Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| 1994 - Raw Power |

|
Vous devez être membre pour déposer une note
1. Irritation
2. Sole Survivor
3. Where the Rain Grows
4. Why?
5. Mr. Ego (Take Me Down)
6. Perfect Gentleman
7. The Game Is on
8. Secret Alibi
9. Take Me Home
10. In the Middle of a Heartbeat
11. Still We Go
Bonustracks (Digipack Edition for Europe)
12. Cold Sweat (Thin Lizzy Cover)
13. Interview with Götz
Kühnemund from Rock Hard
Bonustracks (Special Edition for America)
12. Grapowski's Malmsuite 1001 (in D-dDll)
13. Cold Sweat (Thin Lizzy Cover)
14. Can't Fight Your Desire
15. Closer to Home (Grand Funk Railroad Cover)
16. Silicon Dreams
17. Star Invasion
18. I Stole Your Love (Kiss Cover) |
|
|
|
| Chronique |
 16 / 20 |
|
Le couperet tombe ! Inéluctable ! Tranchant ! Incroyable ! Irrévocable !
Michael Kiske est viré, avec plus ou moins une envie irréductible de la part du chanteur d’aller visiter de nouveaux horizons, le Power métal ne lui apportant plus ce qu’il désire.
Helloween, prince (Gamma Ray avait déjà pris du galon) du heavy speed européen, sans sa voix d’or, sans son charismatique et unique chanteur, ayant provoqué mathématiquement autant de chef d’œuvres (deux) que de bides (deux) mais ayant surtout permis l’éclosion définitive de tout un genre, en évoluant dans un univers encore complètement vierge.
Dès lors, comment imaginer un successeur, même si bon nombre le désirait dans l’ombre, sans oser perpétuer l’éventualité.
Le gouffre semblait atteint avec "Chameleon", plaçant des citrouilles en proie à des démons créatifs. Non pas que l’album souffrait d’un manque d’idées, au contraire, il ne parvenait pas à trouver de cohésion entre les riffs, l’apparition anachronique de cuivres et surtout d’un tempo revu à la baisse. Et Kiske, malgré son chant, ne parvenait à presque rien sauver des cendres brulantes sur lequel le groupe fondait son cercueil.
Mais lui parti, Weikath pensa faire un énorme ménage, en recrutant à la fois Uli Kusch (batterie) et surtout la perle rare en la présence d’Andy Deris.
Sortie de nulle part, venant des tréfonds de l’underground (chanteur de Kymela, dont aucun album n’a vu la lumière du jour), le beau blond se voit transposé en haut de l’affiche, avec une pression médiatique et critique accablante sur les épaules.
A l’instar de Blaze Bayley à la même époque, le groupe aura tenté un énorme coup de poker en optant pour un chant radicalement différent, mais on ne peut plus délectable.
"Master of the Rings" tombe donc du ciel, dans une fosse affamée aux crocs acérés, prêt à saigner définitivement des allemands plus ou moins anxieux quand à la réaction des fans.
Mais quelle ne fut pas la surprise à l’écoute de l’opus. Un son cristallin, largement plus puissant et brut que sur les deux précédents opus, une énergie et une rapidité retrouvée et surtout…ce chant…Deris…à croire qu’Helloween avait le nez fin pour les chanteurs talentueux.
A la différence de son homologue passé, la voix d’Andy semble directement taillé dans le roc, sans fioritures ni excès, simplement une puissance naturelle et colossale qui vous écrase et vous broie le crâne. Les capacités apparaissent comme quasi illimitées, tant le nouveau venu est capable du plus agressif ("Sole Survivor") comme du très mélodique et aigu (le magnifique "Why ?").
D’entrée, avec Sole Survivor, Kusch démontre que lui non plus ne désire pas faire de figuration, et la paire Weikath – Grapow balance des riffs incisifs et jouissifs, sur un coulis de cris agressifs. Une double pédale lourde et oppressante offre un tempo ravageur, ne délaissant pourtant jamais la mélodie, notamment sur le refrain. De même, il se dégage à nouveau un sentiment d’unicité dans le son, de cohérence et d’entendre, à l’image des débuts, quelque chose de neuf et frais, particulièrement grâce à un vocaliste exceptionnel à la voix unique.
"Perfect Gentleman" rallie le fan de la première heure avec un humour caractéristique, et surtout un aspect débridé et décadent qui sied à merveille à Deris, semblant maître en matière de dérision dans ses parties vocales. Les mélodies, sans être téléphonées, sont légères et accrocheuses, et ne peuvent que décrocher un inévitable sourire pour un groupe renaissant tel le phénix. Renvoyant à la période du célèbre gardien, l’ultime "Still We Go", par son riff et ses effets, ne peuvent que matérialiser dans nos têtes "A Little Time", mais avec un aspect plus lourd, plus dur et moderne malgré un refrain des plus mélodiques et assimilables. Encore une fois, Andy laisse filtrer un talent immense, passant d’un refrain suave à des envolées aigu pour revenir à un couplet brut de décoffrage. Et ces solos…s’entremêlant, s’enlaçant, merveilleuse conclusion d’un opus que personne n’attendait à ce niveau.
