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| CD paru en1988 - Noise International |

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1. Invitation
2. Eagle Fly Free
3. You Always Walk Alone
4. Rise and Fall
5. Dr. Stein
6. We Got The Right
7. Save Us
8. March Of Time
9. I Want Out
10. Keeper Of The Seven Keys
Bonustracks (2006 Remastered and Expanded Release)
11. Savage (B-Side)
12. Livin' Ain't No Crime (B-Side)
13. Don't Run For Cover (B-Side)
14. Dr. Stein (Remix)
15. Keeper Of The Seven Keys (Remix) |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Au regard de l’histoire certaine décisions peuvent avoir des conséquences dramatiquement irrémédiables. A la genèse du projet Keeper Of The Seven Keys l’œuvre se composait de vingt morceaux pensés de manière indivisible, vingt scènes racontant un conte moderne, dense et variés. L’ensemble de cette œuvre aurait sans aucun doute dépeint de manière plus juste encore l’étendue fabuleuse des talents de composition de Weikath et Hansen. Sortir cet opus sous la forme d’un double-album unique, plutôt que de deux albums simples auraient certainement couronné de manière éclatante l’incroyable art de ces jeunes allemands. Helloween veut que ce Keeper Of The Seven Keys ne soit qu’un, et bien décidé à ne pas se laisser faire dans cette négociation, face à une maison de disque qui, pour de raisons éminemment plus mercantile, avait décidé qu’il serait deux, le groupe mixe l’ensemble de ces morceaux. Pourtant c’est bel et bien Noise qui aura le dernier mot, elle exige du groupe de choisir quel titres se retrouveront sur l’un ou et lesquels sur l’autre des épisodes de ce diptyque.
Un choix qui, avec le recul, peut paraitre des plus évident tant la première partie de cette œuvre, composé essentiellement par Kai Hansen dont les aspirations sont plus brutalement heavy, correspond à la suite logique de Walls of Jericho, marquant ainsi un attachement des plus avérés aux passé d’Helloween, alors que la deuxième partie de l’ouvrage composé surtout par Michael Weikath, plus emprunt de mélodie, est déjà tourné vers un visage plus moderne de ce que sera bientôt la musique du groupe. Même si nos deux compères savent à merveille unir leurs efforts et leurs influences, ces distinctions de compositions sont suffisamment marquées pour créer une vraie différence entre les deux opus. Pourtant la décision de privilégier les morceaux d’Hansen sur le Keeper Of The Seven Keys part I et de reléguer ceux de Weikath sur le part II auront un effet, aidé par l’immaturité de la jeunesse de ces deux génies, désastreux. Créant le début de dissensions définitives, l’affrontement de ces deux caractères forts finira par agiter violement le groupe, le déchirant en plusieurs clans durs dont les chefs de files finiront par se séparer dos à dos pendant de nombreuses années.
C’est d’autant plus navrant que dès les premiers instants de cette œuvre le plaisir est présent, les regrets de cette communion qui bientôt ne sera plus qu’un souvenir sont immenses. Et rester indifférent à des hymnes aussi évident qu’Eagle Fly Free ou le chant de Kiske excelle, ou la double grosse-caisse d’Ingo se déchaine dans un déluge incisif et prompt, ou les guitares ne perdent jamais de vue les désirs de s’inscrire dans une mouvance résolument agressive ; et tout cela sans jamais être dénué des harmonies mélodieuse mise, aussi, en valeur par la voix, relève de l’impossible. Ainsi Helloween excelle toujours encore dans ces constructions de titres véritablement initiateurs, forcement dans la même veine que son précédent opus puisqu’écrit en même temps. Ces compositions fortes des talents rares et des capacités exceptionnelles de ces musiciens, continuent à nous procurer d’immense satisfaction intense. Pourtant si le groupe sait composer des titres puissants et percutants, il décide également, aussi surprenant que cela puisses paraitre, de poursuivre dans la voix de ce « Happy Metal » et de sa dose d’humour positive et joyeuse. Ainsi Rise And Fall, alternant des refrains rapides et des couplets mid-tempos, dépeint avec une certaine ironie et une certaine lucidité les méandres qui peuvent être le lot de chacun d’entre-nous, nous projetant en des sommets un jour et en des abymes le lendemain. Dr. Stein narre de manière allégorique et tragi-comique les déboires d’un savant, dans la trame assez scénarisé d’un morceau plutôt au rythme moins rapide ou apparaissent des claviers assez succinct, qui jusqu’ici était absent. Et un I Want Out mid-tempo aux riffs efficaces et aux textes affranchis sont trois titres qui dénotent d’une réelle volonté enjouée d’afficher une indépendance impertinente, d’une fraîcheur libéré délicieuse. Et au moment où sonnent les trompettes de la renommé du très progressif Keeper Of The Seven Keys, morceau de bravoure de près de quatorze minutes, enchainant ses diverses parties de manière très fluides et étonnamment intéressantes, il devient difficile de nier les évidentes capacités de ces jeunes allemands à varier les ravissements pour nous combler. Déjà emplies de sentiments divers incroyablement enrichissant, Helloween se permet de clore ce chapitre sur un morceau d’une intensité admirable, sur un titre furieux, rapide, tendu, sur un Please Save Us tout simplement magnifique.
Difficile de dire du mal d’une œuvre aussi accomplis qui même plus de vingt ans après ne cesse de nous emplir d’émotions soutenues. Ardu de critiquer de telles aptitudes de musiciens, de compositeurs et d’interprètes.
