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| CD paru en1987 - Noise International |

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1. Initiation
2. I'm Alive
3. A Little Time
4. Twilight Of The Gods
5. A Tale That Wasn't Right
6. Future World
7. Halloween
8. Follow The Sign
Bonustracks (2006 Remastered and Expanded Release)
9. Victim Of Fate (B-Side)
10. Starlight (Remix)
11. A Little Time (Alternative Version)
12. Halloween (Video Edit) |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Rendre hommage à ce qui assurément est la genèse d’un genre tout nouveau, et ce alors même que je n’étais que peu au fait de l’ambiance d’alors, du haut de mes treize ans, bien trop occupé a découvrir les frasques musicales et métalliques de nouveaux horizons si immenses et si variés que je passais à côté de ce chefs-d’œuvre, est sans doute une tâche dangereusement complexe, et légèrement périlleuse. Pourtant la magnificence, l’inspiration, les qualités éclatantes qui nous éclaboussent avec tant d’évidence de chacun des huit morceaux de ce disque, ne pouvait décemment pas rester dans le silence et l’oubli.
Après la sortie de premières œuvres avec un Kai Hansen donnant de la voix, nous offrant ce chant rugueux, agressifs et parfois, il faut le reconnaitre, plutôt brute et imprécis, emplie de bons titre rapide et véloces mais belliqueusement heavy, Helloween décide de recruter un « vrai » chanteur et ce afin que la paire Weikath/Hansen puisse se concentrer sur la composition de musique dont l’excellence réside dans le secret magique et quasiment mystique de leur association unique. Ils sont deux caractères forts et antinomiques, ils sont le feu et la glace, ils sont le jour et la nuit, et leur union étrangement consommé donnera naissance à ce que le groupe écrira de plus efficace, de plus réussis, de plus inspirées. Une cohésion qui enfantera ce que l’Allemagne fera de meilleur, et qui aujourd’hui encore, continu de hanter bons nombres de groupes de Heavy Speed Metal teutons. Ce contraste entre les deux hommes nait de leurs influences et de leurs idées diamétralement opposées. D’un côté Kai Hansen et son idéal radical de ce que doit être la musique d’un groupe, de son groupe, c’est-à-dire un Heavy Speed brut et âpre ; un Metal cru basé bien plus sur les riffs que sur la mélodie ; et de l’autre un Michael Weikath et ses envies plus Hard-Rock Seventies, ses aspirations plus mélodiques, sa musique plus harmonieuse. Loin d’opposer leur style dans un conflit sans fin, les deux guitaristes décident de se nourrir de leurs différences, ils délivreront ainsi un mariage intelligemment savoureux dont la concrétisation la plus évidente, après des prémices déjà bien prometteurs sur le mini-LP Helloween (1985) et sur Walls of Jericho (1986), sera ce Keeper Of The Seven Keys part I et son successeur Keeper Of The Seven Keys part II. Pour parfaire cette alchimie naissante, Kai et Michael, en grands admirateurs du travail de Geoff Tate, sont à la recherche d’un chanteur capable de rivaliser avec celui de Queensryche. Ils finissent par recruter Michael Kiske et son timbre si particulier, impressionnant, harmonieux. Un chanteur inimitable pour une musique qui le sera tout autant. C’est assurément une des forces les plus vives d’Helloween, en effet, bien au-delà de se contenter de copier et de recracher des influences mal digérées, il saura dès ces premières mesures composer des airs inventifs, riches, novateurs, mais surtout très personnels.
Chacun des morceaux plutôt rapides qui composent cette œuvre témoignent de la manière brillante poussé par les antagonismes exacerbés, dont nos deux compositeurs principaux font preuve, de leur complémentarité extraordinaire. Ils expriment les diversifications de leurs influences respectives dans un mélange adroitement orchestrés. Ainsi l’incontournable I’m Alive, mais aussi Twilight Of The Gods et ses chœurs magnifiques, et Halloween tantôt prompt tantôt plus lent, allient magnifiquement le double souci d’Helloween. Celui de confronter deux univers jusqu’alors distincts et opposés : la puissance et la mélodicité. Musicalement le défi est indéniablement réussi, et à un telle niveau de perfection qu’il donnera naissance à un genre à part entière, et à nombres de vocations. Cette réussite étant exaltée un peu plus encore par les harmonies vocales de Kiske, et par le travail incroyablement précis et subtil d’un Ingo Schwichtenberg derrière ses fûts et surtout derrière ses grosses caisses.
Mais si le groupe excelle dans les titres rapides, c’est aussi dans les morceaux plus mid-tempos, toujours soucieux de satisfaire ces contraintes de composition et sans les trahir, qu’il forgera son identité en écrivant des hymnes aux constructions des plus virtuoses. Tant et si bien que des titres tels que A Little Time, ou Future World se rapproche d’un aboutissement quasiment parfait, leurs conférant une dimension pour ainsi dire intemporelle.
Il convient aussi de noter qu’Helloween, en apportant une fraicheur toute neuve, en teintant sa toile de quelques touches plus réjouies, d’un certain humour lucide inhabituelle dans le genre, offre à sa musique une couleur « gai » qui finira de séduire tous ceux fatigués par le sérieux ridicule de véritables clichés dans lesquels certains groupes aiment à s’enfermer. C’est ce qu’on appellera le « Happy Metal », qui sans être un style a part entière définit tout de même un authentique état d’esprit libertaire et enjoué.
