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| Chronique |
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Aprés une attente insupportable de prés de 15 ans, voici enfin arrivé le nouvel épisode de la saga des 'Keeper Of The Seven Keys'...mais ceci n'est pas tout à fait vrai. En effet, le nouvel album des citrouilles est loin musicalement parlant des deux premiers albums. Bien que le niveau technique soit trés élevé et que les compositions sont, pour la plupart, trés efficaces et assez imaginatives, l'atmosphère particuliére des parties I et II n'y est plus. Ici, l'impression que l'auditeur peut avoir en écoutant ce nouvel opus de l'ambiance générale semble plutôt sombre, comme si l'ombre de 'The Dark Ride' semblait planer au-dessus de 'The Legacy'...Concernant le tracklisting de l'album, nous nous retrouvons avec 13 compositions réparties sur 2 cd (ce qui est quelque peu inutile à mes yeux). Chacune des deux rondelles contient un titre épique de plus de 10 minutes. Le cd 1 débute par un titre fantastique de 13'54", un futur classique du groupe et une bombe sur scéne : "The King For A 1000 Years". Les autres titres, bien que plus courts, possédent un charme fou : "The Invisible Man" mid-tempo assez mystérieux, "Born On A Judgment Day" avec ses mélodies enjoleuses et ses couplets en canon et son refrain efficace, taillé pour la scéne, tout comme "Silent Rain", et ses harmonies de guitares jouissives, "Pleasure Drone" avec ses nombreux breaks et Andi Deris avec ses envolées dans les notes les plus aigües et "Mrs God", LA blague de l'album, assez mysogine dans l'âme. Le cd 2 est, également, trés bon : "Occasion Avenue", un autre titre épique de 11'04", qui introduit d'autres chansons d'égale qualité avec notamment la vraie ballade de l'album, "Light The Universe" qui est un duo entre le chanteur blond épi et la délicieuse Candice Night. Un morceau ensorceleur qui plaira aux fans les plus romantiques de la cucurbitacée. Suivent les agressifs mais mélodiques "Do You Know What You Are Fighting For?", "Come Alive", "Shade In The Shadow", "Get It Up" et ses accents maideniens, et enfin le rapide "My Life For One More Day", qui clôt le double album d'une bien belle manière.
Ce qui disent que Helloween n'est pas capable de nous écrire des titres dignes de son rang se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate! 'Keeper of the Seven Keys - The Legacy' remet Helloween dans le droit chemin aprés ses légers égarements des 5 dernières années ('The Dark Ride', 'Rabbits Don't Come Easy'), qui bien qu'agréables interludes, n'ont pas été perçus par les fans les plus intransigeants comme des albums intéressants et différents, ce qui es plutôt dommage. Le Helloween version 2005 va droit à l'essentiel et établit les bases d'une nouvelle étape dans leur carrière, étape qui va s'avérer à la fois décisive et pleine d'espoir. 'Keeper of the Seven Keys - The Legacy', malgré son titre trompeur, est un nouveau chef d'oeuvre dans la discographie des allemands, un nid à tubes, un disque puissant et inspiré, comme on les aime! Le groupe n'a pas encore abattu toutes ses cartes et n'est pas prêt, il nous le prouve ici, à laisser sa place à ses suivants. On ne peut qu'agréer à cette démarche. Sans aucun doute, LA bonne surprise de 2005!
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Depuis l’arrivé de sieur Andi Deris, nos citrouilles sont sur la pente remontante après un petit passage à vide dans le début des 90’s. Le monde du métal a été touché vers la fin des 80’s par deux monuments du Speed Metal : Keeper of the Seven Keys I et II sorti en 1987 et 1988 respectivement… 17 ans plus tard, fin 2005, les allemands de Helloween nous ressorte le dernier volet de la sage des Keeper, avec ce Legacy, un double album qui est la première expérience studio du batteur Dani Löble, tout fraîchement arrivé dans le groupe.
