Sanojesi Äärelle

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Nom du groupe Horna
Nom de l'album Sanojesi Äärelle
Type Album
Date de parution 29 Septembre 2008
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album87

Tracklist

1.
 Muinaisten Alttarilta
Ecouter05:30
2.
 Verilehto
Ecouter05:22
3.
 Mustan Kirkkauden Sarastus
Ecouter04:43
4.
 Katseet
Ecouter04:25
5.
 Askeesi
Ecouter04:42
6.
 Sanojesi Äärelle
Ecouter04:19
7.
 Orjaroihu
Ecouter04:28
8.
 Risti Ja Ruoska
Ecouter04:54
9.
 Wikinger (Die Pest Cover)
Ecouter03:25
10.
 Merkuriana
Ecouter06:02

Durée totale : 47:50



1.
 Liekki Ja Voima
Ecouter10:57
2.
 Ruumisalttari
Ecouter07:01
3.
 Musta Rukous
Ecouter10:50
4.
 Baphometin Siunaus
Ecouter08:39

Durée totale : 37:27

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Horna



Chronique @ Demoncy

27 Novembre 2010
Bien qu'étant mis légèrement de côté par rapport aux incontournables de la seconde vague, Horna n'en est pas moins un groupe majeur de la scène finlandaise. Après 15 années d'investissement au sein du Metal extrême, Horna signe là un album qui restera majeur dans sa discographie, comme le souhaitait Shatraug. Cette production reprend tout ce que le groupe a fait de mieux, s'éloignant ainsi des expérimentations de Ääniä Yössä, et de l'hommage de Sotahuuto. Selon son principal compositeur, Sanojesi Äärelle se définirait comme étant "la quintessence du Black Metal", et pourrait bien être le dernier album du groupe.

Sanojesi Äärelle se présente sous la forme d'un double CD, chacun ayant son propre intérêt.

Le premier possède une production relativement grésillante et aiguë, se voulant rentre-dedans. Chaque morceau possède au moins un riff qui le rend intéressant, on peut donc assister à des passages thrashisants avec un tempo très entrainant comme pour l'intro de "Orjaroihu", d'autres plus atmosphériques comme sur "Muinaisten Alttarilta", ou bien encore à des lignes en trémolo transmettant de l'agressivité ou bien une certaine mélancolie, plus marquée sur les 4 dernières pistes du CD. On pourra ainsi retenir les breaks poignants et répétitifs accompagnés d'une voix éraillée sur "Orjaroihu", avant que la batterie ne rejoigne le tout avec un blast pour nous faire exploser la tête, le passage mélodique typique de Sargeist sur "Risti ja Ruoska", les envolées de guitares de "Wikinger", ou enfin la mélancolie constante et intense de "Merkuriana", clôturant l'album sur une touche de qualité, nous préparant ainsi à la perle qu'est le deuxième CD.

En effet, cette deuxième partie est un cran au-dessus de ce que nous a proposé le groupe sur la première galette, jouant dans un registre légèrement différent. La production est plus soignée et moins agressive, et les 4 morceaux qui la composent oscillent entre 7 et 11 minutes, nous envoyant un Black Metal plus atmosphérique et mélancolique. Les riffs sont répétés inlassablement, un peu à la manière d'un Baptism ou d'un Sargeist, chaque morceau fait mouche, chaque riff est réfléchi et extrêmement bien composé, nous tiraillant en nous emmenant dans un autre monde le temps que l'écoute se termine. Les émotions dégagées sont intenses et inlassables, La constance du blast finit même par nous en faire oublier sa présence par moments, on n'entend plus que les guitares lancinantes et la voix déchirée du vocaliste émérite du groupe, comme sur "Ruumisalttari" où 4 notes résonnent tout au long du morceau, sans jamais donner l'impression qu'il ne puisse s'arrêter. Enfin, l'aspect majestueux de "Musta Rukous" nous amène dans une élévation somptueuse inoubliable, et la mélancolie mélodique et entrainante de "Baphometin Siunaus", appuyée par le jeu différent des deux guitares et aérée d'un break de 2 minutes, clôt cet album de manière magistrale et poignante.

Au final, ce double CD s'avère être l'aboutissement d'une grande carrière, d'un entraînement intense et d'une réflexion mature. Si le groupe se décidait à sortir une suite, je resterais sceptique quant à une possible progression tant la qualité est présente ici.

4 Commentaires

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vargv - 26 Juillet 2013: Je viens d'en faire l’acquisition Je vais tout de suite allez l'écouter après avoir lu ta chronique .
BEASTtoCUT - 12 Août 2013: Je suis un grand adorateur de ce groupe et comme on dit qui aime bien châtie bien, je me lance.

Je trouve le 1er disc très bon mais sur le 2ème, à part peut être 'Ruumisalttari' il y a des sacrées longueurs complètement inutiles. Par exemple l'avant dernier morceau 'Musta Rukous' ne devrai pas être si long. Le 1er riff en plus d'étre un riff facile est insupportablement répété. (La nuit je me réveille pour changer de piste, alors pour moi c'est poubelle)

Il y a certes de très bons et même très beaux moments sur chacun d'entre eux, mais enfin merde ! pourquoi faire durer inutilement les choses ? Les pistes sont bien plus longues sur le 2ème que sur le 1er sans être plus fouillées. Je me retrouve donc avec des bons morceaux de Horna gâchés par certains riffs (et pas les meilleurs) ayants été excessivement rallongés, comme pour Aäniä Yössä, au lieu de faire un excellent EP, ils ont chier pour la dernière piste.

