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Gehenna (NOR) Seen Through the Veils of Darkness (The Second Spell) |  |
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| CD paru en1995 - Cacophonous Records |

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1. Lord of Flies 5.00
2. Shairak Kinnummh 5.05
3. Vinterriket 3.54
4. A Witch Is Born 4.21
5. Through the Veils of Darkness 4.33
6. The Mystical Play of Shadows 3.09
7. The Eyes of the Sun 3.27
8. A Myth... 8.56
9. Dark Poems Author 5.11 |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Les norvégiens avaient déjà fait parler d’eux avec le mini CD First Spell, résolument atmosphérique et basé sur les ambiances plus que sur la violence. Désormais chez les anglais de Cacophonous Records ayant déjà lancé la carrière de Cradle Of Filth puis Bal Sagoth, Gehenna avec Seen Through The Veils Of Darkness (1995, sous titré Second Spell), dévoile toujours un Black Metal ambiant mais cette fois un peu plus agressif, les guitares de Dolgar et Sanrabb se faisant plus insistantes.
Lord Of Flies en effet est assez proche d’un Black Metal à la Burzum ou Darkthrone, impression s’estompant bien évidemment à l’arrivée du clavier mais ce dernier est loin d’être omniprésent ici, montrant Gehenna sous un jour bien plus cru que sur le quasi soporifique First Spell. A partir de Shairak Kinnummh la musique redevient un peu plus folklorique et atmosphérique grâce au bon travail des guitares et des parties de clavier marquantes.
Certes, ceux qui ne jurent que par la froideur et le côté crasseux de Transilvanian Hunger ou la vitesse d’exécution de Blasphemy vont vite s’ennuyer, pourtant une oreille attentive permet de trouver des choses sympathiques sur cette galette, entre autres les voix claires de Vinterriket rappelant celles d’Ihsahn sur Anthems… d’Emperor.
Bon les grincheux (je ne citerai pas de nom mais je les ai en tête) diront que les riffs de A Witch Is Born font un peu plon-plon et que les sections de clavier sonnent un peu niais mais Gehenna est cohérent avec son concept et le morceau titre Seen Though The Veils Of Darkness nous livre des passages fort bien agencés où le synthé de Sarcanna s’intègre à merveille au riffs et mélodies du commandant en chef du navire Sanrabb.
La production est imparfaite mais colle justement bien à cette lente descente dans les ténèbres où veulent nous entraîner les norvégiens, The Eyes Of The Sun en est à ce titre une bonne illustration musicale.
Il est amusant de constater que l’intro de A Myth ressemble comme deux gouttes d’eau à Message Of The Bottle de Police, impression vite passé comme vous l’imaginez…mais à partir d’ici la lassitude commence à gagner un peu, si ce titre est varié et bien construit, les 9 minutes sont un peu longues même avec le passage narré central et une fin plus virulente (tout est relatif dans le Black atmosphérique), un tel pavé aurait était mieux placé au début de l’album.
Un dernier titre qui ne changera pas la face de l’album, Dark Poems Author et le tour est joué et plutôt bien joué au final, la deuxième partie de l’album est un peu plus faible que la première mais ceci est classique.
Les norvégiens ont réussis leur pari de jouer sur les ambiances sans perdre la noirceur qui caractérise le Black Metal. Il ne faut surtout pas faire d’amalgame entre Gehenna et des groupes atmosphériques comme Mystic Circle qui noient leurs compositions de synthé.
Un album passé en partie inaperçu à sa sortie qu’il vous est toujours possible d’acquérir. D’ailleurs ne confondez pas avec les thrashers alcooliques suédois de Gehennah qui eux ne jouent pas beaucoup sur les ambiances.
A conseiller comme d’habitude aux amateurs d’archéologie.
BG
5 commentaires |
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