Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| 1999 - Raw Power |

|
Vous devez être membre pour déposer une note
1. He's A Woman, She's A Man (Scorpions)
2. Locomotive Breath (Jethro Tull)
3. Lay All Your Love On Me (Abba)
4. Space Oddity (David Bowie)
5. From Out Of Nowhere (Faith No More)
6. All My Loving (Beatles)
7. Hocus Pocus (Focus)
8. Faith Healer (Alex Harvey)
9. Juggernaut (Frank Marino)
10. White Room (Cream)
11. Mexican (Babe Ruth)
Bonustrack (Japanese Release)
12. Rat Bat Blue (Deep Purple) |
|
|
|
| Chronique |
 19 / 20 |
|
Avant un 'The Dark Ride' qui a déçu les fans du groupe de par un côté trop sombre et aprés un superbe album intitulé 'Better Than Raw', les allemands s'offrent un interlude avec 'Metal Jukebox'. Que dire de cet album : tout d'abord, qu'il ne s'agit pas d'un véritable album studio au sens propre du terme, puisqu'il ne contient que des reprises de groupes des années 60 et 70, comme l'indique la pochette. On peut (re)découvrir des perles de hard 70's comme "He's a Woman-She's a Man" de Locomotive, "Locomotive Breath" de Jethro Tull ou encore "From Out Of Nowhere" de Faith No More (mais que fait ce titre des années 90 parmi les titres 70's?????). D'autres covers plus surprenantes viennent s'ajouter aux titres hard : "Lay All Your Love On Me" (Abba), "Space Oddity" (David Bowie), "All My Loving" (The Beatles), "Hocus Pocus" (Focus), "Juggernaut" (Frank Marino) et "White Room" (Cream, le groupe des débuts d'Eric Clapton)...
Ensuite, il faut avouer que les reprises jouées par Helloween sont vraiment énergiques et catchy! C'est du pur Helloween, ni plus ni moins, même s'ils ont été écrits par les plus grands de la pop et du rock, voire du métal (Faith No More). Les reprises sont également trés surprenantes par leur double facette : trés fidéles aux titres originaux, mais, trés différentes, notamment au niveau de la section rythmique. On retrouve de la double pédale sur "All My Loving" (!!!!), par exemple, ce qui donne de la modernité. Par comparaison, je trouve les titres mieux interprétés sur cet album que sur le dernier VRAI album studio du groupe, "Rabbits Don't Come Easy" (sorti en 2003). Helloween serait-il devenu un groupe de covers-métal???
Un album varié, excellement bien interprété, un album utile pour les fans d'Helloween, qui leur permettra de découvrir (pour les plus jeunes) ou de redécouvrir (pour les plus âgés) quelques-uns des plus grands standards (essentiels) du rock des années 60 et 70, les racines du métal. INDISPENSABLE!!!!
1 commentaire |
|
| Chronique |
 14 / 20 |
|
L’exercice de l’album de reprises est parfois difficile, souvent risqué. Mais force est d’admettre que des groupes comme Metallica, Guns N’ Roses ou Exhumed ou réussie à faire de ce type de disque un réel produit attractif et non un simple attrape couillon pour fan de base crédule.
Helloween, ayant déjà une très longue et glorieuse carrière derrière lui, s’est donc permis ce luxe (si pitoyable en début de carrière), ce rafraichissement consistant à reprendre des titres paradoxaux lorsque l’on compare avec la musique qu’ils pratiquent habituellement.
En apéritif, un traditionnel mais toujours efficace Scorpions pour rapidement passé à l’entrée constituée de Jethro Tull et Abba. Le plat de résistance se voudra ambitieux, avec entre autres du Faith No More accompagnés d’un soupçon de Beatles pour finir sur un dessert un poil indigeste en la présence de Cream (hehe, jeu de mots) et Babe Ruth.
Bon, et si nous placions une analyse musicale sur ce menu ?
Assez logiquement, le titre d’ouverture, reprise de Scorpions ("He's A Woman, She's A Man") est l’un des plus puissants et efficaces, et si la surprise n’est pas grande, mis à part une double pédale plus omniprésente que chez leurs compères aussi teutons, le tout se reconnait facilement et passe comme une lettre à la poste.
Mais un album de reprise n’est réellement intéressant uniquement lorsque le groupe se frottant aux reprises y intègrent une interprétation personnelle, transformant les morceaux, voir transcendant les originaux afin de totalement se les approprier.
C’est le cas de l’étonnant mais absolument époustouflant "Hocus Pocus" du groupe inconnu Focus, totalement instrumental (si l’on fait abstraction des délires vocaux, très symptomatiques de l’esprit d’Helloween soit dit en passant, entre chaque partie instrumentale). Sur cette chanson, on ressent une envie des allemands de proposer une version personnelle, d’insuffler de la créativité dans des compositions ne sortant pourtant pas de leur plume, comme le démontre toutes ces interventions délirantes, allant de la flute de pan à des sonorités festives dignes de lendemains de soirées, entre les solos déchirants de guitare, de basse et de batterie (blast, descente de toms, beat).
"Metal Jukebox" vaut le coup uniquement pour ce titre à mon humble avis, contrairement au soporifique, inutile et plat (oui, je ne l’aime pas) "White Room" de Cream, plombant quelques peu l’atmosphère si particulière qu’avait instauré Helloween en cette fin de disque.
Si Cream reste un précurseur dans le monde du rock, la version des allemands pêche notamment à cause d’un Andy Derris s’évertuant à vouloir décrocher des notes aigues qui ne le représentent pas et qui rendent son chant irritant ici, de plus sur ces riffs relativement traditionnels.
A l’inverse, le "Locomotive Breath" de Jethro Tull passe admirablement bien, grâce à un Andy Deris cette fois en totale adéquation avec son sujet et surtout un refrain facile à retenir et un Uli Kusch multipliant les roulements afin d’offrir une dose supplémentaire de technique pour un titre logiquement simpliste.
Beaucoup pourront revenir sur la reprise de Abba "Lay All Your Love On Me", également reprise par Tobias Sammet avec Avantasia (et de plus de manière largement meilleure !) qui, si elle est bonne, manque un brin de folie, particulièrement lorsque l’on imagine le décalage entre les allemands et les suédois (celle de Tobias étant bien plus ambitieuse et osée !). Ici, tout parait trop lisse, trop propre et l’on a finalement à faire simplement à une reprise jouée avec des instruments métal !
Quand à Faith No More, également relativement loin de l’univers sonore des joyeux lurons, Helloween nous gratifie d’une reprise originale et personnelle, sans pour autant être transcendante mais sympathique grâce aux nombreux claviers parsemant le titre.
"Metal Jukebox" indispensable ? Non, pas si on le compare aux covers albums des groupes susnommés mais néanmoins un disque que l’on prendra plaisir à écouter pour les fans du groupe…quand nous ne trouvons rien d’autre sous la main !
0 commentaire |
|
|
|