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Heavy Rock Hell In The Club Let the Games Begin
CD, date de parution : 10 Janvier 2011 - Red Pony Records
Style: Heavy Rock

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Never Turn My Back 03:54
2. Rock Down This Place 03:33
3. On the Road 03:31
4. Natural Born Rockers 03:39
5. Since You're Not Here 03:26
6. Another Saturday Night 03:06
7. Raise Your Drinkin' Glass 03:55
8. No Appreciation 03:11
9. Forbidden Fruit 03:51
10. Star 05:10
11. Daydream Boulevard 04:05
12. Don't Throw in the Towel 03:32
Total playing time 44:53

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4 avis 1 16/20
Chronique
15 / 20
    AlonewithL, Dimanche 30 Octobre 2011 parlez-en à vos amis  
De la cocaïne coupée avec du sucre en poudre.

« Hell In The Club » serait la réponse de l’Italie au soudain renouveau du glam metal qui est en train de gagner l’Europe. Une formation à l’initiative de l’ex-bassiste de « Secret Sphere » Andrea Buratto, qui aura su réunir en provenance de son ancien groupe le batteur Federico Pennazzato, mais aussi le guitariste Andrea Piccardi et le chanteur du groupe « Elvenking » Davide Moras. C’est en 2009 que la folle aventure commence, aboutissant deux ans plus tard à un premier album, « Let the Games Begin » sur le petit label italien Red Pony Records. L’alcool, le jeu, l’argent, les femmes. Tout cela vous est proposé sur un tapis. Goûtez aux joies du péché. Goûtez au fruit défendu. « Hell In The Club » succombe à tous les vices, mais pas à celui de l’avarice.

L’entame synthé ne nous dit rien de bon. C’est comme être à la porte d’un entrepôt isolé. On frappe à l’entrée, on attend qu’il y ait quelqu’un. Mais un type va finir par vous accueillir et vous donner accès à un lieu de fête et de délire. Nous voilà tout de suite soulagés. « Never Turn My Back » répondra à toutes nos attentes. Un titre très chaleureux. On y sent toute l’excentricité du glam metal, avec la fraicheur en plus. « Hell in the Club » s’accoquinerait un chouia avec le hard FM. Difficile de placer le groupe aux côtés des formations sleaze metal tels que « Hardcore Superstar » ou « Crashdïet », incorporant la violence du punk dans leur glam. « On the Road » s’inscrit pleinement dans cette vision ; sensuel, sexy. Un hard rock roulé dans le sucre et servi dans un soutif. Un côté racoleur que l’on trouve renforcé sur « Since You’re Not Here ». Le morceau ne fait cependant pas dans la vulgarité. Il a été préféré pour celui-ci un rock doux, typé années 90. Davide Moras nous fait honneur de son implication. Le chant est véritablement le point fort du titre comme du volume. Un chant parfait, à son aise à tous les niveaux, et jamais bouté par les guitares, qui bien que jouant les suiveuses sont loin de s’avérer statiques.

Les deux Andrea aux grattes n’ont pas l’air de démordre. Leur jeu peut être docile, comme agressif. Quand ils en viennent à devenir impétueux, cela donne le très prenant « Don’t Throw in the Towel ». Le désordre qui y règne semblerait moins réussir au groovy « Daydream Boulevard ». Un titre prenant volontiers sa source chez « Poison », mais dont la réaction par à coups répétitifs apparaitra moins captivante. Le léger manque d’inspiration qui en est tiré ne sera pas à mettre au compte de la batterie tenu de main de maître par Federico Pennazzato. Ce que l’on peut dire c’est que l’instrument s’affiche étincelant et solide. Ses coups détonants seront pour beaucoup dans l’efficacité immédiate de certains titres. Comme plus parfait exemple, on aurait la reprise du chanteur soul Sam Cooke « Another Saturday Night ». Le morceau, pas forcément fidèle à l’original, remis au goût du jour dans une ambiance ultra festive. Mais quelle pêche ! Même la reprise faite par « Cat Stevens » fait très pâle figure à côté.

La fête bat son plein sur « Raise Your Drinkin’ Glass », à la rythmique plus lourde, plus dure, dans un total esprit californien. Bien qu’un poil gagné par la redondance, le titre se montrera vibrant et stimulant. Chacun des différents acteurs présents à ce banquet se distinguent parfaitement à l’oreille, y compris la basse, mise un peu plus en avant cette fois. On croirait vraiment avoir affaire à des Américains. Le son se confond avec celui de la côte ouest Pacifique. De plus le niveau de production, point d’orgue là-bas, est purement exceptionnel. Il ne serait pas idiot de parler d’eux comme les « Mötley Crüe » italiens. Les influences liées à cette illustre formation sont d’ailleurs très présentes sur bon nombre de morceaux, comme l’exhibitionniste « Rock Down this Place ». Pour le coup, tout l’aspect décadent et bordélique du glam ressort sans ambigüité. Il en sera fait de même avec « Forbidden Fruit », même si le refrain plus moderne et posé offrira une prise d’oxygène pure, au beau milieu de ses vapeurs corrosives de vieux bourbon. Avec « Natural Born Rockers », plus de doute. La musique, le chant, tout ce qui est ici affiché par « Hell In The Club » fera penser à « Mötley Crüe ». À cela il faudra ajouter une certaine linéarité qui rendra le morceau un peu moins fun.

Les Italiens s’en sont allés voir un autre groupe de Los Angeles. Après le groupe de Nikki Sixx, ce sera au tour de celui d’Axl Rose, « Guns N’ Roses ». Cela ne paraîtra pas des plus évidents au premier abord sur le déroutant « No Appreciation ». Il faudra en retenir le chant sur les couplets, parce que le refrain change du tout au tout. Un refrain porté par ses chœurs et communiquant un certain enthousiasme. C’est vrai que pour le coup le lien aux Guns est difficilement perceptible, après avoir écouter la ballade « Star » on en doute plus. Le titre donnerait l’illusion d’être tiré d’un des deux volumes « Use Your Illusion ». Davide parvient à imiter assez remarquablement la voix d’Axl Rose, pourtant si caractéristique.

On aurait oublié à quel point les bimbos italiennes pouvaient rivaliser avec les pin-up de Californie. « Hell In The Club » est une révélation glam, qui a su garder une certaine distance entre la violence des « Black Rain », « Hell N’Diesel » et autre « Crashdïet » et le kitsch des « HEAT » et « Bai Bang ». De la cocaïne coupée avec du sucre en poudre, s’il fallait décrire cet opus en une phrase. Pas d’overdose cependant. Malgré certaines longueurs, « Let the Games Begin » a le mérite de se montrer séduisant de bout en bout. En tout cas cela laisserait entrevoir un bien bel avenir à cette toute jeune formation.

15/20




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