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Liste des groupes Power Mélodique Helloween The Time Of The Oath
1996 - Raw Power
Helloween : The Time Of The Oath, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. We Burn
2. Steel Tormentor
3. Wake Up The Mountain
4. Power
5. Forever And One (Neverland)
6. Before The War
7. A Million To One
8. Anything My Mama Don't Like
9. Kings Will Be Kings
10. Mission Motherland
11. If I Knew
12. The Time Of The Oath

Bonustracks (Japan Release)
13. Still I Don't Know
14. Take It To The Limit

Bonustracks (2006 Re-Release)
13. Still I Don't Know
14. Take It To The Limit
15. Electric Eye (Judas Priest Cover)
16. Magnetic Fields
17. Rain (Status Quo Cover)
18. Walk Your Way
19. Light In The Sky
20. Time Goes By

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NEUF
Chronique
13 / 20
    Eternalis, le Lundi 30 Mars 2009 parlez-en à vos amis  
Après le cataclysme "Master of the Rings" ayant vu l’arrivée simultanée de Andy Deris et de Uli Kusch derrière les futs, c’est un Helloween un brin plus reposé et moins anxieux qui avait pris possession des studios pour nous offrir sur un plateau ce "The Time Of The Oath" étrangement inférieur à son controversé prédécesseur.
Pourtant, à l’instar des autres albums, tout commence comme sur des roulettes avec un "We Burn" agressif et speed dévoilant un Andy Deris au timbre inimitable et en tout point identique à sa prestation antérieure. Il semble nous montrer qu’il ne veut en rien changer sa voix si différente de celle de Kiske en même temps bien loin des clichés inhérents aux chanteurs à la voix aigue.
C’est donc dans de parfaites conditions, au détail près que nous acceptions le timbre chaud et rauque du joli blond, que nous débutons l’écoute.

Le génial "Steel Tormentor" enfonce le clou avec un rythme plus alambiqué, un chant impérial et encore plus appuyé que de coutume, des riffs très mélodiques typiques de Weikath & co et surtout un refrain très réussie et agréable se coinçant enfin dans notre tête comme à la grande époque du combo allemand. Les « ho » ponctuant la fin du morceau, évoquant inéluctablement un certain Bruce Dickinson, maître de l’exercice, trahira quelques peu un groupe encore un peu égaré musicalement et ne sachant pas tout à fait quoi faire de tout son potentiel créatif.

Un titre comme "Power", pourtant dénominatif de tout un style qu’Helloween portait alors en ébullition (ou plutôt essayait encore tant bien que mal) depuis plus d’une décennie, parait bien anecdotique pour porter un tel patronyme. Les riffs passe-partout s’enchainent, les mélodies se laissent couler sans pour autant que l’on ai envie de les réentendre au gré du temps, les solos, pourtant fluides et très mélodiques, déçoivent par un cruel manque d’innovation (quand on voit ce qu’ils nous ont pondu sur les deux derniers albums…) et les lignes vocales du ‘sieur Deris semblent même accusés le coup, comme vidées de toutes leurs énergies positives.
Idem pour des "A Million to One" ou "The Time Of The Oath" semblant souffrir d’un manque de passion et d’envie, comme lancer en pâture à un public pourtant plus exigeant que jamais.

Mais dans cet océan malheureux de conformisme, sentant le creux de carrière à plein nez, l’on dénote tout de même quelques bombes qui auront fait la fierté du groupe et auront permis au citrouille de ne pas totalement sombrer.
Le succulent "Before The War", à l’intro rappelant certes le culte "Murderer" mais où la superposition symphonique se veut très réussie et surtout au refrain impressionnant de par son aspect guerrier et rageur comme nous ne l’avions pas entendu depuis des années, témoignant d’un léger retour aux sources. Les riffs très rapides et la double pédale d’Uli défoncent tout pour un morceau court mais terriblement efficace et empreint d’une certaine tension lui conférant un certain charme (le solo est tout de même jouissif sur ce titre, très rarement Roland Grapow aura utilisé autant d’effets !).
Passer sur le très bon "Kings Will be Kings" serait également des plus dommage, car en plus de se retenir facilement, le refrain de ce titre (toujours l’élément le plus soigné chez le groupe) se veut aussi beau que légèrement grandiose, comme marqué par le sceau d’une grandeur en partie perdue depuis les deux "Keeper Of The Seven Keys".

"Mission Motherland" et ses neuf minutes est également un beau voyage dans les méandres d’un métal bien plus sombre et lourd, sur lequel un long solo et un riff assassin revient se poser sur une double pédale ayant pour but de nous assommer pendant de longues minutes aussi passionnantes qu’aventureuses. Le retour du chant après le solo, quasi angélique (très lyrique) et très surprenant d’Andy est à lui seul une totale réussite et une preuve de tout le talent et la polyvalence du nouveau chanteur. Un très grand morceau, plein d’art oserais-je dire.

"The Time Of The Oath", loin d’être un mauvais album, souffre simplement d’un manque flagrant de risques et se retrouve finalement un peu plus décevant que son prédécesseur qui avait surpris plus d’une personne, autant positivement que négativement il est vrai. Mais il est de ces albums qui reste essentiel dans la carrière d’un groupe afin de se reconstruire et de redevenir plus fort que jamais, chose qu’Helloween fera de fort belle manière avec le furieux "Better Than Raw", synonyme d’une force et d’une vigueur retrouvée.


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