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Liste des groupes Death Thrash Gojira The Way of All Flesh
13 Octobre 2008 - Listenable Records / Prosthetic Records
Gojira : The Way of All Flesh, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Oroborus 5.21
2. Toxic Garbage Island 4.06
3. A Sight to Behold 5.09
4. Yama's Messengers 4.04
5. The Silver Cord 2.32
6. All the Tears 3.41
7. Adoration For None 6.19
8. The Art of Dying 9.53
9. Esoteric Surgery 5.44
10. Vacuity 4.51
11. Wolf Down the Earth 6.25
12. The Way of all Flesh 17.02

Total playing time : 75.15

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NEUF
Chronique
18 / 20
    Julien, le Jeudi 09 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  
Avec From Mars To Sirius Gojira avait écrit son « black album ». Unanimement reconnu a juste titre, sans aucune faille, exporté et apprécié à l’étranger. En attendre moins de son successeur est assez logique mais par le passé il y a un certain groupe pour continuer dans la métaphore qui n’a pas su maintenir le cap. Mais comme dit le dicton « Impossible pas français ». C’est donc avec un grand plaisir que je confirme cet adage. The Way of All Flesh est une vraie tuerie qui égale From Mars To Sirius. Le buzz sera forcément moins grand car le groupe était attendu, mais que c’est difficile d’être attendu au tournant et que l’on porte sur ses épaules tout le poids du métal français. Avant de décrire ce nouvel opus je tenais juste a leur dire merci.

L’album s’ouvre donc sur « Oroborus ». La petite mélodie tout en tapping est énorme. Ce riff sera par ailleurs le fil conducteur de cet album. Nous retrouverons ce thème clairsemé dans d’autres titres et ce avec bonheur. Ce fil condcuteur nous amène directement au plus important, ce disque est une œuvre a écouter en intégralité et non pas un titre parsi parla. Il y a une vraie construction musicale, logique, qui si elle est rompu perd un chouille de charme. La mort, le temps qui fuit inexorablement, voila le fil de cet album. On y retrouvera le coté écolo mais ce n’est pas ça qui guide les coups de médiator de Jo. C’est bien la peur de cette vie qui file entre les doigts. Un gros effort a été apporté aux ambiances, chaque petite note, chaque « bruitage » rien n’est laissé au hasard et l’on est littéralement plongé dans peur. En ce sens l’album rappelle plus les débuts du groupe sans pour autant oublier ce qui s’est passé entre. Prenez par exemple « Toxic Garbage Island ». Les plags plus ambiantes soutenus par un Mario des grands jours font froid dans le dos et lorsque le tempo augmente l’on reste bluffé par la puissance des riffs. Il y a des titres plus surprenants comme « A Sight To Behold » ou le chant de Jo est passé a travers un vocoder. Etonnant mais en même temps ça passe tellement bien que l’effet de surprise ne fait pas place à un sentiment négatif. D’autant que le refrain est plutôt costaux donc il ne faudrait pas voir a se plaindre parce qu’on tente des choses nouvelles. Pour les fans qui voulaient de la pure avoine il y en a aussi, il n’y a qu’a demander « Yama's Messenger ». Brut de décoffrage comme on dit mais bougrement efficace. Après ce déluge de décibels il nous fallait une bière et du repos c’est chose faite (tout du moins pour le repos) avec le très planant « The Silver Cord ». Rien a redire, exécution métronomique et intensité. Allez au cas ou vous voudriez du Gojira pur jus on en reprend un bonne louche après l’interlude avec « All The Tears ». Que dire de plus que « putain mec ça avoine »…….
C’est le moment que tout le monde attendait le guest de Randy Blythe. Jo nous l’avait dit dans l’interview, il voulait venir gueuler sur le nouveau Gojira. Bah c’est chose faite et le moins que l’on puisse dire c’est que ça arrache. Le riff est complètement monstrueux a croire qe le groupe a voulu rendre honneur a son invité avec un titre dans ses cordes (vocales ça va de soit). C’est d’ailleurs l’un des titres les plus violent de Gojira, c’est quand même un signe qui ne trompe pas. Le titre suivant nous emmène au Tibet avec un mantra (c’est une série de syllabes assemblées) et des chœurs en fond. La sauce monte en même temps que Mario avant de se prendre un gros éclat « In your Face ». Les chœurs sont omniprésent ce qui donne un vrai coté mystique à la chose. Personnellement j’aime beaucoup mais ca peut être une affaire de goût. Sur le final le groupe ne se pose plus de question. On fait ce que l’on sait faire de mieux, du blast agrémenté de plage plus atmosphérique. On peut juste remarqué les effets de voix sur « Vacuity » peut commun pour Gojira et l’excellent titre éponyme qui a la classe et la technique de ses prédécesseurs.
Gojira voulait un regard extérieur pour ce nouvel opus et c’est naturellement qu’ils se sont tournés vers l’ex guitariste de Machine Head reconverti producteur Logan Mader. Il faut dire que son apport a été plus que bénéfique. Un impulsion rafraîchissante a été donné a l’ensemble qui s’en voit galvanisé. Le mix de la batterie notamment est a montré dans toutes les écoles de son.

