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Liste des groupes Death Industriel Hyper Dump Rational Pain
CD, date de parution : Avril 2012 - Season Of Mist / Klonosphere
Style: Death Industriel

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NOTE : 14/20
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Tracklist
1. Wake Up
2. Waves of Nothingness
3. My Confusion
4. Working Men
5. Loser
6. Urizen
7. Breaking Life
8. Pig Song
9. Hatred

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2 avis 1 14/20
Chronique
    Eternalis, Dimanche 22 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Private joke pour cette fois, "Rational Pain" n’aura pas de note...

Étrange…inconcevable…incasable…indescriptible serait probablement présomptueux mais original est le moindre des mal que l’on peut attribuer à "Rational Pain" tant il apparait comme…déroutant…

Ce n’est un secret pour personne, je suis plutôt attiré par la face bizarre de la musique. L’excès de traditionalisme, même s’il a ses qualités et ses adeptes, fut rapidement une vertu qui me repoussa et c’est ainsi que je plongeai dans son parfait inverse : l’expérimentation et l’avant-gardisme. Sans citer le nombre d’artistes qui furent les chantres de cette originalité folle que chacun peut s’abreuver en simplement cherchant un peu, je me retrouve aujourd’hui avec cet album d’HyperDump entre les mains.

Ne connaissant ni d’Eve ni d’Adam ce groupe français, c’est sans aucun apriori, si ce n’est son artwork relativement laid, que j’entame l’écoute de ce "Rational Pain". Les adjectifs cités plus haut sont d’emblée ceux s’inscrivant dans mon esprit. Non pas que ce soit particulièrement barré, novateur ou proprement expérimental, mais il est difficile de véritablement savoir ce que l’on écoute. De la fusion ? Du Hardcore ? Du death mélodique ? Du Djent ?
Au diable les étiquettes, elles ne nous seront d’aucun secours cette fois-ci…

C’est sur une voix presque narrative, pas très éloignée de celle de Mike Patton, que "Wake Up" s’ouvre et qu’une mélodie très sympathique, au piano et à la guitare déboule dans mes oreilles. Le timbre de voix de Ws devient rapidement plus saturé, en superposition de sa voix claire décidément très très proche de celle du leader de Faith no More, Mr Bungle ou Fantomas. Servant d’introduction à "Waves of Nothingness", tout devient complètement différent puisque c’est avec un riff syncopé et beaucoup moins original qu’HyperDump nous accueille ici, le vocaliste se voulant plus hurlé et criard, et singulièrement moins prenant que sur l’intermède précédent. Un refrain étrange, bordélique (notamment dû à un batteur fou semblant se taper complètement de ce que fait le reste du groupe et jouant tranquillement dans son coin, créant un contraste musical très intéressant) et beau s’émancipe dans cette veine plus violente, avant qu’un blast divinement fou ne vienne anéantir la tentative de compréhension de ce groupe qui, décidément, risque de nous en faire voir des vertes et des pas mures.

Il suffit d’écouter "Loser" et ses parties vocales qui, individuellement, pourraient appartenir à des plans industriels mais qui sont pourtant intégrés à une musique bien plus urbaine et typée américaine. Y comprendre quelque chose ? Peine perdue.
"Pig Song". Un nom de morceau qui évoquera (ce n’est peut-être pas volontaire) les prémices de Devin Townsend avec Steve Vai, même si musicalement, nous sommes à des années lumières de ce type de schizophrénie. Pourtant, de dédoublement (ou triple, quadruple…) de personnalité, il en est bien question puisque les pistes vocales se multiplient, se complètent, se chevauchent sur une musique toujours aussi anachronique au propos, entre blasts de batterie, riff monolithique ou passage au contraire bien plus funky. L’ombre de Mr Bungle plane indubitablement sur cet album, mais sans que l’on puisse réellement se faire une idée sur la nature : est-ce du génie ou simplement un bordel organisé qui, par chance, réussi à être cohérent dans son incohérence ?

"Hatred", le dernier morceau, ne donnera pas de réponse plus construite puisque, toujours aussi barré, il ira dans les secteurs les plus violents du groupe en se rapprochant cette fois des débuts de Strapping Yound Lad sans la noirceur atypique des canadiens. Des blasts de batterie, un chant arraché et la seconde suivante enlevé puis littéralement « Pattonien », des riffs hardcore, lourds et répétitifs, un solo sortant de nulle part et nous embrouillant encore un peu plus l’esprit. Voici ce que nous réserve cette chanson et, plus globalement, cet album très court qui fait l’effet d’un tourbillon dans votre crane pour foutre sens dessus dessous votre idée (préconçue) de la musique, même originale.

Vous n’avez rien compris à ma chronique ? Rassurez-vous, je n’ai rien compris à cet album, ni où HyperDump veut en venir (peut-être n’y a-t-il simplement pas de concept derrière tout cela, surement même). Private joke pour cette fois, "Rational Pain" n’aura pas de note puisqu’il pourra être autant imbuvable et insupportable un jour que jouissif et follement inventif le lendemain. Peut-être que parfois, trop original revient à tuer l’idée même de l’originalité…
Enfin, oubliez ce que je viens de dire, n’y réfléchissez pas (encore du temps de perdu) et tenter l’aventure avec, au choix, un tube d’aspirine ou des calmants pour l’excitation que cet album procurera chez vous. Une chose est sure, il y a peu de chances que vous y soyez indifférent…




8 Commentaires
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