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Liste des groupes Metal Symphonique Haggard Tales of Ithiria
CD paru le 29 Aout 2008 - Drakkar Classic
Haggard : Tales of Ithiria, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. The Origin
2. Chapter I : Tales of Ithiria
3. From Deep Within
4. Chapter II : Upon Fallen Autumn Leaves
5. In des Königs Hallen (Allegretto Siciliano)
6. Chapter III : La Terra Santa
7. Vor dem Stürme
8. Chapter IV : The Sleeping Child
9. Hijo de la Luna
10. On These Endless Fields
11. Chapter V : The Hidden Sign

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5,78 €
Chronique
16 / 20
    Fonghuet, le Mercredi 05 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Bon! Enfin! Il y avait un bout de temps qu'on l'attendait celui-là! La troupe allemande qui est aussi nombreuse qu'un orphelinat d'un pays pauvre nous propose leur nouveau cocktail. Déjà à la vue de cet album plusieurs questionnements viennent hanter mon lobe préfrontal; sera-t-il à la hauteur du superbe Eppur Si Muove? Quels seront les changements apportés, et ainsi de suite.
Au départ, la pochette fait théatral et on se demande de qui ça peut bien parler. Au fait, c'est où Ithiria?

Alors j'enfonce mes écouteurs et j'enclenche le mécanisme de lecture.
Tout d'abord, un belle Introduction très chouette qui pourrait aisément s'injecter dans n'importe quel film épique. La première piste est ensuite suivie d'une bonne pièce qui est très bien travaillée, qui possède un belle structure et de beaux éléments, mais je sais pas, on dirait qu'il manque quelque chose, il manque de la profondeur, l'explosion du Haggard d'antan. Il manque cette chimie entre l'orchestration symphoniqe et le Death Métal. Il manque l'ingrédient secret qui nous explosera à la gueule. Il manque un bon All'inizio E La Morte.

Chose qui m'a déçu en premier avec cet album c'est l'anglais. J'étais content qu'avec Haggard il y ait ce mélange entre anglais, latin, allemand et français (si j'en oublie, pardonnez-moi), mais là, l'anglais est plus que prédominant. Bien sûr ce n'est pas la seule langue, il y a toujours le latin qui vient sauver la mise mais bon, tout de même triste.

Ensuite, chose dont je me suis rendu compte, c'est qu'on dirait que certains instruments ont été enregistrés trop loin du micro. Pourtant la qualité sonore est similaire à Eppur Si Muove mais on dirait que certains instruments à corde sont un peu étouffés. On dirait un mélange d'Eppur Si Muove et d'Awaking the Centuries.

Bon je critique je critique, mais cet album n'est pas un fiasco. Au moins eux ils ne se sont pas apellés Haggard of Fire..
Tales of Ithiria délaisse la lignée familiale pour parler d'autre chose qu'une biographie sur un personnage important (ses prédécesseurs traitaient de Nostradamus et de Galilée). Ici, Ithiria est tout simplement un monde imaginaire où conspirations tragiques et guerres prennent place. L'album se suit donc en prenant bien soin qu'entre chaque piste, il y ait une petite interlude pour nous situer les événements.
Sinon, à la position 9, Hijo de la Luna, un classique des années 80 signé Mecano se dresse(oui oui vous la connaissez!). Certes bien interprété et agréable mais entre vous et moi, qu'est-ce que ça fout là!? Sympathique mais inutile.
Par contre, les pistes qui m'ont personnellement plu le plus sont l'Introduction, le chapitre 1, Hijo de la Luna (à petite dose par contre) et l'incontournable chapitre 5.

En somme, si je puis faire ainsi, Tales of Ithiria est bon. Très agréable à écouter. Chose étonnante, il est très accessible, davantage que les albums d'avant, même pour les non-métalleux. Par contre, il déçoit; certains instruments sont étouffés mais surtout, surtout, il manque l'ingrédient secret, ze ingrédient qui aurait pu propulser cet album avec la même vigueur que les opus précédents. Ce qui est dommage, très dommage car il est plus original, plus établi. Il aurait même pu être meilleur qu'Eppur Si Muove mais sans cet ingrédient qui manque, la magie n'opère plus.
Mais en somme, écoutez-le pour vous faire une idée. C'est quand même du Haggard et c'est loin d'être minable.



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4 commentaires
Chronique
15 / 20
    Sam_Dalembert, le Vendredi 24 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Bon, vu le temps qu'ils ont mis à faire l'album, on en attendait peut-être trop.