C’est donc fait et comme annoncé dans l’intro Gojira a fait aussi bien que From Mars To Sirius et ça ce n’était donné a tout le monde. Impressionnant du début jusqu'à la fin ce nouvel opus de Gojira devrait leur permettre de tout casser sur leur passage. La tournée européenne avec In Flames sent bon pour le quartet et les gars, surtout n’oubliez pas un truc, toute la France du métal vous soutient.



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36 commentaires
Chronique
    psyk, le Samedi 11 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  
Gojira est devenu incontournable sur la scène metal et la sortie de ce nouvel album est donc un évènement ! C'est donc sans hésiter que je me suis empressé d'acheter la nouvelle galette " The Way of All Flesh " !

Tout d'abord, l'artwork de l'édition limitée est superbe ! En carton épais comme un livre avec de belle illustrations ! Ce qui donne encore plus envie de se le procurer !!

Gojira commence l'album par "Oroborus" qui est tout simplement excellente ! Harmonie superbe, voix travaillée de joe, rythmique teinté Thrash ! Mélodie superbe suivi de prêt par des cœurs au chant clair !! Du grand Gojira !!
L'album est lancé et il ne déçoit pas, à l'image de "a Sight to behold", avec sa petite boucle électro en introduction, sa mélodie accrocheuse et son chant original (avec son effet robotique) ! Incontournable !

Rayon futures classiques, il y a de quoi faire dans cet album : "vacuity" et son riff entrainant au refrain bien senti, "esoteric surgery" et sa mélodie imparable !

Des titres sont plus agressifs et direct avec des rythmiques bien puissantes : "the art of dying", gros pavé de l'album avec ses 10 minutes et qui nous fait également plané avec son passage plus heavy et sa fin calme et envoutante, "toxic garbage Island" avec son riff "meshuggesque" ou encore "all the tears" (titre plus classique mais toujours dans la tradition Gojira) !
"adoration for none", avec Randy Blythe, qui est puissant et accrocheur.

On voit bien que Gojira est plus direct mais réalise toujours des riffs efficaces qui nous restent dans la tête (comme sur les titres "vacuity" ou "wolf down the earth", qui sont entrainants et jamais ennuyeux) !
Le groupe maitrise son sujet et la claque est totale (sans être chauvin !!), Cet album montre donc tout le savoir faire de Gojira !

Celui-ci fait plus part à l'agressivité que son prédécesseur mais le fait bien, tout en apportant sa touche mélodique, ses riffs atmosphériques, ceux plus planant...
Le chant de jo est particulier et bien travaillé pour varier les ambiances ! Du très bon travail !
Chaque titres est bien pensé et la construction est toujours de qualité !
"vacuity" "toxic garbage island", "Oroborus", "a Sight to Behold", "Esoteric Surgery" et "Wolf down the Earth" sont des titres géniaux qui ne laissent pas indifférent !
Seul le titre "yama's messenger" semble un peu plus convenu car beaucoup plus direct.

