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| CD paru le 23 Novembre 2008 - Geffen |

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1. Chinese Democracy 2. Shackler's Revenge 3. Better 4. Street of Dreams 5. If the World 6. There Was a Time 7. Catcher N' the Rye 8. Scraped 9. Riad N' the Bedouins 10. Sorry 11. I.R.S. 12. Madagascar 13. This I Love 14. Prostitute
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| Chronique |
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2008 est l'année du retour des gros noms tel que Cavalera, Metallica, AC-DC et les Guns ! Est-ce un hasard que tous se retrouvent en cette année ? Quoiqu'il en soit, ce ne sera pas une réussite pour tout le monde mais cela n'est que mon humble avis...
Le nouvel album des guns est donc sorti ce 23 novembre 2008 et j'ai fait le pas pour aller me le fournir. Le pire dans tout ça, c'est que je ne me considère pas comme étant un fan du groupe mais plutôt fan de la période où les Guns N' Roses étaient à l'apogée de leur gloire. Ce qui m'a valu un moment de stress car je me suis rendu compte que, dEPuis ce temps, j'en ai pris des années dans la tronche ! Et ma sur-chemise à carreaux à pris la poussière tout comme mon jeans charcuté au cuter lors d'une soirée "rebelle" entre potes...
Au moment où je "déblisterise" ce nouvel opus, je ne sais pas à quoi m'attendre car je n'ai pas écouté le single ni aucun autre extrait. Mais je ressens un gros flashback, je sais que je n'aurais pas la guitare de Slash dans les oreilles mais peu importe, il faut y aller, alors j'appuie sur play...
La production est clairement bonne et heureusement car Mr Rose à mis le prix pour ce nouvel album ! Au niveau de la voix, la justesse et la puissance sont toujours là, la compo sonne bien mais il me faudra un temps d'adaptation pour admettre ce son pop...
Je retrouve tout de même cet esprit guns à la sauce glam/punk comme on l'aime. Rien d'excEPtionnel mais la patate est là et mon pied bat le rythme (chose qui est bon signe).
"Street"... tiens, de l'électro ? de la pop ? Beuh ? Je descend de mon nuage et devient lucide... ça ne sera pas comme avant mais ce n'est pas grave, attendons la suite...
J'éprouve quelque chose de positif, je suis rassuré et me lance dans l'écoute totale de l'album, s'en suivra la suite de la chronique :
On connaissait le goût pour Led ZEPpelin d'Axl et si certains en doutaient, cette galette en sera la preuve. On s'éloigne du Hard Rock que l'on avait l'habitude d'entendre chez les guns, de par la production, mais je pense que cet esprit sera retrouvé en live. Une chose est sûre, les différents titres sont intelligemment éclectiques. Et au delà de ça, leur construction est carrément efficace.
On retrouve aussi bien des sons de Whammy à la RATM (This I Love) que des sonorités à la Lenny Kravitz (If the world), guitare flamenco, beat électro (There was a time) qui rappelleront un certain Richard Ashcroft (Du groupe The Verve), du grunge, et un piano parfois proche des Beatles. Pour ce qui est du piano, Axl nous avait déjà habitué donc pas de surprise.
Les guitares sonnent Slash à mort mais on sent bien que dieu n'est pas derrière le manche. Bons solos, dans l'ensemble en parfait accord avec les titres et de bons riffs funky se font apprécier.
On a donc, vous l'aurez compris, de tout. Pour ma part, les titres slow ne me font guère beaucoup d'effet, contrairement aux titres boostés (Chinese Democracy, Riad N' the Bedouins).
Je pense que le retour est réussi mais difficile de donner un style à cette album tant il est varié. Oups... j'ai dit varié... bon bah voilà, c'est de la variété à tendance rock !
Certains seront gênés par le côté pop qui ressort vraiment et je les comprends. Pour ma part, je n'écouterai pas cet album pour me défouler mais plutôt en conduisant, en début de soirée ou au bureau.
Alors, à qui plaira donc Chinese Democracy ? Tout d'abord à ceux qui ont un esprit Rock & Roll, à ceux qui sont ouvert d'esprit, à certains anciens fans du groupe pour le côté nostalgique et aux amateurs de Hard/Pop FM.
Pour ma part c'est un bon album...
36 commentaires |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Difficile tâche que de chroniquer ce "Chinese Democracy" tant attendu.
