propre.
Point Of No Return, bien que plus rapide confirme toutefois les premières impressions: efficace dans les enchainements mais moyennement inspiré dans ses mélodies, Hypocrisy se cherche un peu et ne parvient pas à trouver le fil conducteur. J’en veux finalement pour preuve la présence, après un fade When The Candle Fades, d’un enchainement de deux ballades pas transcendantes qui clotûrent l’album comme un cheveu sur la soupe. Reconnaissons à Hypocrisy un certain courage artistique pour cette initiative peu en rapport avec les dogmes du death metal.
C’est donc finalement le sentiment de confusion qui l’emporte. Non seulement, Abducted n’aurait pas souffert d’être réduit à 8 titres au plus, mais de plus il n’arrive pas à convaincre d’une véritable ligne conductrice dans la démarche d’Hypocrisy. Tout cela est bien dommage, car il faut admettre que l’album regorge de bons riffs et de passages enthousiasmants ; mais trop diffus et trop dispersés dans un ensemble trop hétérogène et peut-être trop ambitieux dans sa forme, ces passages ne suffisent pas à faire d’Abducted un très grand album de death mélodique, à une époque où ceux-ci fleurissent chez les vikings. Comme l’essentiel de la discographie d’Hypocrisy, il mérite néanmoins une oreille attentive pour les amateurs du genre.
6 commentaires |
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