Un niveau à plusieurs caractéristiques, parfois novateur, dont "Why ?" semble l’investigateur.
Un aspect très mélodique, mais, qui sans jamais tomber dans la pop comme d’antan, est sublimé par le chant et surtout des claviers prenant la forme de nappes. Le refrain voit Andy s’envoler vers les cieux, d’une manière très particulière, non pas dans des aigus surhumains, privilégiant la beauté à la technique, le naturel au superficiel. Un refrain qui ne vous quitte plus, qui s’installe, qui s’ancre, à pleurer. Angélique. Et ce solo, qui aura inspiré bons nombres de groupe, mélodique mais sans une déboule de notes, qui deviendra la marque de fabrique d’Edguy. Un aspect très mélodique que "Mr.Ego" transperce encore plus profondément, avec plus de maitrise, moins de féérie mais surtout plus de tension. Le riff s’étire, infiniment, jouant avec les effets, nos nerfs et nos tripes. Le long break instrumental est superbe, latent, même si on peut regretter un Deris ayant parfois un peu de mal à disposer ses placements vocaux si particuliers, qui deviendront la particularité de l’Helloween actuel.
Mais outre quelques menus détails, "Master of the Rings" frappe un énorme coup dans la fourmilière usée des citrouilles, et sonne comme un renouveau certain et emplie de promesses qui, s’il ne trouvera pas une suite convaincante avec "The Time Of The Oath", se verra transcender sur "Better Than Raw". Le renouveau était en marche, le talent aussi, l’inspiration suivant le pas…peut-être le second album le plus important de leur carrière, à défaut d’être le meilleur…
8 commentaires |
|
| Chronique |
 |
|
1994, après deux albums qui furent un échec commercial, nos citrouilles préférées reviennent avec un important changement de Line-Up. Au micro, Michael Kiske laisse sa place à Andi Deris, ex front-man de Pink Cream 69. A la guitare, Michael Weikath est toujours là, et toujours épaulé par Roland Grapow qui avait pris la place de Kai Hansen quelques années auparavant. A la basse, on retrouve toujours ce cher Markus Grosskopf, et à la batterie, Uli Kusch qui remplace Ingo Schwichtenberg, qui s’est suicidé quelques temps auparavant… Voilà qui fait beaucoup de changement pour un Line-Up, où il ne reste plus que Michael Weikath et Markus Grosskopf en temps que membre d’origine…
Si les deux albums précédents nous avaient fait croire à un changement d’orientation musicale, ce « Master of the Ring » nous remet dans le droit chemin, et affirme que les allemands sont là pour faire du Speed Metal, leur marque de fabrique trop oubliée sur « Pink Bubbles Go Ape » et « Chameleon »…
L’album commence sur une intro style classique, « Irritation », avant d’attaquer sur « Sole Survivor », un morceau pur jus d’Helloween, du Speed Metal comme on aime. On enchaîne sur « Where The Rain Grows », l’une de mes chansons préférées sur cette galette. Un morceau d’Helloween comme à l’habitude, avec un magnifique refrain à signaler, et une jolie ligne de basse de monsieur Markus Grosskopf. « Why » est une bonne chanson, qui sonne beaucoup plus FM que les chansons précédentes, une Power-ballade plutôt réussi tout de même. « Mr Ego » est une très bonne chanson assez spéciale dans sa structure musicale, mais avec un refrain qui fait une nouvelle fois mouche. « Perfect Gentleman » est l’un de mes coups de cœurs de l’album aussi, avec une mélodie imparable sur les refrains, qui sont tout juste magnifiques…
La seconde partie de l’album commence sur « The Game is On », une bonne chanson, au refrain accrocheur (décidément, c’est légion sur cet album !), une mélodie imparable avec en supplément des musiques de jeux vidéo qui ne font que ajouter du piquant à cette chanson. A noter aussi la basse de Markus omniprésente sur cette chanson… « Secret Alibi » reste une chanson passable, mais j’avoue ne pas accrocher à cette dernière. Le refrain me laisse de marbre, je trouve que çà décolle pas vraiment… Dommage ! « Take Me Home » remonte le niveau, avec une des chansons les plus rapides de l’album, avec cette fois ci un bon refrain, et toujours ces parties de basses qui résonnent dans les oreilles… Et puis une bonne intro à la batterie, çà ne fait jamais de mal ! « In the Middle of a Heartbeat » est une jolie ballade, qui me fait un peu penser à « Two Steps Behind » de Def Leppard. Le refrain est bien fait, et on peut noter ici un solo de guitare acoustique, pas banal… L’album se termine sur « Still We Go », une chanson typique d’Helloween, Speed Metal à souhait, de quoi bien finir l’album…
Cet album marque donc le retour en fanfare des allemands, qui nous avaient presque fait croire à une mort clinique avec les deux albums précédents, ou au mieux un changement littéral d’orientation musicale. On retrouve sur cet album un peu de tout, de la ballade, du Speed Metal, du FM, bref un album bien homogène, de quoi viser un plus large public… Bref, album fort conseillé !
0 commentaire |
|
|