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Subissant le départ simultané de Doug Cerrito (Suffocation) et du batteur-missile Tim Yeung, Erik Rutan poursuit immuablement sa route avec son ami Jared Anderson, parvenant à rallier à ses côtés l’impitoyable Derek Roddy, batteur possédant une vitesse et une précision n’ayant rien à envier aux blasts métronomiques de son prédécesseur. Si King Of All Kings ne débute pas sur sa meilleure facette, à l’image de son titre éponyme saisissant sans être transcendental, l’album trouve en revanche sa pleine puissance dès l’imparable The Obscure Terror, d’une force et d’une brutalité sombre sans commune mesure. Libéré de l’influence de Doug Cerrito (Suffocation), qui lui avait toutefois beaucoup apporté, Erik Rutan maîtrise désormais parfaitement son brutal death, assénant des riffs & des soli d’une rage et d’une incision meurtrières, mais aussi d'une précision désarmante malgré l’ultra brutalité du style. Majoritairement dominé par les blasts et le double pédalage incessants et dévastateurs de l’impitoyable Derek Roddy, l'album contient parallèlement de nombreux breaks déboulonnants, d'une lourdeur imparable, non sans rappeler les ambiances massives & délicieuses de l'incontournable Gateways to Annihilation de Morbid Angel, sur lequel Rutan avait participé deux années auparavant. Hate Eternal enchaîne ainsi les cultes Servants of the Gods, Born by Fire ou Chants in Declaration dans un tourbillon d’énergie pure, portant le death metal dans des contrées d’une force et d'une intensité rarement atteintes, trouvant son apogée sur l’invincible titre final Power that Be, d’un équilibre et d’une technique renversantes. Au côté du pharaonique In the Darkened Shrines de son homonyme Nile, sorti en cette même année 2002, Hate Eternal signe ainsi un King Of All Kings transcendant son excellent prédécesseur, installant définitivement la bande d’Erik Rutan parmi les locomotives du brutal death à l'échelle internationale. La puissance sans limite de l’album confirme en effet le nouveau visage arboré par la scène death metal depuis ce changement de millénaire, plus brutale, technique, rapide et intense que jamais. Incontournable ! Fabien.
Erik Rutan est énervé et nous le fait savoir! La production est tout simplement énorme,les parties des guitares sont vicieuses, le chant est bien partagé entre sieur Erik Rutan et Jared Anderson (Rip)! Les bémols de cet album viennent peut être de ses qualités. Je m'explique, la production est énorme mais ne privilégie que les guitares et le chant au détriment de la basse et de la batterie sans doute triggées. Il reste cependant un bon album pour les amateurs de brutalité mais à choisir je préférais "Conquering The Throne"!
Signé sur le label earache records et enregistré au Mana studio en Floride par Erik Rutan lui-même, King Of All Kings possède une production très puissante, manquant de clarté à certains endroits où le son fait part belle surtout à l’impact des guitares. Musicalement, les riffs de guitares vont dans a continuité de Conquering The Throne utilisant la même base c'est-à-dire la rapidité d’exécution, une grande puissance et une grosse couche de technique. Les atmosphères sombres et alambiqués sont toujours présents. On est étonné de voir autant de diversité dans les riffs alors que la musique n’est que brutalité et rapidité. La batterie joue à 100 km/h, la plupart du temps en blast beats. Les quelques mid tempos présents ne sont là que pour annoncer le chaos prochain. Le chant d’Erik n’a pratiquement pas évolué, restant toujours dans le guttural typiquement death metal. Nous remarquons cependant l’utilisation plus importante de la voix hurlé qui n’est pas pour déplaire à nos pauvres tympans. Bref, Hate Eternal nous donne encore une fois une grande claque dans la face grâce à ce King Of All Kings infernal. Du grand brutal death américain.
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