En effet, faut-il tenir compte des 13 ans de retard (de mémoire, la première fois que l'album avait été annoncé, nous étions en 1995) pour juger de la qualité de l'opus ? Faut-il absolument le comparer aux précédentes productions studio du groupe (dont la plus récente "The Spaghetti Incident ?" fête cette année ses 15 ans, sans parler du fait qu'il s'agissait d'un album de rEPrises) ? Faut-il tenir compte des 9 morceaux qui avaient filtré sur le net entre 2006 et cette fin 2008, et qui atténuent donc l'effet de surprise de près des 2/3 de l'album final, même si ces titres ont été retravaillés dEPuis ? Et enfin, faut-il vraiment comparer les musiciens actuels, et surtout le talentueux Ron "Bumblefoot" Thal au génial Slash ? Attendez une seconde, dans le livret de l'album c'est le non-moins talentueux "Buckethead" qui est également crédité pour la plupart des parties guitares alors qu'il n'a fait partie du groupe que de 2000 à 2004 ! En fait, ce sont pas moins de 5 guitaristes (dont les 2 pré-cités) qui sont crédités sur certains morceaux...
Difficile donc de tenir compte de tout ces éléments sans partir avec un apriori négatif au sujet de cet album. Mais il serait également injuste de ne pas en tenir compte car cet album a une histoire et une aura qui peuvent éventuellement aider à mieux le cerner.
Tout d'abord, quelques chiffres. "Chinese Democracy" c'est 4 producteurs, 2 chefs d'orchestre, près d'une dizaine de musiciens et plusieurs dizaines de techniciens qui ont participé à l'élaboration de l'album à différentes époques. En 2005, le très sérieux New York Times estimait déjà qu'il s'agissait de l'album le plus cher de tous les temps avec un budget estimé à 20 millions de dollars.
Un mot sur la pochette : une photo en noir et blanc d'un vélo orné d'un gros panier garé à proximité d'un mur où l'on peut voir le nom du groupe en graffiti. Mouais, difficile de cerner le rapport avec le titre de l'album (à part le vélo, moyen de transport par excellence du peuple chinois). Décevant de la part d'un groupe qui a des pochettes aussi mythiques que celles de "Appetite for Destruction" et les 2 "Use Your Illusion". Il y aurait certainement eu matière à plus de création pour le concEPt de "démocratie chinoise"...
Allez, place à la musique avec un bon vieux track-by-track :
01 "Chinese Democracy" : Des sonorités orientales, des gens qui discutent au loin dans des dialectes à sonorité asiatique, on nous met dans l'ambiance pendant une bonne minute puis déboule un bon gros riff de guitare. Quelques secondes plus tard, un cri qu'on n'avait pas entendu dEPuis bien longtemps arrive en fondu et le morceau est lancé. A ce moment, un frisson me parcourt, ça fait tellement longtemps qu'on attendait et ça y est, cette fois c'est pour de vrai. Le double chant (aigu et grave en simultané) d'Axl est toujours aussi puissant (surtout sur le refrain) et le morceau s'articule autour d'un riff simple mais ultra-efficace. Un sympathique solo vient confirmer la pêche de ce titre qui lance l'album de fort belle manière.
02 "Shackler's Revenge" : Changement d'ambiance radical avec ce titre aux sonorités indus (une orientation qu'Axl avait déjà déclaré vouloir essayer pour cet album) et au rythme très binaire sur les pré-refrains. On n'est pas loin de Nine Inch Nails pendant certains passages mais il faut avouer qu'une fois la surprise passée, le morceau fonctionne très bien. C'est rythmé, c'est efficace et un solo complètement déjanté vient enfoncer le clou vers la fin du titre. Si c'est ça les Guns N' Roses du XXIème siècle, j'achète car cela fonctionne à merveille.
03 "Better" : On revient ici à un style plus classique avec une rythmique solide en mid-tempo. Encore une fois le titre s'articule autour de riffs simples et d'un refrain bien accrocheur. C'est pour l'instant le premier morceau qui rappelle (de loin) les Guns N' Roses d'autrefois et quelques breaks de guitare ainsi qu'un solo bien véloce relancent plusieurs fois l'intérêt du titre.
