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| CD paru le 21 Juillet 1987 - Geffen |

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1. Welcome to the Jungle
2. It's so Easy
3. Nightrain
4. Out Ta Get Me
5. Mr. Brownstone
6. Paradise City
7. My Michelle
8. Think about You
9. Sweet Child O'Mine
10. You're Crazy
11. Anything Goes
12. Rocket Queen
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| Chronique |
 20 / 20 |
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C'est à en perdre son latin, mais ce chef d'œuvre absolu qu'est "Appetite for Destruction" est un premier album !? Et oui, c'est le premier album du groupe de L.A. (je pense que je n'apprends rien à personne), et pourtant c'est dur à croire tant cet album est une vraie bombe musicale. Je ne suis pas du genre à mettre 20/20 à tour de bras.
Selon moi, cette note maximale doit être vraiment méritée, et ce à tous les niveaux. Cet album rentre dans tous mes critères. De la pochette, désormais mythique, en passant par la composition des chansons bien évidemment, la qualité des paroles, la maîtrise de la production, la technique des musiciens,... Ici, tout y est.
Il est très difficile de chroniquer un album parfait comme l'est "Appetite for Destruction", sans avoir l'air de cirer les pompes.
Mais si cirage de pompes il doit y avoir, je pense que je vais à un moment où à un autre manquer de cire, ou bien attraper une crampe à force de frotter pour que ça brille.
Que dire des compos présentes ? Toutes sont de véritables pépites qui ont la particularité de ne jamais lasser. J'ai eu beau écouter cet album plus d'un millier de fois, j'éprouve toujours ce pincement au cœur à chaque nouvelle écoute. A commencer par les premières secondes de "Welcome to the Jungle" et ce craquement de riff qui augure de près d'une heure de musique touchée par la grâce.
Rien n'est à jeter. Comment évoquer un titre plutôt qu'un autre ? Ils ont tous leur particularité, leur moment de pure magie, et une maîtrise technique irréprochable.
On pourrait tout de même citer "Paradise City" et son solo final qui emporte tout sur son passage (une véritable tornade de notes), ou bien "Sweet Child O' Mine" un titre sublime s'il en est, possédant l'intro à la guitare la plus géniale jamais composée, son phrasé mélodique accrocheur et ses deux solos que tout guitariste en herbe a tenté de s'approprier,... On peut aussi évoquer "Welcome to the Jungle", titre-phare de l'album, hurlement de liberté et d'anti-conformisme... Et comment ne pas causer de "Rocket Queen" au riff killer qui réussit le pari de changer de refrain en plein milieu du titre... Que du bonheur.
Je crois que je vais en rester là. Il faudrait des heures pour analyser chaque titre tant ils sont riches et bourrés jusqu'à la gueule de trouvailles incroyables.
Comment faire une chronique sans parler de ses musiciens, devenus de véritables monstres sacrés... Slash (rien que son nom fait frissonner tous les guitaristes de la planète) et sa technique si particulière, Axl Rose et son timbre de folie, Duff McCaghan (à l'attitude ultra cool), Izzy Stradlin (resté dans les mémoires une pierre angulaire du groupe), et Steven Adler (Batteur maudit éjecté rapidement du combo).
Un album de légende pour un groupe de légende qui n'a jamais réussi à refaire mieux. Un premier coup de maître inégalable et intemporel.
7 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Certains groupes comme ça font l'objet d'un véritable culte, justifié ou pas. Les Guns N' Roses font partie de ceux-là. Et leur premier album "Appetite for Destruction" est passé intégralement à la postérité dans l'histoire du hard, et même du rock au sens large.
Intégralement. Car oui il n'y a pas un défaut. Pas une compo qui faiblit plus qu'une autre. Les Guns jouent tout sur l'efficacité, il n'y a pas de point mort dans le hard du groupe, mélange d’Aerosmith, de Rose Tattoo ("Out Ta Get Me") et de bribes d’influences punk (écoutez "Anything Goes"). On commence avec l'hymne des Guns, "Welcome to the Jungle", et son riff accrocheur d’entrée. On passe au lourd "It's so Easy", qui surprend par un refrain plus aérien. "Nightrain" et son solo de fou, "Mr. Brownstone" et sa rythmique tribal, "Paradise City" et sa fin endiablée, le spontané "You're Crazy" au refrain terrible, "Rocket Queen" et son break qui nous achève après cinquante minutes de musique folle. Impossible de tout citer sans paraître excessif, mais ils sont tous passés au panthéon du rock. La grande force des Guns, c'est aussi l'émotion qu'ils font passer. A coté de textes salaces typique du hard rock, certaines compos se révèlent plus mélancoliques et douces, comme le refrain de "It's so Easy", ou les derniers instants de "Rocket Queen", qui finissent le disque, sur une touche de nostalgie, comme si l'on était triste à l'idée d'acheverl'écoute...
Intégralement. Le line-up y est pour beaucoup. Si il n'est peut-être pas le meilleur au sens technique, c'est assurément le plus célèbre et charismatique. Mauvais garçons, attitude je-m'en-foutiste, les photos de l'album sont un délice à regarder. Steven Adler le batteur et le punk Duff McKagan sont parfaitement audibles grâce à la prod très propre de chez Geffen. Izzy Stradlin discret, mais assurément présent rythmiquement (et solo sur "Think About You"), et Slash, aux solos mélodiques, vivifiants et entraînants, forment une paire de guitaristes imparable. Et quand vous y rajoutez un front man de la trempe d'Axl Rose, au chant éraillé, mais qui sait être touchant, vous obtenez un groupe mythique. Ecoutez donc "Sweet Child O' Mine". Un morceau qui démarre comme une ballade, un riff d'intro magique, puis Axl vient chanter de façon sublime. Un refrain mélodique, puis un solo de Slash magnifique à la wah, un break « We're Do We Go Now?? » et une fin en apothéose. Un tel morceau force l'admiration? Ecoutez donc le disque, il y en a 12 comme ça.
Même la pochette est magique. A l'origine, l'artwork rEPrésentait la peinture de Robert Williams. Jugé trop choquante, Geffen la remplace par la croix avec les têtes de mort du groupe que s'est fait tatouer Axl Rose (la peinture originale est restée tout de même dans le livret). Cette croix devient alors symbole du groupe, et tout hard rocker qui se respecte voue un culte à cette pochette, au même titre que la rose et les flingues en page 2 du livret. Chaque chanson a sa propre histoire. Que ce soit l'utilisation de "Welcome to the Jungle" par l'US Army pour intimider le dictateur du Panama Manuel Noriega, le fameux « Ça fera toujours une ballade à la con » balancée par Duff après l'élaboration en quelques minutes de "Sweet Child O' Mine", ou l'hommage sincère à une amie du groupe Michelle Young, dans la chanson "My Michelle".
Alors aujourd’hui que reste-t-il de cet album? 12 compos de hard rock racé, admirées par une nouvelle génération de fans, une croix et cinq têtes de mort d’un groupe mythique, célèbre musicalement et aussi pour ses excès caractéristiques, et un album majeur de l'histoire du rock à l'histoire atypique. 19/20, car il ne peut en être autrement. Achetez le c’est obligé, adulez le c’est irrémédiable…
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