1. Arrival the antichrist 1:00
2. Born in fire 4:07
3. The chosen one 4:09
4. Mistress of the stormblast 4:01
5. Revelation 666 5:44
6. Redeemer 5:09
7. Elder ones 5:03
8. At the gates 4:42
9. My domain 4:22
10. Heralds of pestilence 5:21
11. To the death 2:41
total time 46:19
Gloomy Grim ou comment mélanger du Black Metal avec la famille Adams, Alfred Hitchcock et Dracula… Sérieusement les finlandais sont quasiment à l’origine d’un style : le Horror Metal, et ce n’est pas uniquement un nom ronflant inventé dans un but purement marketing, les ambiances « train fantôme » de Gloomy Grim sont assez particulières et bien différentes de celle que l’on trouve dans le Black Metal. La carrière bien lancée grâce à son deal avec Holy Records, la bande à Agathon nous propose un deuxième album plus abouti que Blood, Monster, Darkness.
Rien que sur la pochette de ce deuxième album Life ? (2000) et son squelette étrange égaré dans le désert, on devine tout de suite la singularité du produit et son côté bizarre.
L’intro très typé Adams Family (on imagine sans problème courir « la chose ») confirme cette impression avant Born In Fire reprenant ce thème lancinant d’introduction sur un mid entraînant et des rythmiques solides : les atmosphères développées par Gloomy Grim ne nuisent en rien à l’efficacité. La voix torturée d’Agathon, sorte de croisement entre un gobelin et Abbath, renforce cette sensation de malice démoniaque émanant des chansons de Gloomy Grim.
Le rythme général est très martial, comme une inéluctable marche en avant vers la damnation, bien aidé en cela par la batterie programmée sonnant fort juste sur un titre tel The Chosen Ones, avec un clavier sonnant un glas lugubre. Redeemer serait parfait comme bande son d’un film d’horreur et représente sans nul doute l’apogée du CD, Agathon montrant ici tout l’étendu de son inspiration et la complexité de ses pensées torturées (pas étonnant quand on est bourré du matin au soir). La même recette est appliqué ainsi sur tout l’album, variant parfois la teneur des atmosphères avec par exemple At The Gates, à la première partie plus triste que horrifique. On rajoutera aussi Revelation666 (à ne pas confondre avec celui de Old Man’s Child) à la liste des morceaux au dessus du lot, combinant avec réussite rythmiques bétons et ambiances morbides
Heralds Of Pestilence et l’instrumental To The Death closent le disque avec brio et on ne décroche quasiment pas jusqu’à la fin, si ce n’est sur quelques passages un peu plan-plan ou un poil de vitesse supplémentaire n’aurait pas nui. Néanmoins Life ? tient sacrément la route, grâce aussi au son irréprochable et au mastering clair de Mika Jussila et de son Finnvox studio.
On notera que le côté théâtral de leur musique est parfaitement retranscrit en live (en tout cas c’était le cas en 2001) et que Agathon paraît réellement possédé lors de leurs prestations. Si après un concert vous voyez trois gars ivres, chantant des chansons paillardes finlandaises couché dans l’herbe en descendant des mixtures au degré alcoolique aussi élevé que l’age de Giscard, ce sera certainement les gars de Gloomy Grim si vous voulez un autographe…
Attardons-nous un petit moment sur cet album...
Le premier morceau nous met instantanément dans l'ambiance : rythmiques "militaires", fusillades (Cf "The Chosen One"). Etonnant également ces sons de cloches qui évoquent en quelque sorte la fin du monde, plus particulièrement sur le titre "At The Gates". Sur cet opus, Agathon est constamment entrain de se plaindre, il se lamente et donne à sa musique une dimension tragique, la voix est tremblante et écorchée. On pourrait reconnaitre dans le personnage notre Fameux Smeagol (GOLLUM). Le thème principal de cet album : l'antéchrist. Agathon peut ainsi être comparé au messie de SATAN... (Cf "redeemer").
En résumé, on peut dire que l'objectif que s'est fixé le groupe est atteint, Gloomy Grim à su trouver son propre style et nous délivre ici son meilleur album... Ambiance glauque funèbre, la fin des temps est proche!!!