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| 2006 - Debemur Morti Productions |

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1. Mustan Surman Rukous 09:25
2. Noutajan Kutsu 04:41
3. Raiskattu Saastaisessa Valossa 08:12
4. Ääni Yössä 21:21 |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Horna... à mon avis un des rares groupes encore crédible dans le milieu de plus en plus débilitant du Black underground. Cette formation finlandaise passée presque exclusivement dans les mains de Shatraug nous sort ce "Aania Yossa" chez Debemur Morti, un label bien de chez nous.
La pochette est bien dans la tradition, graphique un peu crue et totalement sombre. L'édition A5 est assez plaisante à avoir entre les mains, bien qu'un peu pauvre...
Tout de suite, le son met dans l'ambiance. Cru, très raw mais néanmoins l'essentiel est audible. Les guitares sont comme étouffées, la basse est très en avant mais ressemble plus à un grondement un peu confus, la batterie est très loin derrière, les cymbales bien perceptibles mais les toms, caisse claire et grosse caisse très en retrait. Quand à la voix, elle est ultra saturée avec beaucoup de reverb à certains moments. Un disque de Black Metal quoi...
La musique est très loin de l'époque Black Thrashy assez véloce et entrainant des "Hiidentorni" et "Haudanskylmyyden Mailla" (désolé pour les fautes de finnois). Shatraug semble s'être orienté depuis quelque temps vers des morceaux plus mid tempos en général, assez répétitifs, longs et atmosphériques. Certains y voient déjà la patte de ce vieux farceur de Varg. Il est évident que la comparaison est obligée, mais je trouve cet album bien plus inspiré que tout ce qu'a pu sortir Burzum.
Le thème principal de cet opus étant la Peste Noire qui a sévie en Europe au 14ème siècle, l'ambiance générale n'est pas très réjouissante comme on l'attendait. Sur ce thème devenu assez bateau, beaucoup pourraient broder une vision de ces compositions sur le registre "poésie" morbide qui ne dit rien de concret. Cela n'a jamais été mon fort, je préfère parler musique.
Il n'y pas de miracle pour réussir ce genre de disque. C'est même très ardu de s'engouffrer dans ce style ultra minimaliste sans risquer de pondre une bouse innommable. Il faut du coeur, un feeling très présent qui malgré la répétition des thèmes, laisse la place à une improvisation, du moins à quelques touches humaines, quelque chose d'organique et vrai, paradoxalement à ce qu'est censé être le Black dans le mythe. Loin de toute production aseptisée. Le contraire du Death Metal en somme. Et ici cela est parfaitement réussi. Je ne me suis pas ennuyé une seconde à l'écoute de ces longs arrangements, tant l'honnêteté musicale y transparait. Presque aussi vraie que de la prise live. Ces petites touches de basses qui changent apportent de l'eau au moulin de cette ambiance putréfiée et rigide.
Malgré cela, les mélodies sont très présentes et assez entêtantes. Le dernier morceau est de toute beauté. Une sorte de longue complainte denuée de tout artifices, avec cela une intelligence artistique qui force le respect. L'expérience... Quand aux trois premiers morceaux, ils proposent des ambiances harmoniques et des riffs que je trouve assez novateurs. On ressent quelquefois un certain feeling épique et mélancolique qui apporte quelque chose de frais dans cet océan de noirceur. Pas besoin de synthés et de flutes, cela dénote un talent certain. Le disque est d'une homogénéité apparente, mais certains passages marquent toutefois l'oreille. La marque de l'inspiration.
Pour finir, il s'agit d'un très bon album de Horna, assez fermé bien sûr, et qui ne décevra sûrement pas les fans. Je reste un peu nostalgique de cette période ou la violence était plus marquée, la musique plus énergique, mais on ne pourra pas taxer Shatraug d'immobilisme.
Un groupe que je place largement au dessus de la meute médiocre. Hé oui il n'est pas donné à tous d'avoir du talent. Certains devraient en prendre de la graine...
16/20
3 commentaires |
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| Chronique |
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NOTE 18/20
Il y a des moments uniques dans une vie. Ces instants précieux, fugaces qui vous marquent à jamais. Par exemple lorsque après une nuit mouvementée dans la cohue et le bruit d’un refuge bondé vous vous extirpez à 3 heures du matin, à la pâle lueur de votre lampe frontale vers ce sommet tant convoité. Vous marchez, l’effort est continu, long, puis enfin le sommet est là. Un dernier coup de piolet vous hisse sur ce dôme de neige immaculée, tout juste rejoint par les premières lumières orangées de l’aube. Vous vous sentez alors empli d’une profonde sensation de sérénité, de bonheur, de pureté. C’est exactement ce que vous ressentirez à l’écoute de ce “Ääniä Yössä”, dernière réalisation de Horna.