04 "Street Of Dreams" : Une intro au piano rapidement rejoint par une douce guitare électrique et un orchestre d'instruments à cordes semblent annoncer une belle ballade. Un terme loin d'être péjoratif pour les Guns N' Roses puisqu'on pense ici au fabuleux morceau "November Rain" de 1991. Et même si "Street Of Dreams" n'atteint pas les mêmes sommets, c'est agéable à écouter et l'orchestration se mêle bien à la mélodie du chant et aux soli de guitare. Seul regret, le morceau s'arrête un peu subitement alors qu'on aurait pu Imaginer qu'il était sur le point de décoller pour de bon.
05 "If The World" : Encore un changement d'ambiance radical avec une intro aux accents world-music qui débouche sur une ambiance douce et tamisée alors que les guitares se mettent en retrait (elles sont même absentes pendant la majeure partie du morceau). Mais ici, le chant strident (et très répétitif) d'Axl ne se mêle pas très bien à l'ambiance "lounge" qui se dégage du titre, on en vient presque à souhaiter qu'il se taise pour qu'on puisse profiter de la musique. Un joli solo et un final également très world-music ne suffisent pas à sauver ce morceau qui marque le premier faux pas de l'album.
06 "There Was A Time" : Des choeurs féminins semblent annoncer un nouveau morceau calme. L'impression se confirme sur le couplet qui marque le retour de l'orchestre classique mais le titre décolle un peu (et d'une manière très agréable) sur le refrain. Tout le morceau s'articule autour d'un savant mélange entre l'orchestre, le piano, les guitares (avec plusieurs longs et magnifiques soli) et le chant qui monte en puissance dans les dernières minutes. Sans qu'il s'agisse véritablement d'une ballade, le morceau est très musical et s'avère très agréable à écouter.
07 "Catcher In The Rye" : Une nouvelle intro au piano et un chant qui rappelle immédiatement le Guns N' Roses des années 90 pour ce nouveau morceau calme. C'est mélodieux et les passages en "la-la-laaa-laa-laa-la-laaaa" s'impriment immédiatement dans le cerveau de l'auditeur. Un joli titre qui peine toutefois à se démarquer sur l'album car il est déjà précédé par 3 autres morceaux au rythme posé.
08 "Scraped" : Après une étrange intro uniquement composée de vocalises d'Axl, on revient (enfin) à un style plus pêchu. C'est rythmé et ça a le mérite de réveiller l'auditeur mais ce sera sans doute le seul intérêt de ce morceau, certes efficace, mais sans grande originalité et qui tourne rapidement en rond malgré sa courte durée.
09 "Riad N' The Bedouins" : Une longue intro (pleine de vide) finit par laisser la place à un nouveau morceau au rythme solide et entraînant. Ici, le riff de guitare est accrocheur et les vocalises d'Axl (qui rappellent un peu celles du morceau précédent) sont utilisées à bon escient. La cadence s'alourdit un peu sur le refrain et permet à celui-ci de bien se détacher avant de rEPartir de plus belle sur le couplet. Un solo énergique vient confirmer toutes ces bonnes impressions et classe définitivement ce titre parmi les meilleurs de l'album. Typiquement le genre de composition qu'on était en droit d'attendre de cette nouvelle mouture des Guns N' Roses.
10 "Sorry" : A ma grande surprise, le soufflé retombe immédiatement dès le début de ce long morceau très intimiste aux couplets qui tirent en longueur et qui manquent de relief. Le pré-refrain et surtout le refrain poignant relèvent un peu l'intérêt du titre mais celui-ci plombe tout de même l'ambiance de l'album qui venait de rEPrendre un rythme de croisière plus soutenu. La discrète participation de Sebastian Bach (Skid Row) n'apporte au final quasiment rien au morceau.
11 "I.R.S." : Ce titre oscille constamment entre une douce ambiance jazzy et des passages un poil plus énergiques grâce à une guitare rythmique toute en puissance. Agréable, varié et agrémenté d'un solo nerveux, ce morceau se laisse écouter et apporte un peu de fraîcheur à l'album.
12 "Madagascar" : Mais encore une fois, l'ambiance retombe immédiatement avec une intro qui ressemblerait presque à une oraison funèbre. Les couplet qui suivent confirment cette ambiance lourde (mais réussie), ainsi que les refrains accrocheurs et le retour de l'orchestre classique par petites touches. Vers le milieu du morceau, le chant laisse place à des extraits de discours de Martin Luther King Jr. ainsi que des dialogues tirés des films "Mississippi Burning", "Luke La Main Froide", "Braveheart", "Outrages" et "Seven" avant de revenir aux couplets et aux refrains un peu plus soutenus qu'au début. Un titre à l'ambiance très soignée.