Les titres s'enchainent avec le même plaisir et fourmillent de détails et de riffs intéressants !
Le constat est que Gojira compose de manière intelligente ses morceaux et possède une vraie personnalité (ce qui fait la différence), ce n'est donc pas surprenant que c'est album soit si bon ! Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier le tout !
Certains diront que Gojira est moins inventif que sur "froms mars to sirius" mais c'est un jugement hâtif car, après plusieurs écoutes, cet album devient vite incontournable pour nos oreilles !!

Un album remarquable en qualité, où l'on sent un travail conséquent (75 minutes quand même) et réfléchi !
Incontournable... et assurément un des grand album de 2008 (voir du metal, tout simplement) !

18/20

xav

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Chronique
15 / 20
    Ebrithil, le Dimanche 12 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  
Cette fin d'année 2008 est décidément riche en sorties attendues et importantes dans le monde du metal.
Metallica et son Death Magnetic encourageant, Trivium et son Shogun toujours irréprochable, Slipknot (hé oui, c'est indéniable, désolé) et son All Hope Is Gone controversé, Amon Amarth et son époustouflant Twilight Of The Thunder God, Motorhead et son peu surprenant Motorizer... et bientôt AC/DC avec Black Ice.
Mais un album très attendu égalemen , que ça soit à l'échelle hexagonale ou mondiale, c'est le successeur de la bombe From Mars To Sirius de nos chers Gojira.
Album qui tentera donc de confirmer la pôle position du groupe dans le metal hexagonal, et sa bonne place dans le death metal mondial... tache difficile s'il en est.
Rentrons donc dans le vif du sujet...

Tout d'abord avec un Oroborus que l'on pourrait presque considérer comme une continuation de Global Warming : intro au tapping qui reviendra dans tout le morceau, rythme plutot lent avec quelques passages mélodiques et clairement mélancoliques... aidé toutefois par un riff saccadé très "gojiresque" et un chant toujours aussi énorme... le tout donne une impression de bulldozer, heavy, écrasant, pour un morceau moins catchy que ceux de FMTS mais bien plus sombre.

Car on ne peut nier cela : le ton sur The Way of All Flesh est terriblement sombre. Presque triste même, comme ce Toxic Garbage Island au duo d'intro guitare/batterie ravageur (un peu comme un Backbone moins black et rapide) puis ce chant posé sur des paroles désabusées... avec ce passage au blast-beat et riff quasi black, puis ce final hargneux ; un des grands moments de l'album. Comme ce A Sight to Behold incongru, quasi expérimental, qui nous donne une terrible impression de perdition, avec ses couplets accompagnés d'un clavier.

Le plus flagrant exemple de tristesse et de noirceur reste l'instrumental The Silver Cord. On est loin ici du raffinement et de la douceur aérienne et paisible de Unicorn : tout n'est que tristesse, mélancolie, noirceur. Cela pour qu'ensuite, on se prenne en pleine gueule le seul titre vraiment up-tempo de l'album (le reste baignant dans des blast-beats et riffs black/death, mais étant très mid-tempo ) : Adoration For None. En duo avec Randy Blythe, chanteur de Lamb Of God, ce morceau fait mal mais dénote tellement dans l'album qu'on en vient presque à regretter sa présence...

Comment ne pas parler, maintenant, du titre le plus "hymnesque" de l'album : Vacuity. Rythme saccadé, mid-tempo comme tout l'album. Gros riff, chant énorme, refrain possédé et prenant... pas forcément le titre le plus intéressant mais clairement le plus tubesque. Notons un final au rythme de batterie déchainé...

Les quelques titres restants sont moins marquants : Yama's Messenger n'a rien de particulier et se fond bien dans l'album, Esoteric Surgery et Wolf Down the Earth sont 2 bons titres composés notamment de blast beats et de riffs très typés black et sont (encore...) des mid-tempo, accrocheurs mais assez peu marquants.

Mais parlons ici du morceau-titre : The Way of All Flesh.
Certainement la plus grosse déception de l'album , car le morceau sans etre mauvais ne marque clairement pas les esprits...vraiment dommage...

