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Personnellement, en tant que fan du quatuor Teuton, je ne m'y attendais plus, même si, au fond de moi, j'espérais tellement le tenir un jour dans ma main. Et, aujourd'hui, c'est chose faite!! 'Land of the Free - pt 2' vient d'atterrir dans ma platine. Et, malgré les appréhensions légitimes qu'un supporter metalleux peut avoir en écoutant la suite d'un album ayant eu énormément de succès 12 ans auparavant, on ne peut que se sentir rassuré et retrouver l'énergie et l'honnêteté originelles que le groupe avait un peu perdues avec 'New World Order' et 'Majestic' et qui avaient été leurs marques de fabrique. Point d'égarement ici : tout est direct et sans concession, presque comme si le groupe avait voulu montrer qu'il est toujours au top de sa forme et qu'il possède toujours cette gnaque et cette volonté de tout défoncer sur son passage, tel un tank puissant et armé jusqu'aux dents, renversant, au fur et à mesure de son avancée, toute une forêt solide et forte! Le disque démarre en trombe avec "Into The Storm", à la production claire et éclatante, comme "From The Ashes", qui est LE titre le plus séduisant de tout l'album, grâce, non seulement, aux vocaux vertigineux de Mister Hansen, mais, il doit aussi beaucoup aux riffs jamais encore entendus chez Gamma Ray! On dirait du Helloween période 'Keepers I & II" ou du Maiden à la 'Somewhere In Time'...Vraiment très étonnant!! Ce qui peut aussi être le cas de "Leaving Hell" et sa facette hard fm très prononcée et les couplets extraordinaires de Kai, qui explore sa voix d'une manière quelque peu "excentrique". Puis, nous avons à faire à une intro électrique ("Rising Again"), dont le nom en dit vraiment long sur la renaissance de ce groupe phare de la mouvance power-speed mélodique, ceci pour enchaîner sur un titre rapide et rythmé comme seul Kai Hansen sait en composer et qui s'intitule "To Mother Earth". Est-ce la fibre écologique des allemands qui a parlé? Sûrement, puisque les paroles sont explicites ("No respect, no heart for nature,led by greed they tear our soil ripped, the sky, the damage major, the air is at the boil/Here create another wasteland, on and on 'til nothing's there, here it comes, the devastation poisoning the air") et ne laissent place à aucune pitié envers les pollueurs, ceci à juste titre, d'ailleurs! Ensuite, le second titre créatif, "Empress", est plus rock, plus "dark" et mid-tempo, avec un refrain assez étonnant, puisqu'il peut rappeler ceux de Hammerfall. Et certains passages de guitares surprennent également puisqu'ils sont acoustiques, ceci avant le solo de gratte! Une compo vraiment plaisante à plus d'un titre! Les deux autres titres ("Rain" et "When The World") sont moins innovants, mais, cependant, tout aussi efficaces. De véritables claques qui pourront sans doute passer comme une lettre à la poste lors de l'épreuve scénique devant des milliers de fans en furie. "Real World" et "Heal Me Calling" n'apportent pas grand chose d'innovant dans la discographie des Rayons Gamma, ce qui est un peu dommage, vu leur énorme potentiel, mais, ce sont les deux titres les plus beaux, les longs et épiques "Opportunity" et "Insurrection" qui attirent le plus notre attention! En effet, le premier débute comme une ballade, mais, cette réalité est vite écartée puisque les guitares apparaissent rapidement au profit d'un morceau heavy d'une grande beauté et des chœurs grandiloquents tout au long des 7 minutes et des poussières! La seconde composition, quant à elle, est une œuvre à elle toute seule!!! De la première note à la dernière, Gamma Ray nous illumine et nous subjugue : tellement lumineuse avec des envolées lyriques du plus bel effet, Kai Hansen & cie se sont dépassés pour nous