13 "This I Love" : Encore un titre langoureux qui mêle piano, orchestre classique et guitares mélodiques mais discrètes. Sauf que cette fois, et contrairement à "Street Of Dreams", le morceau ne décolle jamais vraiment et peine sérieusement à renouveler tout ce qu'on a déjà pu entendre dEPuis le début de l'album. Pris tout seul, le morceau est assez joli, mais en cette fin d'album on commence à s'ennuyer sérieusement...
14 "Prostitute" : Et la formule guitare/piano/orchestre est une nouvelle fois de mise pour ce dernier morceau. Quelques passages biens pêchus et des orchestrations efficaces évitent toutefois l'ennui ressenti pendant "This I Love" mais encore une fois cela manque d'originalité par rapport au reste de l'album. A noter tout de même la dernière minute du morceau uniquement composée de parties orchestrales accompagnées de piano qui clôture définitivement l'album de manière très fine et très classieuse.
Qu'en est-il au final de ce "Chinese Democracy" ? Le côté rock n' roll énergique des Guns N' Roses est bel et bien parti avec Slash et les autres anciens musiciens, on en est maintenant totalement sûrs. L'album est-il mauvais pour autant ? Certainement pas ! Beaucoup d'univers musicaux complètement différents sont explorés ici et bizarrement c'est ce qui fait à la fois la force et la faiblesse de cet album. Les expérimentations les plus osées se révèlent être les plus réussies (le côté indus de "Shackler's Revenge) et les morceaux les plus énergiques ("Chinese Democracy", "Better" , "Riad N' The Bedouins" et dans une moindre mesure "I.R.S.") fonctionnent à merveille même sans la patte bluesy de Slash. La dizaine de morceaux restante est plus posée et même si certains titres évoluent clairement dans des univers semblables, aucun n'est franchement raté à l'excEPtion de "If The World". A noter tout de même la disparition de la contribution (enregistrée en 1999) de Brian May (Queen) aux parties guitare du titre "Catcher In The Rye".
On sent tout de même que l'album a été enregistré par des gens différents à des époques différentes et cela nuit énormément à la continuité de l'album. La voix d'Axl est parfois très changeante d'un titre à l'autre, et ça ne vient pas uniquement des différents univers qu'il explore.
Les inconditionnels de Slash seront donc très déçus même si les parties guitare de l'album sont dans l'ensemble d'une grande qualité (sans qu'on sache véritablement à quel guitariste on peut les attribuer). Par contre, Axl chante toujours aussi bien et cela suffira peut-être à contenter une partie des anciens fans. Comparé aux anciennes productions du groupe (et surtout quand on songe aux 13 années d'attente), ce "Chinese Democracy" peut décevoir. Mais si on accroche au côté "relaxant" de la plupart des nouvelles compos, on a ici un bon album de rock (qui manque tout de même d'unité).
Je serais tenté de dire qu'il s'agit album de transition car maintenant qu'Axl est débarrassé de ce poids, il peut confirmer cette nouvelle identité des Guns N' Roses avec un prochain album plus mature (s'il ne met pas 10 ans à le sortir, sinon c'est définitivement foutu). Ma note : 14/20.
19 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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L’album le plus attendu de toute l’histoire du rock.
Le slogan est aguichant et pour une fois totalement vrai. "Chinese Démocracy" est sans aucun doute un des albums qui aura fait le plus couler d’encre avant sa sortie, notamment pour le délai incroyablement long (rien que quatorze ans !) et son budget estimé à plusieurs millions de dollars (on parle de vingt millions !). Et si l’on devait prononcer un seul mot concernant cette sortie (de plus finalement surprenante, car plus personne ne semblaient y croire), ce serait probablement : enfin.
Alors il est certain que la somme astronomique ne justifiera pas cet opus, pas même si c’était le plus grand chef d’œuvre que le rock est connu (ce qui n’est pas le cas), et que cet album ne laissera personne indifférent, malgré le fait que le jugement ne sera malheureusement pas toujours en rapport avec la musique en elle-même.