D'un côté il n'y a vraiment que 5 chansons (avec 5 intermèdes et une reprise), ça fait très peu en 4ans (même si les 5 chansons durent à elles-cinq plus de 30min). D'un autre côté, suffit de réfléchir 2s et d'aller un peu plus loin que l'écoute classique pour voir que c'est du beau boulot. C'est peut-être une fausse impression, mais il semble quand même que le groupe n'ait jamais aussi bien mêlé les textes, le métal et la musique classique. Et puis impliquer et mettre d'accord 10-15 musiciens, ça doit pas être facile. Tous les morceaux sont vraiment travaillés, aucun n'est délaissé.
Bref, chacun son avis là-dessus.

Par contre il y a clairement 2 manières d'écouter l'album :
 - soit on passe les intermèdes, on écoute de loin les chansons et on en ressort mitigé (c'est court, y a rien de bien nouveau...etc)
 - soit on s'y met, on écoute l'album d'une traite, on met en fond les textes pour comprendre l'histoire, et on apprécie l'album tout entier.

A noter que je vais contredire mon collègue du jour (très bonne chronique au passage) concernant les langues. L'anglais domine oui, mais l'allemand est bien présent, il y a pas mal de passage en latin, Hijo de la luna est bien sûr complètement en espagnol, et il y a un petit passage en italien dans La Terra Santa. En gros pour moi il n'y a que l'italien qui est sous-utilisé (parce que prendre le Français pour parler des langues utilisées dans les chansons d'Haggard...à part dans un intermède parlant de la peste dans l'album Awaking the Centuries, je vois pas :o). Une manque de l'italien qui s'explique peut-être par l'omniprésence de Galilée dans le précédent album (ici, y a pas lieu de parler italien en fait).

L'album commence avec The Origin, une magnifique intro, pas tellement dans la musique (il n'y en a pas beaucoup en fait) mais dans l'ambiance, suffit d'y mettre un peu du sien et on est dedans. Parfait pour attaquer la première chanson, Tales of Ithiria, carrément dans le style du groupe. Beaucoup de passages calmes au violon à la guitare ou au piano (doublé de la voix féminine soprano), enchaîné avec des passages métal avec la voix death d'Asis. On est lancés. Ensuite From deep within, petit intermède pour nous dire que le héros vient de voir que son clan avait été massacré...:) et qu'il est en colère !
Et la colère se ressent dans la chanson suivante, Upon fallen Autumn Leaves, plus rythmée que la première, dans laquelle la voix soprano est -je trouve- plus en harmonie avec le reste (même si les passages en solo montent un peu trop haut à mon goût). Une chanson peut-être un peu trop réservée aux Haggard-fans (trop d'envolées "lyriques" pour les métalleux, trop de longs passages dépourvus de mélodie pour les fans de belle musique). On enchaîne avec un petit morceau médiéval, puis La Terra Santa, chanson reposant pas mal sur l'utilisation des coeurs (splendides sur cette chanson), le reste n'est pas mauvais mais n'est pas transcendant non plus. Enfin si, la fin est sublime (piano + voix soprano).
Ensuite The sleeping Child qui est définitivement ma préférée. Dès le début on a envie de monter le son et de se mettre debout. Suffit de se laisser guider par l'énergie et la beauté du morceau, et le refrain "When two moons unite Silent tears will fall Once upon time Like a dream long ago" résonnera dans votre tête quelques temps...Malheureusement -je dirais-, arrive Hijo de la Luna, et oui une reprise de la chanson de Mecano.  Belle reprise (belle voix, bel accompagnement métal), mais qu'est-ce que ça fout là (pour reprendre Fonghuet) ? On n'en sait rien. Il y a peut-être un lien avec l'album, je parle pas l'espagnol...
Après un dernier intermède intervient déjà le dernière chanson de l'album The hidden Sign, un morceau un poil décevant, la mélodie n'est pas la plus belle écrite par le groupe, dommage que l'album se termine sur ça (même si la chanson n'est pas non plus mauvaise).


Au final album très plaisant, qui nécessite et mérite une écoute approfondie, même plusieurs écoutes. Moi au final, il me plaît cet album (au début je le boudais un peu), car les utilisations des instruments de musique "classique" et de la voix Soprano féminine sont excellentes. L'équilibre métal/musique classique et médiévale est parfait, là où dans les albums précédents la musique pouvait sembler être un assemblement de phases (métal, classique, chants), on sent davantage une harmonie entre ces 3 parties dans Tales of Ithiria. OK, il n'y a pas de morceaux excellentissime comme The Observer, In Pale Moon's Shadow ou Awakening the Centuries (même si je trouve The Sleeping Child magnifique), mais l'album est bien équilibré, très agréable.
Il s'agit peut-être là de l'album le plus abouti d'Haggard, impliquant (nécessairement ?) un grain de folie ou d'originalité en moins.

Au moins, on peut se dire qu'Haggard reste Haggard, le groupe ne délaisse pas sa marque de fabrique, ne verse pas dans le gnan-gnan, c'est du Haggard pur jus et c'est déjà bien, on devrait s'en réjouir.



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1 commentaire
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