Helloween s’impose donc comme une référence absolue avec seulement vingt titres, des riffs époustouflants, des arrangements incroyables, un sens du break étonnant, un batteur au jeu subtil et précis, un chanteur ahurissant, deux compositeurs aux génies complémentaires inégalés, une liberté insolente, une fraicheur positive étonnante, rien moins que le talent de ces cinq musiciens hors du temps. Historique, tout simplement, vous dis-je…
19 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Après un « Walls of Jericho » remarqué,le
groupe de Power-metal Helloween se lance dans un projet de double album
conceptuel « Keeper of the Seven Keys ». Suite au refus du label de
sortir un double album, le groupe allemand saucissonne leur œuvre en deux disques,
« Keeper of the Seven Keys Pt 1 » (1987) et « Keeper of
the Seven Keys Pt2 » (1988). Le succès sera au rendez-vous pour les deux
albums. Malgré tout, ces deux cds sont assez distincts en raison de la
divergence (magique puis destructrice) des deux compositeurs Weikath et Hansen.
Si Hansen a des influences plutôt heavy (très présentes sur le premier Keeper),
Weikath aspire a plus de mélodie. C’est finalement le dilemme classique des
métalleux. Maisici, il va donner un souffle supplémentaire à Helloween, créant
pas là-même le Power-metal mélodique.
La musique d’Helloween est résolument tournée vers
l’énergie. Il suffit d’écouter le premier morceau de l’album, « Eagle fly
free », véritable bombe lancée à 200 à l’heure, pour s’en rendre compte.
Que cette énergie soit agressive, glauque ou même joyeuse, elle est présente
sur tous les morceaux. Le côté joyeux, appelé « happy metal », fera
d’ailleurs partie du mythe d’Helloween. Ce second degrés, au milieu d’un concept
album parlant de lutte entre le bien et le mal apporte une fraîcheur bienvenue
avec des morceaux comme « Rise And Fall », « DrStein »,
« I Want Out » ou à moindre mesure sur « You always walk
alone ». Bien évidemment, le tout est toujours saupoudré d’une musique
épique à souhait, qui donne envie d’attraper son glaive en argent et de partir
chasser le dragon.
Helloween, avec son côté happy, n’en est pas moins un
groupe extrêmement soucieux du détail. Les morceaux montrent souvent un aspect
progressif et un art du break parfaitement menés. Le morceau
éponyme,« Keeper of the Seven Keys », dure plus de 13 minutes et
passe par toutes les ambiances. Les intros sont également soignées, à l’image
d’un« We got the right » qui démarre de façon presque glauque alors
qu’il est un morceau énergique et efficace.
Difficile de parler de metal old-school sans parler de
solos… Caractéristique intéressante, Helloween multiplie les duels de solos par
ses guitaristes. Représentant la lutte du bien contre le mal, ils apportent une
particularité aux morceaux et leur donnent un souffle épique supplémentaire.
Le chanteur, Kiske, possède un organe puissant qui monte
dans les aigus sans souci. Il apporte un plus évident dans l’énergie et les
mélodies. La plupart des refrains et des couplets sont très efficaces et donnent
envie de les chanter en levant le poing (ou son épée).
Une petite mention au bassiste, Grosskopf, très présent
et apportant une touche supplémentaire de sophistication dans la musique
d’Helloween.
Cet album est simplement culte. Difficile de le comparer
à son prédécesseur, car les différences d’influences sont trop importantes.
Marqué fortement par Weikath, cet album est plus mélodique, plusenlevé que
« Keeper of the Seven Keys Pt 1 ». Il est vraiment dommage que
l’alchimie magique entre les deux compositeurs n’ait été par la suite la raison
du départ de l’un d’entre eux. Quoiqu’il en soit, ce « Keeper ofthe Seven
Keys » a tenu à l’époque toutes ses promesses et reste un album de
référence pour tout musicien de Power-metal.
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| Mini-Chronique |
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Après la sublime première partie, nos citrouilles allemandes reviennent avec la seconde partie des « Keeper of the Seven Keys ». Finalement, le résultat est à la hauteur, et même au dessus de la première partie !
On commence l’album sur une intro instrumentale, comme sur la première partie, mais je préfère cette intro « Invitation », à « Initiation »… On enchaîne sur ma chanson préférée à part égale avec « Dr.Stein », « Eagle Fly Free », une chanson de Speed-Métal mélodique comme je les adore ! Une pure merveille je vous dis ! « You Always Walk Alone » est un peu en dessous dans la précédente, avec un rythme moins élevé… « Rise And Fall » enchaîne, et le rythme revient au gallot. Une chanson bien speed, dans la veine de « Eagle Fly Free ». On attaque « Dr.Stein », une chanson cool à souhait, ma préféré avec « Eagle Fly Free », et « Future World », en tout cas pour l’ère Kiske. Le ton baisse un peu maintenant, avec « We Got the Right », avec laquelle je n’accroche pas trop, mais ce n’est pour autant qu’elle n’est pas bonne ! Loin de là… On revient au Speed avec « March Of Time », où Michael Kiske nous arrache de nouveau les oreilles ! Vient ensuite, « I Want Out », une chanson qui sonne un peu plus FM que les autres je trouve, mais vraiment excellente. L’album se termine sur une chanson longue de ses 13 minutes, « Keeper of the Seven Keys ». Un morceau hippique comme les citrouilles avaient commencé à nous habitués sur la part 1 avec « Halloween », mais je préfère cependant « Halloween », après c’est chacun son choix !
En conclusion, cet album est encore un coup de maître de la part des allemands, et je ne serais pas choisir entre les deux volumes, qui sont tous les deux énormes… Bon bin cherchez pas, prenez les deux, vous ne serez pas déçus, bien au contraire ! Ces deux bijoux sont maintenant des références dans le domaine du Speed-Métal, et sont considérés comme les deux meilleurs albums de Helloween. Sur cela, je ne pourrais pas dire le contraire, bien que certains albums avec Andi Deris valent vraiment le détour (Dark Ride entres autres !).
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