De nombreuses chroniques ont déjà été postées, je vais donc essayer d’être différent en évoquant différents points de vue. Tout d’abord, je trouverais véritablement dommage et ridicule de cracher sur ce disque simplement car il ne reste plus qu’Axl Rose et parce que ce n’est pas un copié-collé de ce qu’ils ont fait pas le passé.
Alors il y aura toujours le fan de la première heure qui rejettera en bloc les expérimentations du génial "Shackler's Revenge", un morceau tranchant et penchant insidieusement vers l’indus, avec un chant truffé d’effets, un riff à découper au hachoir et surtout un solo absolument jouissif et inattendu. Voilà, nous touchons déjà au point sensible. Oui, ce n’est pas Slash qui joue, ça se sent et ça s’entend, mais je voudrais dire qu’à l’écoute du résultat (je parle de l’ensemble du disque là !), il ne me manque pas du tout personnellement. Certes, Slash est un grand gratteux mais les solos de "Chinese Democracy" sont pour la plupart complètement déments, d’une technicité ébouriffante et d’un groove collant parfaitement aux Guns N’Roses, bien qu’il soit différent. Il suffit d’écouter le premier titre éponyme pour s’en convaincre, outre ce riff d’ouverture typique hard et ce chant d’Axl unique et inimitable (hallucinant qu’il est si peu changer à travers les années, il chante même mieux qu’avant, avec toute l’expérience engrangée) mais surtout le solo, ultra rapide, syncopé (oui, vous lisez bien !) et à foutre par terre une bonne partie des "branleurs de manches" actuels.
Alors oui, ce n’est plus exactement comme avant, mais mon dieu que c’est bon.
Si vous chercher le pure "skeud" de gros rock qui tache, il faudra également passer son chemin, car la plus grande surprise vient de ces changements d’humeur permanents, donnant une grande variété à l’album mais lui faisant perdre du même cout énormément d’homogénéité. Mais malgré cette grande diversité, on perçoit vers la fin du disque une certaine linéarité, étrange non ?
Pas tant que ça !
En effet, Axl a composé beaucoup de morceaux dans la veine de "November Rain" ou "Estranged" et il est vrai que l’on aurait parfois appréciés que le ton se durcisse un peu, comme le font si bien les trois premiers morceaux de cette galette. "Street of Dreams" par exemple évoque dès les premières notes le premier titre par son intro au piano et une grandeur de tous les instants, même s’il est loin de s’agir de la plus réussie des ballades de l’album. L’orchestre est très souvent présent, et confère à un titre comme "Madagascar" (quel morceau !) une ambiance très cinématographique, rehaussée de plus par de nombreuses narrations le rendant unique, inspiré et d’une grande beauté.
Ensuite, ce sera vraiment selon les gouts, il y en a un peu pour tout le monde et une description intégrale serait longue et laborieuse, autant le découvrir soi-même. Personnellement, l’aspect world flamenco de "If the World" me séduit énormément, tout comme le chant d’Axl très criard qui, si au début choque (car il parait complètement décalé par rapport à la musique) fini ensuite par convaincre avec son talent de crooner et les magnifiques soli distillés avec fluidité et une grande grâce. "There Was a Time", après un démarrage poussif et sans intérêt (d’un commun navrant !) termine sur des prouesses vocales du Monsieur démontrant tout le talent, la sensibilité artistique et le génie de cet homme-orchestre dans de magnifiques envolées lyriques.
"Sorry", superbe et intimiste, presque proche d’un Queen, avec Sebastian Bach au chant (intervention très discrète d’ailleurs) subjugue encore une fois par le talent de son compositeur à pouvoir capter l’attention et retranscrire une émotion avec simplement un piano et une voix. Unique.
"Prostitute" terminera l’album avec de nouvelles prouesses vocales du ‘sieur nous posant un refrain rythmé mais dur, se gravant dans notre mémoire mais laissant un arrière gout presque dérangeant, je ne saurais expliquer pourquoi mais c’est ce que je ressens à chaque écoute.
