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| CD paru le 01 Juin 2003 - Norma Evangelium Diaboli |

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1. Agnus Dei 4.33
2. Breathing Wounds 4.32
3. Holy Poison 5.32
4. Sun of Hope 5.24
5. Perdition's Light 4.37
6. Across the Qliphoth 6.06
7. Realm of Plagues 5.58
8. Circle of Eyes 12.46
9. Bread to Stone 3.48
10. In Manus Tuas 12.27
Total playing time 65.43 |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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A sa sortie, Salvation était attendu comme le Messie par les personnes qui avaient déjà mis l'oreille sur Devilry, précédent délit du groupe. Je pense que l'attente aura été récompensée !
Funeral Mist est l'un des premiers groupes à infliger ce True Black que je qualifie de « nouvelle école » à cause de l'esprit true des débuts et d'un son propre, voire quasi-clinique de leurs méfaits (Nehëmah en est le meilleur représentant en France selon moi). Alors voilà. On va faire comme si on arrivait dans une petite boutique sombre qui vent des disques obscures dans une ville indéfinie. On ne peut pas, en tant que chercheur averti de musiques extrêmes et curieuses, ne pas être accroché par la pochette qui s'offre à notre regard : le mauvais goût est très présent, l'horreur glauque et l'humour noir - voire même suie - sont de mise ! Curieux de nature, on est tenté de mettre une oreille sur l'objet. et là, difficile de s'en détacher. La première chose qui frappe, c'est l'ambiance. Plus que morbide, elle pue la mort à plein nez. le son, volontairement « raw » n'y est pas pour rien, et les guitares cachent souvent des samples très malsains. Et plus les morceaux passent, plus on se rapproche du charnier.
La première écoute peut être très difficile : peu de groupes ont réussi à approcher ce seuil, et là le degré est tel qu'il donne presque la nausée. Il m'a fallu plusieurs passages en platine pour vouloir réellement l'acheter.
Mais les albums qui s'apprécient à la longue sont souvent ceux que l'on écoute le plus longtemps une fois qu'on s'y est fait !
Les paroles, tantôt en latin, tantôt en anglais, sont des odes au Malin assez poétiques et sont très intéressantes à lire, même s'il faut avoir fait des études monacales pour cela (les textes sont écrits manuellement dans une espèce de gothique craspec très difficile à déchiffrer). Mais il ne faut pas se formaliser. le livret recèle des images qui peuvent choquer ! A ne pas mettre entre toutes les mains.
La construction des morceaux n'est pas très originale, mais, je me permets de le répéter, l'ambiance est extraordinaire, la crasse sort des murs et la peste rôde. Deux titres méritent tout de même une attention particulière : les deux plus longs, j'ai nommé « Circle of Eyes » et « In Manus Tuas ». Ils durent tous les deux plus de 12 minutes et sont certainement ce qu'il y a de plus malsain dans cet album qui frise les records. « Circle of Eyes », mon favori, est d'une simplicité déconcertante. Un riff répété tout du long, une batterie très basique, quelques coupures pour introduire des ambiances monastiques et le tour est joué ! L'ambiance de ruines, de décrépitude et de désolation est posée et le morceau s'achève, comme pris d'une volonté de dérision ultime par une prière ! « In Manus Tuas » est plutôt curieux pour sa fin. La première partie ressemble à du très bon Marduk chanté en latin, et arrivé à la moitié du morceau, on se croirait dans une fête foraine macabre, vaste mise en scène d'un psychopathe qui joue avec ses victimes avant de les mutiler. Adieu guitares et batterie, bonjour violons stridents et bardes fous ! Les pleurs des violons torturés foutent carrément la chair de poule et je me suis imaginé plus d'une fois finir dans une camisole si je venais à exécuter les pulsions qui me prennent à ce moment.
Funeral Mist est un groupe qui vaut le détour, une bonne dose de Primpéran et surtout une bonne expérience du black très underground sont recommandées pour l'apprécier à sa juste valeur !
Le seul espoir est dans la mort.
Nattskog
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Malgré un seul mini-CD à son actif, Funeral Mist n’est pourtant pas un groupe inconnu de la scène (True) Black Metal mondiale. Arioch, leader et parolier de ce groupe suédois, propose donc avec Salvation le premier vrai album de la formation, un album malsain, glauque, fétide et pourtant très jouissif à écouter. Sortez vos sacs vomitoires et prenez votre respiration avant l’écoute de l’album. Une chose est certaine : vous ne sortirez pas indemne d’une telle expérience auditive.
Mélangeant la barrière de guitares à la Dark Funeral avec une batterie surpuissante et totalement dominatrice, Funeral Mist mélange savamment Brutal Black Metal et True Black Metal pour une musique encore plus froide et haineuse. Les riffs barbares et affûtés, mêlés aux martèlements migraineux de la batterie ne laissent jamais la tête au calme et même les samples intégrés à la musique (chant grégorien, aboiements de chiens, humains se faisant fouetter), qui normalement devraient offrir un léger moment de répit dans cette mixture démoniaque, ne font qu’augmenter une tension déjà quasi-insoutenable.
