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| CD paru en1998 - Moonfog Productions |

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1. The Killing Kind 3.39
2. Deadlights 5.38
3. Adimiron Black 6.18
4. Seeds of Man's Destruction 3.56
5. Devils Work 7.41
6. Slowly Being Poisoned 4.01
7. Eater of the Dead 4.58 |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Adimiron Black (1998) est un changement de cap assez inattendu que nous ont proposé les norvégiens. En effet, les réalisations précédentes de Gehenna s’inscrivent dans la mouvance Black atmosphérique et une imagerie Dark presque Gothique. Ce n’est absolument pas le cas ici même si le précédent montrait une légère tendance à la brutalisation. Déjà la pochette dérangeante et froidement réaliste d’un homme venant visiblement de se suicider après avoir tuer sa femme, tranche avec le rendu sobre et mystique de Seen Through The Veils Of Darkness et Malice.
Gehenna a quitté les anglais de Cacophonous Records pour signer sur Moonfog Records le label de Satyr (Satyricon), accompagnant ainsi son changement musicale par une nouvelle stratégie promotionnelle.
La musique confirme ce changement ressenti dans l’artwork, The Killing Kind arrivant sans intro comme une tornade. Les riffs sont plus appuyés, le rythme plus enlevé et le synthé se fait plus discret, voire inexistant, Sarcana a en effet laissé sa place à Damien au clavier et celui-ci voit son travail réduit à la portion congrue. Sur Adimiron Black, le style raffiné d’antan laisse place à un Black plus agressif, même le chant se fait plus belliqueux. Deadlights le single de l’album vaut en particulier le détour avec une énergie toute Death Metal assez surprenante quand on connaît les précédentes réalisations du combo.
En revanche peu de changements au niveau du son, Sanrabb et ses sbires ont une nouvelle fois fait confiance à Terje Refsnes au Soundsuite, peut-être un peu plus de puissance n’aurait pas nui à l’impact des titres. Cependant l’ensemble est cohérent, Slowly Being Poisoned ou Eater Of The Dead permettant à Gehenna de renouveler intelligemment son répertoire par des titres plus méchants ou les riffs comptent plus que les atmosphères.
Mais les norvégiens n’ont heureusement pas tourné le dos complètement au Black atmosphérique qui avait fait leur réputation jusque là, le titre Adimiron Black étant celui qui rappelle le plus l’ancienne période du groupe avec des atmosphères emphatiques mais loin d’être étouffantes.
Gehenna anticipe, se renouvelle et se brutalise au lieu de tourner en rond, faisant de Adimiron un album charnière entre sa période atmosphérique et la suivante bien plus brutale.
Bien joué.
BG
3 commentaires |
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