Die Kraft der Szenarien

Liste des groupes Black Pagan Horn Die Kraft der Szenarien
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Band Name Horn
Album Name Die Kraft der Szenarien
Type Album
Date de parution 08 Septembre 2006
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Auftakt 02:31
2. Where the clarions Have Never Seized 08:52
3. Hornstoß Westfalen 03:30
4. Alpenland II 08:21
5. Landscapes on Hold 07:53
6. Die Kraft der Szenarien 08:10
7. Spätherbst 09:24
8. Als der Mensch Sich Selbst Erlag 10:30
Total playing time 59:11

Chronique @ AlonewithL

07 Octobre 2015

Nerrath se ressource donc dans les Alpes, tout en scrutant cependant l’Ukraine à l’horizon.

« Jahreszeiten » tout juste sorti, Nerrath s’attèle aussitôt à un second ouvrage. Il s’inscrit cette fois dans le catalogue d’un label, le très petit Black Blood Records, dont les productions à l’époque se comptaient sur les doigts de la main. Descendu de sa montagne pour rejoindre la vallée, Nerrath, en un an tout juste aura peaufiné son style, s’éloignant d’un black metal rêche pour un black plus pagan. On peut déjà avancer que ce second opus, « Die Kraft die Szenarien », est une continuité de « Jahreszeiten. Mais une continuité qui a évolué. La sérénité, l’assurance ont pris le pas sur la simple rage. L’allemand s’inspire toujours autant de la nature et des campagnes escarpées du sud-alpin de l’Allemagne, pourtant éloigné dans tous les sens du terme de son Paderborn d’origine. Nerrath se ressource donc dans les Alpes, tout en scrutant cependant l’Ukraine à l’horizon.

On découvre rapidement les nouveaux efforts consentis par Nerrath dès le morceau d’ouverture « Auftakt ». Un arpège froid et prenant nous accueille. Il est solennel, épique, simplement accompagné de quelques percussions lui revêtant un côté martial, mais le black pagan va entrer en action et va démultiplier l’intensité de cet air profond et ravissant. La production a gagné en qualité, on sent également la musique plus subtile que l’année passée. Ce que vient nous confirmer aussitôt « Where the Clarions Have Never Seized », un titre en anglais. Nerrath n’a pas caché son affection pour la langue anglaise, même s’il privilégie tout de même sa langue nationale, y compris sur ce présent ouvrage. Il est toujours aussi question d’un black pagan rêche dans ses parties les plus relevées, mais on note également une grande richesse de la piste. Ainsi on peut entendre en plus de ces riffs rêches et tendus, le rythme pataud d’un pagan lourd et imposant sur les couplets, mais aussi en entame, le gazouillis des oiseaux suivi de sons cuivrés. Le titre éponyme est resté pleinement dans l’esprit du premier album. Passé une courte mais très douce entame, il s’incruste le piano, on retrouve l’énergie, les sonorités éreintées, rageuses, mais également malhabiles de « Jahreszeiten ». A croire qu’il s’agit là du premier morceau composé de la galette, ou qu’il ait été prévu pour le précédent volume.

En lien direct avec ce premier album, on retrouve une continuation du morceau « Alpenland » avec « Alpenland II ». Il y a de la tension, de la nervosité, un sentiment de piétinement qui va rapidement faire place à un rythme moins soutenu, à des airs plus sympathiques d’inspiration pagan. La parenté avec le premier du nom n’est donc pas si évidente. Une transition a bien existé. « Horn » devient plus propre sur lui. Le projet s’illustre désormais dans un son moins trouble et de manière finement manié, comme l’atteste le vibrant et très confortable « Landscapes on Hold », où le pagan metal est employé de manière constante et bourrue dans une rythmique martelée. Au risque de devenir parfois redondant, de perdre en impact. « Hornstoss Westafalen » serait dans cette optique, notamment sur sa deuxième partie de piste ramollie. Le commencement annonçait quelque chose de plus relevé. « Horn » prenait alors un ton plus atmosphérique, quoique temporaire. Cela durera, en revanche, plus longtemps sur le morceau « Spätherbst », pour le coup véritable extrait de black atmosphérique dont on croirait voir l’origine chez « Astrofaes » ou « Munruthel ». Cet instant étrange et captivant préfigure le long « Als der Mensch sich Selbst Erlag », de l’ambient minimaliste, laissant un vaste espace froid, vide, dans la pénombre la plus totale.

Après un premier album en demi-teinte, dans le classicisme d’un black pagan raw sans trop de sensibilité, Nerrath a rapidement pris en maturité et s’est employé à composer des pistes plus diversifiées, n’hésitant pas à changer parfois radicalement le décor. « Die Kraft der Szenarien » contient une plus forte dose pagan, qui n’alterne en rien l’aspect abrupt de la musique initiale de « Horn », mais qui tend à apporter en mélodicité et en méthode. « Horn » se situe là pas si loin d’un « Drudkh » dont on voue d’ailleurs le côté « forestier ». On peut établir un lien plus évident avec l’Ukraine, surtout après avoir été interpellé par le morceau « Spätherbst », si spécifique à cette scène. Nerrath continuera avec succès dans cette voie. Ne dit-on pas que l’Allemagne se tourne toujours vers l’Est.

14/20

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