Erase

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Nom du groupe Gorefest
Nom de l'album Erase
Type Album
Date de parution Juillet 1994
Enregistré à T&T Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album94

Tracklist

Re-Issue in 2003 by Irond Records.
Re-Issue in 2012 by Metal Mind Productions with "False" and 5 bonustracks.
1. Low 05:01
2. Erase 05:49
3. I Walk My Way 04:33
4. Fear 04:33
5. Seeds of Hate 05:01
6. Peace of Paper 04:34
7. Goddess in Black 06:16
8. To Hell and Back 06:23
Bonustracks (US Release)
9. Raven 03:07
10. Horrors 94 03:54
Bonustracks (Re-Issue 2012)
9. Raven
10. Horrors in a Retarded Mind '94
11. Fear (Live)
12. Autobahn (New Version)
13. Goddess in Black (Orchestral Version)
Total playing time 41:30

Chronique @ Fabien

31 Décembre 2007
Suite au formidable False, et son deathmetal assorti d'un groove délicieux, Gorefest revient sur le devant de la scène en cet été 1994 avec son troisième album, baptisé simplement Erase, représentant la priorité de Nuclear Blast Europe, aux côtés de Tales From The Thousand Lakes d’Amorphis. Délaissant son logo épineux et dévoilant une pochette sobre, loin des stéréotypes deathmetal de l'époque, le groupe néerlandais affiche un concept résolument novateur.

Dès le premier titre Low, Gorefest annonce la couleur, en proposant un deathmetal particulièrement lourd, bâti autour de rythmiques syncopées, millimétrées par le talentueux Ed Warby derrière les fûts, s’opposant aux passages groovy et plus aériens conférés par le jeu et les soli vertueux Boudewijn. Les guitares de Franck et Boudewijn possèdent en outre un son écrasant, soutenant le guttural incroyable de Jan Chris.

Le second morceau, l’éponyme Erase, confirme ainsi le tournant pris par Gorefest, qui délaisse la fluidité et les mélodies de son précédent album. Mais, après deux titres de bonne facture, la machine s’essouffle rapidement, laissant inéluctablement la monotonie s’installer, malgré quelques sursauts, le temps de Seeds Of Hate et Godless In Black. En effet, les rythmes finissent hélas par se ressembler, étalant un death brutal, mais sans véritable coloration.

Bénéficiant d’une production puissante de Pete Coleman aux TT Studios (Massacra, Protector), Erase balance un deathmetal monolithique et moins mélodique que son prédécesseur. Gorefest dévoile certes un concept innovant, syncopé et chargé d'un groove assumé mais hélas en demi teinte, faute à son death bien trop poussif et linéaire pour convaincre une nouvelle fois le deathster, encore sous l’emprise du magnifique False.

Fabien.

4 Commentaires

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eulmatt - 01 Janvier 2008: Tu as raison, passé les deux premiers titres, on s'emmerde sévère, et c'est dommage car le talent de Gorefest ne semble jamais loin. Ah, cette époque transitoire pour le death européen a fait du mal. Gorefest rate ce que réussit Morgoth avec Odium, et déçoit autant que Massacra avec Sick.
Rheindarst - 03 Septembre 2011: Je me rappelle très clairement avoir bondi sur ce disque a sa sortie car "False" m'avait bien mis a genoux mais la désillusion fut rude ! On sent bien que le groupe essaye de proposer une autre approche mais l'essai n'est ici pas transformé en réussite. Dommage car l'intention était louable mais il me semble que le groupe a eu pas mal de problème avec son producteur et le rendu sonore final n'était pas a la hauteur des espérances de nos amis hollandais. Vu en live a l'occasion de cette tournée a Bordeaux fin octobre 1994 si mes souvenirs sont exacts. Le groupe assurait la première partie de Forbidden. J'en garde néanmoins de très bons souvenirs, les titres de "Erase" passant beaucoup mieux sur scène. Je garde aussi le souvenir d'un Frank Haarthorn souriant et hilare tout au long du show et d'un Jan-Chris particulièrement déchainé. Je deviens redondant mais c'était encore(une fois de plus) une bonne analyse du disque donc merçi Fabien.
Cordialement.

Rheindarst
Miskatonic - 13 Septembre 2015: Quatre ans après je rebondis sur ton commentaire Stephane. En lisant les notes du booklet je confirme que le groupe ne fut en effet pas très satisfait du boulot de Pete Coleman et aurait souhaité collaborer de nouveau avec le grand Colin Richarson, responsable de l'excellent False, mais hélas indisponible car sur le premier né de Machine Head. S'en suit une prod manquant singulièrement de mordant et d'incision portant préjudice aux riffs plutôt groovy de l'album. Reste quand même quelques fulgurances, comme le très prenant Fear, le brutal Peace of Paper dont les parties blastées font toutes drôles vu que ce sont les seules de la galette, ou le superbe solo de Goddess in Black.

Comme tout le monde, très déçu à l'époque par l'achat de cet album, assez poussif comme le souligne Fabien, et que j'avais revendu quelques temps après. Seulement aujourd'hui, pour posséder False à un prix raisonnable, il est plus judicieux de choper le digi qui regroupe les deux albums, ce que j'ai fait. Me revoilà donc, presque 18 après avec de nouveau Erase entre les mains... et sans l'ombre d'un regret. Il a en effet gagné en épaisseur avec le temps et je viens de le faire tourner deux fois avec plaisir. A l'époque, un 12 comme Fabien, aujourd'hui, un petit 14 me semble approprié.
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