En conclusion... un album sombre, triste, dont on ressort un peu chamboulé (comme "déconnecté"). Musicalement, le but n'est d'après moi pas atteint : The Way of All Flesh s'avère bien moins prenant et jouissif que From Mars To Sirius, malgré quelques titres marquants (Vacuity, Toxic Garbage Island, A Sight To Behold).
Mais comme sur chaque album, Gojira nous fait nous évader... déception ? Oui, certainement, car on retournera moins facilement écouter cet album que le précédent. Echec ? Non, car Gojira reste quelques niveaux au dessus des autres groupes français grâce à une maturité, une musique qui évolue, fait réfléchir, et une aura véritablement prenante.

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Chronique
18 / 20
    Eternalis, le Mercredi 14 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Déjà quatre chroniques. J’avoue que je m’y suis un peu tard pour me procurer cet album (honte à moi !) mais il m’est impossible de ne pas en parler.

Quatrième album des landais de Gojira, la baffe que procure cet album est très violente, bien plus que tous ce à quoi je pouvais m’attendre.
Complètement différent de son prédécesseur déjà culte "From Mars To Sirius", "The Way of All Flesh" est un grand bain de noirceur, de mélancolie et de violence.
Et quand je dis de noirceur, c’est une véritable noirceur qu’il s’agit ! Une ambiance torturée et maladive emplit cet album désespéré et belliqueux.

"Oroborus" reste un exemple frappant. Il est étrange de remarquer que ce titre débute exactement comme "Global Warming" (dernier morceau de FMTS), créant ainsi une suite évidente et logique avec l’album précédent, même si les ressemblances sont au final peu nombreuses, hormis la patte inimitable de Gojira. Une intro au tapping donc, une atmosphère hypnotique, avant un premier riff rythmique absolument monstrueux de puissance et d’épaisseur, ainsi qu’un Joe transfiguré, hurlant comme jamais il ne l’avait fait jusqu’alors, d’une façon bien plus noire et malsaine.
Une autre chose choque de prime avec ce morceau, la production de Logan Mader (ex-Machine Head) ! Car si on entend un peu partout que le son est parfait, on ne dit pas qu’il est complètement différent de celui de FMTS.
Ce dernier avait un son touffu, avec énormément d’aura, et pour cause, il traitait du vide et du cosmos. Mais ici, plus aucune aura, rien qu’un son beaucoup plus rugueux et brut et au début, la déception est de mise. Il faut quelques écoutes avant de l’appréhender mais finalement, encore une fois, le concept étant la mort, il est normal d’avoir un son plus terre à terre et agressif, notamment au niveau de la batterie qui n’avait jamais été mise tant en avant (quel batteur que ce Mario, impressionnant à tous les étages).

A l’écoute d’un titre comme "Toxic Garbage Island", on ne peut qu’être rêveur devant le niveau technique et musical qu’à acquis Gojira. Croisé avec un Messhugah (les cassures de rythmes, la batterie en contre temps !) enragé, ce morceau dévoile également la facette la plus violente de Joe, hurlant comme un damné son message écologique mais ne semblant même plus y croire, comme désabusé devant tant de bêtise humaine ("PLASTIC, bag in the sea !!"). Les émotions sont si intenses que l’on sent nos tripes se retourner, sans compter la force textuelle du message. Un très grand morceau.
Tout comme la triplette "The Art of Dying"-"Esoteric Surgery"-"Vacuity", se suivant d’une traite pour trois morceaux anthologiques à garder dans les futures annales du métal.

Le premier, long de dix minutes, est l’exemple le plus parfait de la montée en puissance musicale. Débutant dans une ambiance mystique et ténébreuse sur un mantra tibétain, plusieurs éléments arrivent tour à tour avant que l’on sente la pression montée (vous savez, ce petit bruit de fond qui monte, qui monte…) et la batterie venir tout défoncer sur son passage. Les guitares de ce titre seront très hachés, et la chant finalement peu présent, pour un final instrumental hypnotique de plus de quatre minutes pour débouler sur…"Esoteric Surgery" ! Et là, je suis le gars le plus heureux du monde, putain, quelle claque.
L’intro est typique de Gojira, un riff puissant qui tourne sur lui-même, puis l’originalité du morceau devient abondante. D’abord dans la partie de batterie, totalement imprévisible, puis dans les placements vocaux (la première apparition de Joe est très inhabituelle car on dirait que ce n’est pas le début, comme si des parties antérieures avaient été effacées, le résultat est saisissant et troublant !), sombre (ésotérique ?) et lourd, tranchant comme des lames de rasoir. Sans oublier cette basse d’un Jean-Michel qui n’avait jamais été aussi audible avant de finir dans une ambiance très black metal avec ses riffs hypnotiques et tournant dans une valse sans fin et morbide.
Puis finir avec "Vacuity", peut-être la plus lourde qu’il m’est été donné d’écouter. Le riff et surtout la batterie de Mario, pachydermique. Incroyable, il faut réellement l’entendre pour le croire. Même les riffs…ils sont très étranges, ils semblent se diluer dans l’espace, comme se déchirer dans l’esprit de l’auditeur pour l’attendre encore plus loin en lui. Sans doute le titre m’ayant le plus surpris.