Cet album est tout simplement un tournant artistique évident. En créant sans en avoir réellement conscience une musique plus rapide et plus mélodique, Helloween marque l’histoire comme peu réussirent jusqu’alors. Influençant des générations entière de musiciens, il y eu réellement avec ce diptyque la naissance d’un esprit musical nouveau, engendrant un « avant » et un « après » Keeper Of The Seven Keys. Une vision neuve dans la manière d’aborder l’art musical. Une conception originale culte. L’avènement d’une ère nouvelle, tout simplement.
3 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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Après un ep et un album dans lequel Helloween avait établis les bases
de sa musique, c’est à dire le speed mélodique (certains disent aussi heavy speed : peu importe), le groupe revient avec un nouveau chanteur, Michael Kiske, laissant Kay Hansen se concentrer sur la guitare. Et ça c’est plutôt une réussite car Kiske est un véritable chanteur avec une voix incroyable poussant dans les aigus avec une clarté rare. L’album s’intitule donc “keeper of the seven keys part I” ce qui peut paraître étrange car la chanson « keeper of the seven keys » se trouve sur la
partie II, et au niveau conceptual on peut se damander s’il y a vraiment un rapport entre tous les morceaux. Enfin revenons à l’essentiel c’est à dire la musique. Ici c’est clair c’est du tout bon (enfin, on verra encore mieux par la suite) , dans un style speed aujourd’hui copié par de nombreux groupes . On retiendra surtout l’hymne « future worls » et le morceau «Halloween » long ensemble de plus de 13 minutes à plusieurs rebondissement avec un passage très progressif au milieu. Mais je maintiens, le reste est très bon mais tout en restant relativement classique.
Un bon disque à posséder pour tout fan de speed mélodique et qui préfigure du meilleur.
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| Mini-Chronique |
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Encore une fois, quelqu'un est passé avant moi sur cette chronique, donc je ne vais pas m'étendre sur l'historique de cet album, ce qui serait un peu stupide, puisque ça a déjà été fait.
Connu pour être le plus gros succès du groupe, il est vrai que rien n'est à jeter sur ce disque, même s'il est vrai aussi que, généralement, la lassitude gagne parfois sur l'excitation.
Mais commençons par le commencement, après une intro gentillette, qui ne casse pas des briques, l'album démarre à fond de train avec "I'm Alive", morceau assez court, doté d'un solo monstre.
"A Little Time", prend le relais, un bon titre, c'est tout.
Et là arrive le premier temps fort de l'abum, avec le titre "Twilight Of The Gods", morceau énorme, épique, monstrueux. On enchaîne avec une bouffée d'air frais, incarnée par "A Tale that Wasn't Right", balade posée, où Michael Kiske (chant), nous fait étalage de tout son talent, pour aller titiller les notes les plus hautes. Alors après, sur ma version, il y a un titre bonus, "Judas", présent sur la réédition de "Walls of Jericho".
Ensuite, deuxième gros temps fort de l'album avec "Future World", à mon sens le meilleur titre de l'album, avec son refrain épique, son solo déchirant, bref tout ce qui fait un bon titre de Power metal. L'album continue avec "Halloween", morceau de 13 minutes tout de même, qui s'écoute agréablement, et on s'aperçoit que le groupe est vraiment très très bon. L'album se finit par "Follow The Sign", une outro assez courte, où une guitare nous balance un solo ultra-déchirant.
Un album culte, que n'importe quel fan de heavy metal se doit de posséder !
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| Mini-Chronique |
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Après avoir installé les bases avec « Walls of Jericho » en 1986, le groupe allemand Helloween revient un an plus tard, avec cette fois ci, Michael Kiske au micro, laissant Kai Hansen se concentrer sur sa 6 cordes… Et c’est une chose très bien pensée, car on découvre alors Michael Kiske, un chanteur sublime, qui monte dans les aigus comme personne !
Ce nouvel opus s’intitule donc : « Keeper of the Seven Keys : Part 1 », et commence par une intro instrumentale, « Initiation », typique des opus de nos citrouilles… L’album enchaîne sur « I’m Alive », une chanson de speed métal, la marque de fabrique de Helloween. On voit tout de suite que Michael Kiske n’amène que du bon avec lui, et sa voix vraiment très impressionnante. « A Little Time » enchaîne, une chanson un peu moins speed que la précédente par moments, mais tout de même très bonne. On revient au Speed sur « Twilight of the Gods », qui est plus dans la veine de « I’m Alive ». On peut déjà remarquer
les très jolies riffs et solos de Kai Hansen et de Michael Weikath, tous deux excellents ici. On casse le rythme avec une ballade, « A tale that wasn’t right ». Une des plus belles ballades qu’il m’est était donné d’entendre, notamment grâce à Kiske qui fait encore des prouesses dans son domaine… La deuxième face débute sur le riff de « Future World », l’une des pièces maîtresses des chansons d’Helloween, et certainement l’une de mes 3 préférées de la période Kiske. La fin approche avec « Halloween », une chanson hippique de plus de 13 minutes, que je préfère largement à « Keeper of the Seven Keys »… L’album se fini sur un instrumentale une nouvelle fois, « Follow The Sign »…
Voici ici l’une des pièces maîtresses de Helloween, du Speed Metal, et du Heavy Metal en générale ! A mes yeux, l’album ne contient que du bon, avec un petit bémol pour les instrumentales tout de même, mais le reste est très bon, voir excellent comme « Future World » ou « Halloween », qui sont devenus des classiques aujourd’hui…
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