offrir le meilleur du metal en un seul titre. "Insurrection" ressemble à un opéra, changeant quasiment toutes les minutes d'atmosphère, passant instantanément d'une coloration thrash à un ton majestueux et survolté, insufflant dans sa musique un brin de N.W.O.B.H.M. à la Judas Priest ('British Steel') ou à la Maiden ('Powerslave', 'Somewhere In Time'), ce qui dénote d'une agréable fraîcheur d'innovation, fortement souhaitée dans un style de metal trop submergé par des groupes de plus ou moins bonne qualité. "Insurrection" est une bien belle bête qui deviendra sûrement un des nouveaux hymnes de guerre du metal lourd! Rarement une chanson de metal m'aura procuré autant de plaisir et de frissons! Orgasme musical garanti si vous posez votre oreille dessus!!! Pourtant, un sentiment de déjà entendu persiste tout au long de l'album : ce n'est pas étonnant, certaines des lignes de guitares ont été littéralement pompées sur des morceaux de Maiden et d'autres groupes de métal...Alors, plagias énormes ou clins d'oeil quelque peu abusifs? Si vous aviez peur du pari qui a été lancé par Kai Hansen et sa bande en annonçant ce 'Land of the Free - pt. 2', n'hésitez pas à écouter cet album gigantesque, bien plus excitant que le dernier Primal Fear! Non seulement vous serez ensorcelés, mais, vous serez également ravis de posséder l'œuvre ultime de power speed mélodique de ces 15 dernières années! C'est une bombe atomique qui vient d'exploser dans le monde du metal et qui va vous laisser sur le c**!! A vous procurer d'urgence!!!!!!!
"Land of the Free pt II" s’apparente à un deus ex machina littéraire, dévoilant un groupe ne sachant plus comment faire évoluer sa musique, ne connaissant pas la finalité de son œuvre et partant un peu dans tous les sens sans réellement convaincre, et sur de nombreux points. A commencer par la production ; je voudrais bien rencontrer Tommy Newton pour étriper ce gars là ! Un son sclérosé, clinique et si clean qu’il occulte la puissance brute de décoffrage des morceaux. Le son de batterie, par exemple, est très décevant comparé aux albums précédents, poli au maximum, même les guitares semblent être muselées, comme si elles ne devaient pas mordre. Tout ceci est flagrant dès "Into the Storm", mélange convenu entre "Heaven Can Wait" et "Land of the Free" et téléguidé pour un auditeur ne ressentant pas le moindre frisson car déjà entendu tant de fois. L’album sera à l’image de son ouverture, très bien interprété mais d’un conformisme confondant et désarmant. Pour un "Rain" énorme et très puissant, au riff central tabassant (d’ailleurs, le son parait bien meilleur sur ce titre !) comme il faut au refrain de tueur, combien de "Leaving Hell" ou "Hear Me Calling" parfaitement dans le rang ? L’inspiration ne semble pas du tout au rendez-vous, frisant parfois le plagiat gratuit et facile d’Iron Maiden. Le, pourtant splendide, "From The Ashes", en fait les frais. S’il reste néanmoins un de mes morceaux préférés de l’opus, il faut tout de même avouer le solo clairement pompé sur "The Clairvoyant" de la vierge de fer. Et que dire d’"Opportunity" ? Si ce n’est qu’il s’agit d’un des plus grand foutage de gueule de Kai Hansen, Henjo et consorts. Je veux bien qu’ils aient des influences (quoique ce sont tout de même des précurseurs, ça devrait être eux les plagié et non l’inverse !) mais de là à proposer la réplique exacte (quasiment à la note de basse près, mais accordée quelques ton plus bas) de "Rime Of The Ancient Mariner" sur le break (comme quoi, ce sacré "Powerslave" tient bon la barre !), il n’y a qu’un pas pour être réellement en colère. Le morceau commençait pourtant bien, avec un refrain plus lent et aérien (l’ombre de "No World Order" plane !) mais dès le break, on se croirait sur le bateau