TWOAF est un album exceptionnel, un bloc froid et compact que l’on écoute, savoure, déguste et reçois de plein fouet avec le plus grand des bonheurs (bande de sado-maso que nous sommes !). Mais il ne faut pas croire que l’intérêt retombe après plusieurs écoutes, la richesse de "A Sight To Behold" par exemple est énorme, outre les claviers électro surprenants, les effets sur la voix et surtout les passages assez inhabituels à la double saccadés sont des instants à écouter encore et encore.
Tout comme l’ahurissant blast beat de "Yam’s Messengers". Je dois dire que je n’avais jamais rien entendu de tel, un blast certes très rapide, mais pas cru comme d’habitude, avec une impression une nouvelle fois étrange d’une roue, comme si ça tournait (ce sont mes impressions, je suis peut-être pas normal…) dans une boucle infinie et surtout avec une cassure en plein milieu par un petit beat de caisse claire, ce qui est incroyablement dur à jouer. Un batteur définitivement hors du commun pour un groupe à part signant non pas leur album phare mais simplement l’opus de la consécration ! A posséder absolument !!


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14 commentaires

Chronique
    DarkAngelOfDecay, le Dimanche 23 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
A vrai dire, Gojira ne m'avait pas particulièrement séduit a l'écoute de Terra Incognita et From Mars To Sirius...C'est donc après une longue hésitation et une certaine crainte d'etre profondément déçu que j'achetai leur dernier méfait, The Way of All Flesh, bien que ce petit squelette sur fond bleu/gris m'attira fortement...
Je restai sceptique a l'écoute de Oroborus, cette intro destabilisante dont le refrain est en total décalage avec la structure du morceau ( ce qui, après plusieurs écoutes, n'est pas desagréable du tout )et c'est dès les premieres secondes de 'Toxic Garbage Island', titre aussi écolo que dérangeant, que les riffs lourdingues et ultra saccadés de Joe D me sautèrent a la gorge m'entrainant dans une spirale d'aggressivité technique et vraiment méchante qui me séduisit instantanément...
Sur ' A Sight To Behold', titre aussi accrocheur que différent des autres, on reste scotché avant de retomber dans la magie de la double pédale de ce cher Mario et des riffs pachydermiques de Joe et Christian sur 'Yama's Messengers'...C'est a la 5e piste de la galette que nos musicos nous accordent une pause bien méritée...
On commence a se rendre compte que Gojira nous livre ici son album le plus abouti conceptuellement, les titres étant parfaitement liés sans pour autant etre similaires, parfois extrêmement noirs, parfois plus entrainants, et sait capter l'auditeur sans le lacher une seconde...
On se prend une belle baffe avec 'All The Tears', qui n'hésite pas a decrasser vos conduits auditifs, et on est littéralement ECRASéS par ce qui est certainement le meilleur morceau de l'album, 'Adoration For None' ou Joe collabore avec notre ami Rhandy de Lamb Of God : ce titre vous éclate la gueule et vous pietine les cervicales a grands coups de riffs surpuissants qui vous envoient valdinguer la tete la premiere dans votre mobilier...On ne se sent plus headbanguer face a une telle aggressivité : difficile de résister face a tant d'énergie...
'The Art Of Dying' met a nu une facette de Gojira plus expérimentale, et surtout très progressive...La tension est crescendo tandis que le batteur martèle ses fûts a une vitesse tout simplement abberante avant d'exploser en riffs devastateurs qui balayent tout sur leur passage : ne laissez rien trainer ou ce pourrait etre vraiment dangereux...'Esoteric Surgery' est pour moi le seul bémol de cet album, qui fait retomber legerement la pression...Ce qui est vite réglé avec 'Vacuity', LE 'single' de l'album, ou des riffs d'une cadence irréprochable se mêlent à des growls sombres mais parfaitement bien placés...'Wolf Down The Earth' et le morceau éponyme closent l'album en beauté en affirmant que Gojira a encore son mot a dire, et qu'il compte bien mettre les bouchés-doubles en concert...