La pureté, l’intégrité absolue, la mélancolie, la tristesse aussi, voilà ce qui vous attend avec cet album. Depuis des années (première démo sortie en 1995) les finlandais conservent leur ligne de conduite true-black incorruptible, et ça ne changera pas avec ce petit bijoux de noirceur. Je pense que la voix de Shatrung est ce qui se fait de mieux dans la scène black actuelle, réussissant même à détrôner le sieur Grishnackh. Cette sublime voix d’outre-tombe met parfaitement dans l’ambiance de l’album, dont le concept porte sur la grande peste noire ayant ravagée l’Europe au 14e siècle (des plus réjouissant n’est-il pas ?). Tout dans cette œuvre empoisonnée est parfait : la batterie sonne parfaitement et n’est ni trop en retrait, ni trop en avant ; les guitares créent des ambiances uniques assez tristes et dépressives mais toujours d’une musicalité exceptionnelle. Le côté redondant de certains morceaux n’ira pas sans nous rappeler les meilleurs moments du cultissime “hvis lyset tar oss”, notamment l’extraordinaire “Ääni Yössä” de plus de 20 minutes.
En bref un monument black incontournable, qu’il serait criminel de ne pas posséder.
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| Mini-Chronique |
 12 / 20 |
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Je pense que je vais en fâcher quelques uns, je n'ai pas tout à fait le même avis que les chroniques précédentes, mais c’est bien aussi d’avoir des avis différents. Non ?
On a affaire ici à un album black bien underground avec le dernier album d'Horna, Aania Yossa sorti l'été dernier.
Le groupe Finlandais nous propose un retour dans le passé. Un passé noir qui nous remonte au moyen age, au 14 ème siècle exactement. L'album traite ici de la peste noire qui à rongée l'Europe entière à cette époque. Charmant me direz vous. Je préfère le préciser car avec des textes entièrement en Finnois je pense pas que tous le monde aurait compris le sujet!
Je vais être direct, je ne pense pas que ce soit un album indispensable. On a à faire ici à un true black suprême, en effet Horna est bien un des seuls groupes à ne pas s'être débarrassé de ses racines black pures. Musicalement c'est absolument horrible, l'ambiance y est des plus malsaines. La batterie résonne au loin, vraiment loin, Les riffs simples quelque peu mélodiques et littéralement hypnotiques à la saturation dégueulasse s'enchaînent lentement; enfin bref un bon enregistrement true-lo-fi quoi. Shatraug apporte la touche qui nous fait plonger dans le malsain le plus sombre et profonde. Sa voix maladive horrifie, telle un corbeau agonissant de la pire des souffrances. Je n'avais jamais rien entendu de tel. C'est vraiment ce qui surprend le plus sur cet album, et c'est cette particularité que je retiens. Car pour le reste, je trouve cela plutôt linéaire, monotone, 4 titres longs dont le dernier dure plus de 20 minutes, enfin bref c'est un album dont je peux me passer d'écouter. Certes on n'a pas beaucoup l'occasion d'écouter un son black comme celui que produit Horna et c'est pour cela qu'il mérite qu'on y jette une oreille, mais je ne comprendrais pas qu'on s'y arrête. Aania Yossa est un hymne à la souffrance et au désespoir qui est cependant à consommer avec modération.
Note : */*/*/-/-/- (12/20)
Extrait de mon blog death-and-black.skyblog.com
Blackpsychoz
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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Horna est un groupe qui ne s'est jamais égaré et qui est resté fidèle à son true black des plus froids tout au long de sa carrière, et ce n'est pas avec ce Ääniä Yössä qu'il changera!
Décidément, Horna demeure parmi les groupes les plus ténébreux et malsains!
Leur monde s'ouvre à nous dès que l'on tient le cd dans les mains : pochette presque entièrement noire, sobre mais inquiétante, le cd, également recouvert que de noir, nous rappelle que l'on va plonger dans une atmosphère glauque et terrifiante.
L'album n'est composé que de 4 musiques, mais bon sang, comment font-ils pour dégager une telle cruauté?
Non sans rappeler une certaine époque de Burzum, Les compositions de Horna sont lentes, atmosphériques, ténébreuses et monotones dans la plus pure des traditions black.
Les vocaux déchirés collent parfaitement avec la bande sonore autodestructrice qui s'enfonce dans notre crâne et nous rappellent par moments ceux de Varg Vikernes.
Autant être clair, cet album ne s'adresse pas aux personnes découvrant le black, mais bien aux initiés.
Il n'y a vraiment rien à jeter et une sensation de solitude et de dégoût s'empare de nous dès la première écoute!
L'album est certes linéaire et monotone, mais cela n'est pas un hasard et n'enlève en rien le plaisir que l'on prend à l'écouter, bien au contraire!
Heureusement que certains groupes tels que Horna permettent de conserver les bases du black métal qui sont de plus en plus trahies par de nombreuses autres formations.
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