Ils n'ont pas composé de longs morceaux mais des morceaux à rallonges.
Ce bonus est donc pour moi un cadeaux un peu empoisonné.
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Chronique @ Paganwinter

19 Janvier 2011

plus d’une heure trente de méloppées funèbres et non respectueuses des droits de l’homme

Shatraug et sa troupe de joyeux sème la mort remette le couvert, sous une bannière qui leur colle désormais à la peau, celle du groupe amenant le renouveau, dans un genre musical que certains n’hésitent plus à accabler, argumentant tant et bien que ce dernier à livrer tout son potentiel. Inutile de refaire l’histoire, de Darkthrone en passant par de multiples classiques, revivant corps et âme actuellement par le biais de groupe comme Kraft, Armagedda et autres, il faut bien avouer que ce que l’on appelle True Black Metal, c’est usé jusqu’à la corde. Mais n’est-ce pas là ce qui fait le charme de ce genre musical si particulier ?

Horna, donc, après avoir semé ses graines sur la scène des initiés, commencent alors à se faire un nom. On parle désormais du groupe comme d’une entité à part entière, loin devant les multiples Darkthone-Like, et ce depuis l’avènement du superbe et entraînant Evaatnags. S’en suit deux album, l’hommage Sotahuuto et le conceptuel Ääniä Yössä. On pensait alors qu’Horna déclinait, eh bien non, ce sublime Sanojesi Äärelle est là pour nous prouver le contraire.

Séparé en deux partie, distinctes mais globalement dans un esprit proche l’une de l’autre, cet album constitue certainement la coiffe sur une carrière déjà relativement étoffée. Multipliant les durées d’enregistrement des deux disques, on obtient un album d’une durée plus que respectable, sans parler de la qualité, de la variété des titres ou de la légitimité d’asséner plus d’une heure trente de méloppées funèbres et non respectueuses des droits de l’homme à des auditeurs qui n’en demandaient pas tant. On prend tout simplement non pas une claque, mais une paire de claques. La première vive, genre celle qui claque et qui font que les gens autour se demandent d’où vient le bruit, et la deuxième, bien plus appuyée et subtile, faisant ressortir plus vivement les picotements ressentis lors de la permière.

En gros, une face de brigands, du True Black acéré, vif et symbolisant l’envie folle que nous avons, nous autres misanthrope et autres lassés des belles formules, de tout démolir, la deuxième, plus atmosphérique, calmant la rage inculquée par le première leçon et nous plongeant dans la déprime typique du guerrier accro n’ayant plus de bataille à mener. Une violence musicale singulière, typique du genre, sur un ton supérieur à la moyenne, et une redescente faste et au goût doux amère qui font que l’on garde un souvenir explosif de ce qui constitue réellement, selon moi, le clou du spectacle, point de vue discographie, d’un groupe qui a décidément bien des choses à apprendre aux autres.

Long, maîtrisé et varié, on se comprend, les titres s’enchaînent et ne gâchent ni ne rabaisse le précédent. On retrouve à maintes reprises les mêmes intentions, dans les riffs, les blasts, mais toujours avec une pointe de nouveauté et surtout, de qualité. Un son lisse et propret sur lui, le minimum cradingue pour rendre hommage à la machine lancée dans les années 90-91, mais surtout une prise de son qui rend hommage à l’ensemble des musiciens, bien qu’ils ne soient pas bien nombreux, et aux sons qui jaillissent de leurs instruments.

Autre point fort, les vocaux, faisant indéniablement partie des meilleurs du genre, les fans du groupe ne me contrediront pas. Ces vociférées là ne dépareillent tout simplement pas face aux cris surhumains de Shamaatae ou de Nocturno Culto sur Panterfaust, encore moins, car passablement similaire, à ceux de ce bon vieux et controversé Varg, période Burzum. Je dis ça, c’est parce que ces hurlements de possédés sont l’une des signatures du combo.

Pour le reste, il suffit de se laisser prendre dans le jeux, apprécier la musique qui en sort à sa juste valeur et admettre qu’Horna marque un point très important. L’un des tous bons albums du genre, du moins de ces cinq dernières années. Gifle et retour de flammes, la montée vers l’infernal et la redescentes vers l’ignoble et le sans espoir, n’est ce pas ce que l’on demande?


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sargeist - 29 Août 2011: Une oeuvre imposante d'un groupe que je respecte par dessus tout depuis longtemps. J'apprécie leur (sa) capacité à explorer toutes les tendances, mêmes minimes, du Black orthodoxe, même si pour quelqu'un de peu initié, ca ne saute pas forcément aux oreilles, tout en restant fidèle à leur patte et cette intransigeance. J'ai du mal à rentrer dans ce pavé, indigeste à la première écoute, mais il se dévoile avec persévérance, dans toutes ses nuances, malgré l'apparent bloc qu'il semble être.
Une oeuvre un peu à part, à cause peut être de cette ambition, mais sur le fond, ca reste toujours d'une grande qualité. Malgré la profusion de Shatraug, il sait toujours être attractif.
Du Brutal " Hiidentorni " au sublime et presque mélodieux " Eflos " en passant par le trèmolesque " Sudentaival " et le varié " ...Mailla ", sans oublier ces petites productions parfois presque originales, et maintenant ce double, le grand Horna reste 100 coudées au dessus de la masse souvent médiocre du BM actuel, même avec sa longévité. Horns up, et chapeau bas.
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