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Death Brutal Hate Eternal Conquering the Throne
26 Octobre 1999 - Wicked World Records
Hate Eternal : Conquering the Throne, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Praise of the Almighty
2. Dogma Condemned
3. Catacombs
4. ailed to Obscurity
5. By His Own Decree
6. The Creed of Chaotic Divinity
7. Dethroned
8. Sacrilige of Hate
9. Spiritual Holocaust
10. Darkness by Oath
11. Saturated in Dejection

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NEUF
Chronique
16 / 20
    Fabien, le Vendredi 21 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Déjà guitariste sur Dreaming the Dead en 1991, premier album de la formation culte Ripping Corpse emmenée par Shaune Kelley & Scott Ruth, Erik Rutan accroit définitivement sa popularité en 1995, lors de son intégration dans les rangs de Morbid Angel, participant activement à l’écriture et à l’interprétation du grand Domination. Mais, désormais accompli, le guitariste stakhanoviste souhaite rapidement revêtir le rôle de leader, délaissant la troupe de Trey Azagthoth pour fonder son propre groupe deux ans plus tard, l’imposant Hate Eternal, aux côtés de son ami Jared Anderson.

Erik Rutan décroche alors le jackpot en complétant son line up avec Doug Cerrito, officiant encore au sein de Suffocation (au bord de la séparation à cette époque), puis avec Tim Yeung, réputé pour ses blast-beats parmi les plus rapides du circuit. Fort d’un contrat avec Wicked World (division d’Earache créée par Dan Tobin dans le but de relancer le metal extrême au sein du label), Erik et ses lieutenants investissent le Greenhouse Studio en mars 1999, débouchant sur la sortie de Conquering the Throne en octobre, muni d’un titre sans équivoque et d’une peinture de Hans Memling (1471), dévoilant déjà toute la thématique, l’ambition, l'identité, et l'essence sombre de la formation.

Dès son ouverture, Conquering the Throne submerge l’auditeur par ses blast-beats métronomiques sans pitié, sa basse écrasante, ses riffs démentiels, ses soli enflammés, et ses vocaux d’un guttural particulièrement rageur. Depuis l’impitoyable Praise of the Almighty jusqu’à l’intraitable Satured in Dejection, Hate Eternal dégage ainsi ce tourbillon de haine et cette brutalité sombre parfaitement canalisés, affichant une vitesse et un niveau technique quasiment inédits à l’époque.

Toutefois, les compostions d’Erik Rutan ne développent pas encore toute leur envergure, possédant un côté trop massif, qui les empêche de se détacher pleinement les unes des autres. En revanche, les trois morceaux composés par Doug Cerrito (Nailed to Obscurity, Dethroned, Spiritual Holocaust), d’une mise en place et d’une exécution désarmantes, apportent ce parfum Despise the Sun (Suffocation) plus que délicieux, permettant de trancher judicieusement avec les titres du leader.

Repoussant vitesse, technique et brutalité de quelques crans, pour donner une nouvelle définition à l’extrémité, à l’instar d’Apocalyptic Revelations, Amongst the Catacombs & Exterminate (Krisiun, Nile, Angelcorpse), l'infernal Conquering the Throne marque ainsi le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du death metal, en cette fin des années 90, apportant l’oxygène nécessaire au style pour permettre l’enterrement définitif de ses années fades et incertaines. Hate Eternal possède en effet cette violence rythmique et cette technique pratiquement inédites en ces temps, renvoyant d'un coup au placard de nombreuses formations de death metal essoufflées, empêtrées dans des structures middle tempo et des riffs monolithiques maintes fois rabâchés.

Fabien.

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6 commentaires
Mini-Chronique
15 / 20
    Necroreaper, le Jeudi 20 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Voici le groupe de l’ex Morbid Angel Erik Rutan dans un style plutôt brutal et rapide.
Il s’agit d’un brutal Death Metal de bonne facture et très rapide progressant dans un chaos sonore presque permanent.
Les parties de guitares sont rapides et très techniques et sont bien en phase avec une batterie à la fois lourde et rapide alternant mid-tempos et blasts, ce dernier étant quand même bien plus présent.
Les paroles sont basées sur la mort et les catacombes.
Bref, c’est un bon album de death made in Tampa bien entraînant et puissant.


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