Certain fans Hardcore pourront crier au scandale à l’idée de donner un successeur à l’une des plus belles saga de l’histoire du Metal. De plus si on fait le point, depuis l’époque Keeper I et II, il ne reste plus grand monde, si ce n’est le guitariste Michael Weikath et le bassiste Markus Grosskopf ! Mais bon après tout, pourquoi pas si la musique est bonne…
L’album commence sur « The King for a 1000 Years », certainement LA chanson de l’album. Presque 15 minutes de rebondissements, du pur plaisir. Une chanson épique comme seul nos citrouilles savent les faire, à l’image de « Keeper of the Seven Keys » ou encore « Halloween ». On enchaîne sur « The Invisible Man », un titre de 7 minutes, un peu en dessous de son prédécesseur, j’accroche moins, sauf pour le refrain vraiment très bon. « Born on Judgment Day » est une chanson de Speed Melodique typique Helloween, que j’adore ! C’est l’une de mes préférées de l’album, le solo de guitare est à tomber par terre, le refrain est vraiment sublime, bref un grand moment de mélodie… « Pleasure Drone » est une chanson bien plus courte, 4 minutes seulement, et la qualité est aussi un peu moins au rendez-vous. Effectivement, le refrain n’est pas sublime, assez plat, et le solo de guitare est la seule chose qui sauve la chanson à mon avis… « Mrs.God » est la chanson la plus courte, qui dure un peu moins de 3 minutes ! Un record pour les citrouilles je pense ! Cette dernière sonne un peu plus FM que les autres, mais le bonheur reste intacte, un joli refrain qui nous oblige à pousser la chansonnette… « Silent Rain » clôture ce premier CD. Une chanson très rapide, qui me rappelle un peu « All Over the Nations » sur « The Dark Ride ». Bref, une très jolie composition avec un magnifique refrain… bref, de quoi bien nous faire languir pour le CD 2…
Le CD 2 commence comme le CD1, c’est à dire avec du très lourd ! 11 minutes, c’est la durée de « Occasion Avenue », un morceau épique plutôt sombre, mais très bien fait, avec une rythmique vraiment rapide ! Bref, une très bonne chanson. « Light The Universe » est une jolie ballade, où Andi Deris chante avec Candice Night… Un très bon morceau en somme… « Do You Know what you are Fighting For » reste très bonne, avec un refrain simple efficace, tout comme la structure de la chanson. « Come Alive » me séduit un peu, je trouve que la chanson ne décolle pas vraiment, tout semble plat, sauf le refrain et encore… Avec « The Shade in the Shadow », on revient au Speed Metal classique du Helloween que l’on aime, avec un bon riff, et une rythmique tonitruante… « Get It Up » est dans la même veine, avec un sublime solo de guitare en prime… Pour finir, on retrouve « My Life for One More Day », une bonne chanson, qui rappèle un peu l’époque “Master of the Ring”. Un très bon riff, un refrain plutôt bon, et un joli solo, voilà de quoi finir l’album sur de bonnes hospices…
Au final, ce troisième volet de la saga des 7 clefs se révèlent être très bon, sans pour autant pouvoir détrôner les deux premiers volets, qui resteront des monuments du Speed Metal. Malgré tout, la musique est bonne, les chansons sont tous très bonnes sauf pour une ou deux, le groupe est en forme, le nouveau batteur semble avoir bien pris ses marques avec le groupe, et cela s’entend ! Bref, je vous conseille ce double album, qui reste parmi les meilleurs albums du groupe. D’ailleurs, il est en ce moment en promotion sur le site de la Fnac, pour 9.99euros, donc si vous le pouvez, foncez, vous ne serez pas déçu…
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 20 / 20 |
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Ô que nous somme loins des Keeper Of The Seven Keys I & II, ces albums conceptuels qui ont marqué l'histoire du metal, en 1987/88. Oui, nous en sommes loin dans le temps, mais musicalement aussi. Cet album est loin d'être un retour aux sources, ce qui serait difficilement réalisable, vu les différences de line-up entre les débuts et aujourd'hui (Andi Deris, dans le groupe depuis 1994, étant compositeur majoritaire).
Non cet album - c'est du Helloween d'aujourd'hui, et en pleine forme (genre Helloween exposant 1000) parce que... sérieux, ça rigole pas. On ne cherche pas à retrouver le vieux Helloween d'autrefois, mais à faire aussi bien et c'est pour moi pari (presque) réussi, "(presque)" tout... simplement, car on ne peut réellement les comparer.