hanté pendant les quinze minutes du titre de Maiden. Je ne parlerais même pas de "When The World", copie conforme de "Flash Of The Blade" ("Powerslave toujours!). Et oui, une intro si reconnaissable ne peut pas passer inaperçu, surtout lorsque l'on y change absolument rien. "To Mother Earth", d’une vitesse affolante, regorge de cette agressivité dont le groupe maitrise si bien tout en composant des parties plus calmes et narratives afin de laisser se reposer, un excellent titre. Quand à "Insurrection", dont l’intro sonne une nouvelle fois étrangement similaire à "Out Of The Shadows" de Maiden (le titre étant très récent, je pourrais être plus indulgent !), autant au niveau de la mélodie de guitare que la ligne vocale (quoiqu’il y a des limites !!). Mais dès le vrai commencement de cette longue fresque épique de onze minutes, lorsqu’il décolle niveau vitesse, nous retrouvons l’espace de quelques instants le Gamma Ray que l’on aime, le Gamma Ray inspiré avec un Kai sortant des hurlements suraigus jouissifs et des chœurs grandioses et menaçants. Un très bon titre donc, si l’on fait abstraction de certains détails. Des détails bien trop nombreux pour me laisser de marbre face au déchainements d’éloges que récolte ce disque, largement en dessous de ce qu’on pouvait attendre non seulement de Gamma Ray mais également d’un album portant le nom de "Land of the Free". Des éloges selon moi non méritées. Un avis comme un autres diront certain !
Je n'ai jamais été grand fan de Gamma Ray, lui trouvant une approche trop "progressive" surtout dans ses débuts comme "Insanity And Genius". Leurs breaks et parties expérimentales (notamment dans l'album précité) ne m'ont jamais plu. Il manquait à mon goût quelques morceaux speed et même si ce groupe correspondait un peu plus à ce que j'aimais dans les derniers albums, je n'ai jamais pu accrocher. A l'écoute de ce dernier album, je comprends, aujourd'hui, que certains fans puissent crier au pillage, mais force est de reconnaître qu'il me fait curieusement plaisir. Aucun doute possible, nous tenons là un digne successeur au très bon Land of free 1, l'un des rares que je n'aie pas refilé par la suite... Et on irait même jusqu'à dire qu'il s'agit pour ma part de l'un des tout meilleurs de Gamma Ray. Bon, pour moi, on l'a vu : ce n'est pas bien dur. Cette galette se compose de tout le metal de la fin des 80' mais remis au goût du jour, comme un best of de tout ce que pouvait jouer Helloween, Accept, Maiden (surtout), Priest et consorts... Alors, évidemment certains crient "Remboursez !" et on peut les comprendre. Comment ne pas penser à How many tears des Citrouilles en entendant le refrain de Mother Earth ? Mais Opportunity (qui porte bien son nom) ne vous rappellerait-il pas Rhyme of the ancient Mariner ? When the world me vous ferait-il pas penser à Flash of the blades de Maiden. Et son refrain ? Un Longest day accéléré ? Insurrection lorgnerait-il du côté de Out of the shadows, toujours du dernier Maiden ?? Oui, c'est trop proche. Trop proche, mais cela passe merveilleusement bien, et tout de même, ils y ont ajouté quelques arrangements de leur crû. Reste que j'ignore si Kai Hansen s'explique de ses quelques "emprunts" dans les interviews... Peut-être aurait-il pu le faire dans la pochette, mais il n'en est rien. Si Kai admet publiquement ces ressemblances flagrantes, cela passe comme des clins d'oeil… ou un hommage. S'il ne dit mot, on peut y voir effectivement une forme de maladresse, un manque d'inspiration. Un bon skeud, cependant, mais qui déplaira peut-être aux plus assidus de ce groupe. Allez, je retourne écouter Insurrection: un titre de plus de 10 min ,Ok pour les emprunts, mais c'est une pure perle !
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