Avec TWOAF, Gojira signe un méfait qui lui colle parfaitement a la peau, tout en essayant de nouvelles choses, ce qui fait de cette galette un dique varié, certes, mais dévastateur, avec un concept très subtil mais bien présent, ce qui prouve encore une fois que le metal français est loin d'etre mort, et ce gros vilain reptile qu'est Gojira non plus, et ce pour le plus grand plaisir de nos tympans sadomaso...

17.5/20

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Mini-Chronique
19 / 20
    TRASHER, le Mercredi 29 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  
Après Dagoba et son "face the colossus" très décevant à mon goût, ce n'est pas sans une certaine impatience que j'attendais cet album.

A la première écoute, "The Way of All Flesh" est différent de FMTS, plus simple, moins torturé mais beaucoup plus sombre. Rien que sur la pochette, on devine un album plus triste, plus chaotique. Terminé les éléments naturels, place à un squelette sur un fond bleu. Gojira semble vouloir changer de direction. Plus progressif, "The Way of All Flesh " fait mal et arrache tout sur son passage. Rien qu'à l'écoute de "toxic garbage island", on sent que le groupe a envie d'en découdre et je vous laisse imaginer ce que cela va donner en live. Car c'est bien en live que Gojira a fait sa réputation.
Même si quelques morceaux peuvent surprendre, je pense notamment "a sight to behold", quasiment chanté qu'en voix claire. Le reste de l'album marque une évolution tout en gardant un son énorme et dévastateur qui définit cette immense machine de guerre qu'est Gojira.

En résumé, "the way off all flesh" est une nouvelle étape dans la vie de Gojira, pas moins bien, ni mieux que FMTS, juste différente et toujours aussi jouissif quoi qu'on en dise...

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Mini-Chronique
18 / 20
    Arachnid, le Lundi 24 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Si un groupe de metal français a bien droit à la reconnaissance, c'est bien Gojira, qui signe ici l'album de l'année ! The Way of All Flesh est un pur bijou à écouter en leitmotiv !
Après un From Mars To Sirius acclamé de toutes parts, les Bayonnais livre ici un véritable chef-d'oeuvre autant progressif que mélodique.

D'emblée, le riff principal de "Oroborus" nous entraine dans un labyrinthe auditif envoutant quasi-parfait. S'ensuit des titres absolument sublimes comme "Esoteric Surgery" (dont les saccades s'égalent au niveau des Meshuggah), le single "Vacuity" (totalement monstrueux du début à la fin, ici un poil rallongé par rapport au clip) sans oublier le très étonnant "A Sight to Behold", titre tout droit sorti de d'un From Mars To Sirius sous electro !

"Toxic Garbage Island" revient aux sources d'un Link un peu oublié, tout comme "The Art of Dying", avec son intro tribale et ses contre-temps à la George Kolias, Mario Duplantier nous livrant ici une nouvelle facette de ses talents, passant d'un rythme très basique à une technicité hors du commun. Même chose pour l'excellent "Adoration for None", entrainant au possible, mettant en avant le timbre unique de Randy Blythe de Lamb of God.

On notera le côté Death Metal beaucoup plus mis en avant, tout comme des parties Black alors plutôt inédites. Mais Gojira c'est avant tout un ensemble, un masterpiece complet qui mélange les genres et les styles pour former un tout compact et cohérent.

Bref, The Way of All Flesh, ou l'art du beau, tout simplement... Foncez !!!

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