Je me rappelle encore du temps que j'ai patienté avant d'avoir cet album entre mes mains. J'écoutais à l'époque des extraits cruellement restreints d'une minute par chanson à l'espace culturel d'un Leclerc et je m'en délectais délicieusement. Mais n'entendre que 6 minutes (car bien entendu seul le CD 1 était en écoute) sur 77 ne m'a pas comblé très longtemps. Après plusieurs mois de patience (ou pas), je me retrouvai avec l'oeuvre entre mes mains.
L'album débute par une intro que je qualiferais de "totalement relou" mais que l'on écoutera la première fois par respect (et que l'on passera les fois suivantes par lassitude extrême).
En résumé : un gars avec une grosse voix nous raconte l'histoire des 7 clés et leur gardien. Et enfin, la musique commence tout doucement, avec une intro gentillette qui va nous amorcer ces putains de riffs. Le son est vraiment moderne (comme sur The Dark Ride ou Rabbit Don't Come Easy), les structures parraissent simples mais l'assemblage est très complet. Un son hyper propre, des choeurs superbes, quelques arrangements de claviers discrets mais indispensables, l'album ne manque pas de détails à cerner et demande de nombreuses écoutes afin de le décrypter.
Le premier titre sonne donc épique (comme la totalité de l'album) mais aussi progressif, dans ses changements rythmiques et ses batailles de soli (on croirait même "parfois" entrer dans une Power Ballad). Les parties chants font très mal et restent en tête bien longtemps, les transitions de basse sont parfaitement audibles et agréables à l'oreille.
Après ce premier titre (long de près d'un quart d'heure), arrive The Invsible Man. Introduit par une ligne de basse tout à fait propre, une rythmique mid-tempo qui fait mal débarque et re-belotte, les ralentissements pour les couplets et les refrains qui restent en tête, tout ceci débarque et ce n'est pas fini ! À peine à sa moitié, la chanson s'arrête presque pour un intermède chant > guitare > piano avant de repartir de plus belle sur ce refrain qui rentre dans le c**.
Arrive Born On Judgement Day, titre bien rapide qui ne met pas longtemps à démarrer et nous en mettre plein la face. Une chanson classique, très bonne (comme les autres) mais pas exceptionnelle... avant que ne débute la partie la partie soli. Duels des guitaristes, comme d'habitude, mais là "" les guitares ferment leurs clapets et laissent place à un Dani Löble plus que talentueux derrière les fûts... puis s'ajoute le break de basse de Markus Grosskopf (dont le talent n'est plus à prouver) et les guitares reviennent.
Le tout s'achève en beauté.
Pleasure Drone enchaîne parfaitement, au bon endroit et au bon moment, avec un chant très agréable et qui (lui aussi) reste en tête. Pas la peine d'en faire un fromage, un titre superbe comme les autres.
S'en suit Mrs. God. Le parfait single, un happy Helloween tune qui détruit tout. Simple, efficace et agrémenté de sons de guitares peu communs à cet album. Toujours aussi réusi.
Enfin, pour clôturer ce premier CD, arrive Silent Rain qui sonne comme un "au revoir" émouvant, avec des breaks et des transitions incroyables. S'enchaînent avec perfection couplet et pré-refrain, préparant le terrain pour ce superbe refrain. Les soli s'achèvent tout gentiment par un refrain en accalmie avant de rehausser ce dernier refrain d'un demi-ton et de tout détruire une dernière fois... avant le CD 2.
Le premier titre de ce disque débute lui aussi par une intro, qui fera plaisir aux fans (extraits de Eagle Fly Free, Halloween et Keeper Of The Seven Keys au rendez-vous), avant de démarrer sur une superbe mélodie de chant toute douce qui vient de loin. La basse arrive et vient tout détruire sur son passage pour lancer une superbe chanson toute en rebondissements, alternant les rythmiques qui font mal (combien de fois utiiserai-je cette expression dans cette Kro) et les choeurs... Enfin, cessent ces alternances avec un superbe refrain (?) bien speed. Les choeurs réapparaissent, un break de guitare fait revenir un phrasé speed avec ces mélodies de chant si agréables à l'oreille.
