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| CD, date de parution : Janvier 1993 - Roadrunner Records |

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1. With Their Flesh, He'll Create
2. Condemned To Obscurity
3. The Erosion of Sanity
4. Orphans of Sickness
5. Hideous Infirmity
6. A Path Beyond Premonition
7. Odors of Existence
8. Dormant Misery
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Difficile de surpasser le grand Considered Dead, s’étant rapidement imposé parmi les classiques de la scène death metal, grâce à son mélange imparable de technique, de brutalité et de somptuosité. Gorguts revient ainsi en février 1993 avec The Erosion of Sanity, en changeant légèrement la donne. Enregistré par Steve Harris, succédant au célèbre Scott Burns, le second album de la formation québécoise conserve une étonnante richesse dans ses structures, mais dégage en revanche des atmosphères beaucoup plus sombres, à l’image de la pénombre de son illustration et de ses photos.
Débutant sur With Their Flesh, brutal et sans compromis, The Erosion of Sanity affiche d’emblée un ton résolument agressif, servi par les rythmiques alambiquées de Stéphane, la basse ronflante d’Eric, les guitares lourdes de la paire Luc / Sylvain, et le guttural teigneux de Luc. Puis, la rage cède place au charme noir du superbe Condemned To Obscurity, avec ses touches de piano envoûtantes, nuançant la relative brutalité des compositions.
The Erosion of Sanity enchaîne alors les titres impressionnant par leur complexité, à l’instar des redoutables Orphan Of Sickness et A Path Beyond, mais formant un tout décidément moins accessible et moins marquant que l’inoubliable Considered Dead.
Plus sévère et plus sombre que son prédécesseur, The Erosion of Sanity reste ainsi difficilement domesticable, faute à son déballage technique parfois déroutant. Ainsi, malgré ses ambiances remarquables et la confirmation de l’immense talent de Gorguts, l’album ne séduit qu’une partie du public death metal de l'époque, invitant le label Roadrunner à mettre rapidement son poulain sur la touche, l'écartant scandaleusement de son catalogue, tout comme Immolation, Sorrow ou Malevolent Creation.
Fabien.
9 commentaires |
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