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Liste des groupes Thrash Metal Hirax El Rostro de la Muerte
Album, date de parution : 11 Novembre 2009 - Thrash Corner Records / Selfmadegod Records / Black Devil Records
Enregistré à : Trench Studios
Style: Thrash Metal

NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 14/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Baptized by Fire 04:18
2. Flesh and Blood 05:46
3. Eradicate Mankind 03:39
4. Chaos and Brutality 03:38
5. El Rostro de la Muerte (The Face of Death) 06:22
6. Blind Faith 02:49
7. Horrified 02:52
8. Battle of the North 01:33
9. The Laws of Temptation 04:39
10. Death Militia 01:51
11. Broken Neck 02:01
12. Violent Assault 03:32
13. Cuando Cae la Oscuridad (When Darkness Falls) 01:57
14. Satan’s Fall 06:24
Total playing time 51:21

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18 avis 1 14/20
Chronique
13 / 20
    eulmatt, Lundi 02 Mai 2011 parlez-en à vos amis  
Hirax a haussé son niveau d’agressivité et de puissance, sans que l’inspiration suive forcément

Comment se porte Hirax ces derniers temps ? Plutôt pas mal, merci pour lui. Rendez-vous compte, le groupe est devenu en quelques années une sorte d’égérie du thrash « old school », un fossile vivant et toujours vert de la scène californienne des early eighties, ce qui en plein revival lui assure un degré de culte maximal. Son leader de toujours, le charismatique Katon De Pena, pas né de la dernière pluie, a d’ailleurs tout pigé. Depuis le seul – et convaincant - album de l’ère moderne du groupe (The New Age of Terror), De Pena semble se complaire dans un mode de fonctionnement underground, fait d’urgence et d’activisme : instabilité du line-up, profusion d’EP saignants et de splits virulents (FKÜ, Violator), et bien entendu une boulimie de concerts – le live restant la vraie force du groupe.

Ceci dit, Hirax a beau soigner son statut de groupe culte, de temps à autre il faut quand même passer par la case studio. C’est donc chose faite courant 2009, avec la sortie d’El Rostro de la Muerte, qui n’est finalement que le 4e full length du groupe en vingt cinq années d’existence...
Là encore, rien n’est laissé au hasard : une pochette signée…Ed Repka (dont le compte en banque doit copieusement se garnir grâce au revival), la pose qui va bien sur la photo en back cover, des titres de morceaux emplis de poésie (on passera sur la profondeur des lyrics !). L’emballage ne fait pas dans la faute de goût, très bien, mais on ne va pas non plus se laisser dompter pour si peu, surtout ces temps-ci…

Avant de se lancer immédiatement dans la comparaison directe avec son prédécesseur, qui n’aiderait pas beaucoup ceux qui ne connaissent pas Hirax, on peut déjà résumer en quelques lignes la trame musicale du disque.
Pour faire simple, El Rostro de la Muerte, c’est au bas mot 50 minutes de thrash agressif, direct et sans fioritures, qui galope à un tempo effréné. En forçant (vraiment) le trait, l’album pourrait même être vu comme un tribute à l’année 1986, version thrash à cartouchière : un soupçon de Darkness Descends, d’Eternal Devastation, pas mal de Pleasure To Kill et surtout, une bonne grosse dose de Reign In Blood. Ne vous emballez, il faut lire la suite…
Même si Hirax fait historiquement partie de la veine dure du thrash californien, l’influence Slayerienne devient vraiment prépondérante sur l’album, parfois même jusqu’à la caricature sur certaines compositions. Ceci dit, la comparaison, aussi flatteuse soit-elle, atteint vite ses limites. L’inspiration géniale des disques cultes cités plus haut ne s’est pas vraiment invitée chez Hirax, qui malgré un parti pris évident et une volonté de tout défoncer sur son passage, n’a pas forcément été touché par la même grâce lors de l’élaboration des riffs. Même constat au niveau de la richesse des constructions, souvent réduites à la portion congrue. Pour les compositions à tiroirs, passez votre chemin, ce n’est pas le genre de la maison.
Bref, si Hirax se revendique avec beaucoup d’auto persuasion en héritier de Slayer et du thrash teuton guerrier, El Rostro de la Muerte n’est pas même pas candidat pour entrer au panthéon de cette frange dure du genre. Mais est-ce vraiment l’enjeu de ce disque ?
Allez on l’avoue, malgré une baisse d’inspiration significative par rapport à The New Age of Terror, une durée trop longue par rapport au contenu, un chant qui a perdu de sa superbe en privilégiant un registre beaucoup plus agressif (et par là même de la redondance), un riffing souvent quelconque, des enchaînements pas forcément très soignés…malgré tous ces griefs qui pourraient laisser penser que le disque ne vaut guère mieux que la moyenne, et bien ma foi, ça fonctionne quand même !
Et oui, avec Baptized By Fire et Satan’s Fall (les deux meilleurs morceaux) dont l’énergie et la puissance distillent une colère et une rage contagieuse, Hirax a de quoi convertir les plus sceptiques. Le titre éponyme, mid-tempo un peu poussif et pas franchement ébouriffant, finit par visser dans votre crâne son refrain pour la journée entière ; la parodie Slayerienne à son paroxysme (The Laws of Temptation) marche finalement aussi bien qu’un plagiat de Carcass par General Surgery ; voire aussi ça et là ces quelques ogives de deux minutes à peine, presque punkisantes, qui à défaut de recéler les riffs du siècle, vous filent un bon coup d’adrénaline…

Pour expliquer que cette recette fonctionne tant bien que mal, on doit quand même relever l’usage de quelques « artifices » qui ne sont pas de trop. Premièrement, un son moderne et puissant qui survitamine les compositions. Hirax a beau être le chantre du thrash vintage, la production de El Rostro de la Muerte est à des années lumière de ce qui se faisait dans les années 80, et s’est densifié par rapport à The New Age of Terror pour se rapprocher des productions plus récentes. L’autre levier qui rend le disque accrocheur, malgré toutes les limites égrenées plus haut, reste lié à son degré d’agressivité. L’album est joué quasiment en permanence à un rythme très soutenu, la double pédale est mise largement à contribution, et le chant très guerrier – souvent hurlé- du père Katon donne une teinte très martiale et une véritable dynamique au disque, même si comme je l’ai souligné plus haut cela nuit un peu au charme de ces vocaux d’exception dans la petite famille du thrash.

En résumé, Hirax a haussé son niveau d’agressivité et de puissance, sans que l’inspiration suive forcément. El Rostro de la Muerte ne parvient donc pas à se hisser au niveau de son prédécesseur, mais l’honneur est sauf : Hirax n’a toujours pas fait de compromis, et devrait contenter ses fans en conservant une ligne de conduite cohérente avec son statut. Un rôle d’éternel outsider qui ne lui sied pas si mal.







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