Des Occasion Avenue sont murmurés et le thème de basse revient, en nous introduisant de superbes soli. Le tout s'enchaîne encore avec perfection, même les mélodies des soli restent en tête. Un ralentissement survient et calme le jeu avec des vocaux qui viennent de loin (on a l'impression que la TV est allumée derrière soi mais c'est pas grave). L'effet est nickel. Par-dessus ça, la guitare fait très mal... mais elle laisse vite place à la caisse claire (avec là un thème post-martial qui fait monter les larmes aux yeux... flûte) puis le piano. Le chant réintroduit lentement la chanson et on reprend là où on s'était arrêté. La basse reprend sa place avant une dernière alternance voix claires/choeurs, précédant un dernier refrain. C'est là la fin d'un morceau magnifique.
La Power Ballad de l'album, qui mettra une poussière dans l'oeil à plus d'un heavy-metalleux bourru. Une belle chanson dominée par quelques accords simplets au piano. La basse fait mal quand elle est mise en valeur et le solo de guitare est tout à fait appréciable.
Do You Know What You Are Fighting For groove méchamment et fait plaisir. on sent légèrement le côté old-Helloween ressortir mais les arrangements modernes restent présents. Un très bon titre avec une bonne minute de soli fort appréciables.
Après une intro complètement bidon débute Come Alive. Encore un titre qui groove, notamment au niveau du solo, le refrain reste en tête, on s'en lasserait presque (non, je déconne). Rien à dire, simple et efficace.
Puis débarque The Shade In The Shadow (4h16 - je commence à fatiguer) avec de superbes alternances calme/speed, des ponts dont la magnificence n'a d'égale d'ailleurs que sur cet album. On a toujours cette impression de puissance, dominante sur KOTSK : c'est superbement bien retranscris.
Quant à Get It Up, c'est un titre qui sonne un peu le "vieillot rafraîchi" et (ma foi) le tout ne sonne pas si mal. Le pré-refrain est magique et les choeurs tranchent des gorges.
- Enfin le titre My Life For One More Day conclut le tout avec une beauté extrême, sonnant lui aussi comme un "au revoir". Avec une réelle progression qui restera définitivement présente sur cet album. Titre à la limite de l'indescriptible (ou bien marre de cette Kro, qui m'a pris une heure ou deux... je ne sais même plus).
Album magnifique.
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| Mini-Chronique |
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Voici donc le disque qui devrait marquer le retour des citrouilles de la grande époque. Alors véritable come back vers des sonorités qui ont fait la gloire de la formation allemande, ou gros coup marketing ? Il y a sans doute un peu des deux dans ce double album… Introduction du premier cd, et c’est la claque. « The king for a 1000 years », du haut de ses 14 minutes, dépasse d’une tête tout ce qui se fait actuellement en matière de métal mélodique. Très varié (le titre commence par une intro acoustique, avant de lancer la patate sur un mid tempo qui enfin accélère sur du vrai speed mélodique), on retrouve sans aucun doute l’ambiance des années 80, avec ces petites blagues typiques, ces refrains majestueux, ces chœurs (ici un chant féminin vient renforcer le coté magique du titre, là une chorale vient foutre le frisson), mais aussi des plans tirés du métal moderne à la Rhapsody, ainsi qu’un son énorme. Un morceau excellent qui rassure quant à ce retour. La suite surprend, avec une intro à la basse et un riff vraiment moderne en mid tempo un peu sombre, qu’on attendait pas d’Helloween, et pourtant, là encore, le groupe retombe sur ses pieds. Une fois lancé, le tout sonne joyeux, typique même, avec un autre refrain en béton (qui rappelle Freedom Call en fait). Et l’album est de cette trempe, un savant mélange entre classique qu’il fait bon retrouver et modernité, avec ces refrains monstrueux (« Pleasure drone », « Born on judgement day ». Certains titres peuvent choquer comme le très surprenant « Mrs Gold », qui pourtant est excellent une fois qu’on s’y est habitué. Un premier cd parfait qui m’aurait largement suffit, sans doute ce qu’Helloween a fait de mieux depuis une quinzaine d’année. Le second cd est lui plus anecdotique, et sent plus le remplissage. Le long « Occasion avenue » n’apporte rien, la balade avec Candice Night « Light in the universe » est chiante comme la mort, bref, un résultat plus mitigé. Le premier cd est fabuleux, le second sent le forcé, et c’est dans ce sens que j’hésite à parler de retour, ou d’opportunisme. En piochant dans le meilleur de ces titres, on aurait tenu l’album de métal mélodique par excellence. Virez les bouches-trous et dégustez l’un des meilleurs albums du groupe.
Stench
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