Tout n’est pas parfait ("Scraped" me semble assez inutile et répétitif…) mais il faut avouer et saluer la création artistique en elle-même, et non pas ses frasques. La musique proposée est classieuse et belle, et ne s’adresse pas forcement uniquement aux premiers fans. Mais Axl parvient à donner une force incroyable à certains morceaux, particulièrement "This is love" où il n'a jamais aussi bien chanté (je pèse mes mots!) et touche l'auditeur au plus profond de lui-même. Les symphonies sont très présentes et apportent une grandeur supérieure à un opus qui ne laissera personne indifférent. D’ailleurs, concernant l’orchestre, il aurait été préférable à mon gout de varier les atmosphères, et non pas uniquement sur la base cordiste alto/violon/violoncelle comme c’est le cas ici. L’ajout de cuivre par exemple aurait certainement apporté un côté plus grave à certains morceaux.
Je suis donc heureux et fier que cet album ne soit pas simplement le disque visant à terminer le contrat avec Geffen et amènera peut-être de nouveaux albums. La forme est différente mais le fond est bel et bien immuable, qu’on se le dise une bonne fois pour toute avec ce "Chinese Democracy" s’imposant tout de même comme un des meilleurs disques de l’année. Le futur leur appartient…
5 commentaires |
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| Chronique |
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J'ai un peu de retard sur cette chronique mais, je le confesse, l'écoute de Chinese Democracy était loin de faire partie de mes priorités ces temps-ci. Non pas que je ne sois pas un fan des Gun's N Roses : Appetite For Desruction et, dans une moindre mesure, les Use Your Illusion sont tout de même de sacrés classiques du rock...
Mais à l'idée d'écouter l'album solo d'Axl Rose, sans la folie (issue de l'alchimie Slash/Rose/Mc Kagan), le tout sans savoir si le bonhomme a conservé son talent d'il y a ... combien ? 17 ans ? Bref, cette idée ne m'enchantait pas tellement.
Mais après des quasi-harcèlements de la part d'un ami et après plusieurs écoutes et ré-écoutes, je ne le regrette pas, même si le bilan est au final mitigé car Chinese Democracy est un bon album de rock, on ne peut pas le nier.
Ce qui frappe le plus après quelques écoutes, c'est cette voix. Une voix qui semble parfois très proche du Guns d'antan (Street of Dreams, Chinese Democracy, Better), qui monte parfois même dans des aigus insoupçonnés (If the World, There Was a Time)... ça a beau être particulièrement impressionnant, il n'empêche qu'on se demande si cela résulte de quelque retouches studio... ou bien si Mr Rose saura tenir ça en live... d'autant qu'on serait bien incapable de dire dans quelle tranche de la période de 15 ans séparant Chinese Democracy de son prédécesseur ces vocaux ont été enregistrés...
Après la voix, la guitare... et force est de constater qu'Axl Rose sait bien s'entourer. Les soli, s'ils n'ont pas la "patte" Slash, sont pour la plupart tout simplement énormes, quasi-power metal parfois (tant le shred et le tapping y sont développés et réussis). Sans oublier de nous taper quelques plans mélodiques de toute beauté : écoutez le solo de This I Love et la fin de There Was A Time pour vous convaincre du talent du bonhomme qui gratte sur l'album.
En plus de ces considérations classiques, on peut également déceler des influences particulièrement originales venues des horizons divers et variés que le frontman a (largement) eu le temps de visiter : If The World et son intro "moyen-orient" , le surprenant mais réussi Shackler's Revenge et son coté indus déjanté...
Alors, que conclure de tout ça ? Que le résultat sur certains morceaux est franchement bon : Chinese Democracy et Better, directs et efficaces, Shackler's Revenge plutôt étonnant, les ballades This I Love, There Was A Time et Street of Dreams ou les plus ambiancés Sorry et Madagascar. Mais on peut également constater une disparition (franchement pas surprenante) du Guns d'antan au profit d'un rock beaucoup plus classique,"sérieux", premier degré... et surtout, sur 14 morceaux, on se dit qu'Axl aurait pu en virer quelques uns : Catcher in the Rye, Scraped, Riad N the Bedouins et I.R.S surtout (très proches dans la track-list en plus !) s'oublient particulièrement vite...
Ce que je vais dire pour finir parait véritablement dingue, étant donné les circonstances... mais Chinese Democracy sent le travail baclé, un poil brouillon, débordant un peu dans toutes les directions sans véritable fil conducteur...
Franchement dommage. Au point où on en était, quelques années auraient pu être utiles pour perfectionner cet album qui est cEPendant un bon divertissement pour les amateurs de rock...
La provoc' de la firme Dr PEPper aurait-elle mis la pression à Axl Rose ?
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