Par ailleurs, la complexité de la relation qu’entretient Arioch avec la religion dans ses tetes est simplement fascinante. Autant les textes latins, tirés de chants et autres psaumes, louent et glorifient Dieu (le morceau ‘‘In Manus Tuas’’ par exemple) et on croirait Arioch (presque) subjugué par Dieu, autant les textes anglais, mêlés de haine pure et de blasphème, sont des textes à souiller la plus blanche et pure des âmes. Même le livret propose cette opposition : des images du Malin mêlées à des symboles religieux (couronne d’épines, icône du Christ), la pochette représente même une version adaptée de la crucifixion du Christ (on y voit Arioch (je suppose) crucifié entre deux bébés éventrés ou recousus, sensés symboliser les deux brigands entre lesquels se tenait Jésus).
Ainsi cet album est comme un hologramme : un tout petit geste et l’image visible n’est plus la même. C’est l’alternance entre la fascination et l’aversion pour le christianisme (mélange de chant grégorien et de True Black Metal par exemple). Cet album s’apprécie autant des yeux que des oreilles. Un album à lire et plus d’une heure d’un plaisir malsain et douloureux qui, en fin de compte, ne laisse pas de marbre.
1 commentaire |
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| Chronique |
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Après Devilry on pouvait s'attendre à un excellent album. Pourtant en 2003 Funeral Mist nous surprend et accouche d'une pièce maitresse du genre, encore mieux : un véritable chef-d'oeuvre.
En effet Funeral Mist, groupe reconnaissable entre tous nous pond une galette d'une violence et d'une morbidité jamais atteinte a ce jour.
La horde suédoise continue son ascension dans un black metal brutal, aux ambiances funéraires toutes droit sorties d'un cimetière, et empreintes d'un coté évangelique présent sur tout l'album, notamment grace à des extraits de films dont "Le sceptième sceau" et à des chants grégoriens.
Funeral Mist ne fait pas dans la dentelle, et pourtant cette oeuvre est loin d'ètre répétitive. D'une complexité remarquable, les titres atteignant parfois les 10 minutes posent des atmosphères glauques à souhait et s'enchainent à une vitesse infernale, on est entrainé dans un typhon purificateur, on ressent toute la haine du christianisme que porte cette entité a travers sa musique. Malgrès tout ne dit-on pas que ce que l'on hait nous fascine dans notre inconscient ?
La production est cinglante, on aurait put avec des compositions d'une telle violence tomber dans un brouhaha burlesque mais sachez que dans "Salvation" ce n'est pas le cas, tout est maitrisé, millimetré, entrecoupé oui mais ce n'est que pour mieux redémarrer la machine de guerre Luciferienne qui torture l'auditeur et lui plombe l'esprit de toute sa rage.
La batterie est claquante et semble marteler notre esprit sans relache, le reste est en parfaite osmose, les compos s'enchainent et l'oeuvre se trace un chemin a travers les ténèbres de ce monde.
Je garde le meilleur pour la fin. Car le gros point fort de cet album réside dans le chant de Mortuus, meneur de la horde barbare, officiant également dans Triumphator, et Marduk depuis 2004. D'une puissance incomparable, d'un timbre très particulier et grave, il écrase, il crache ses trippes, il mutile ce qui nous reste de vie et nous entraine dans une dimension malsaine ou la faucheuse règne en maitre parmis les décombres. Superposant parfois ses parties vocales, hurlant sans cesse, sans effets aucuns, on croit assister à une sorte d'apocalypse musicale.
Funeral Mist signe donc ici une galette redoutable et sans concessions, et l'on peut se demander s'il est possible de repousser de telles limites de perfection. On attend donc avec impatience le prochain venu.
Kvarforth.
4 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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« Salvation » est une pièce d’un malsain absolu que se soit au niveau musical qu’à l’artwork en lui-même. Il y transpire une haine profonde envers l’humanité au travers d’une violence furibonde et presque naïve ponctuée par des samples apocalyptiques et variés montrant la petitesse de l’espèce humaine et le profond dégoût qu’en montre le trio meurtrier, responsable de cet album provocateur et d’une morbidité rendant une morgue aussi accueillante qu’un club Med.
De la chasse à l’homme (au renfort de samples de chiens hautement agressifs) à la décadence d’une civilisation corrompue (violons dissonants) « Salvation » est un parcours monstrueux dans nos âmes sombres (sinon, vous n’écouteriez pas ce disque). Peut-être pas d’une originalité débordante au premier abord (ça charcle dur pendant une heure), les nombreux samples ainsi que la voix doublée et mortuaire d’Arioch rehaussent l’atmosphère macabre du disque d’un ton pouvant rendre l’expérience Funeral Mist particulièrement éprouvante mais Ô combien jouissive à la fois tout en gardant un symbole nauséeux des plus fort. Un plaisir presque pervers où des fois, le rire prend la place du frissonnement d’angoisse.
Tel le nom du groupe, Funeral Mist est bel et bien un brouillard où l’auditeur se perd dans une danse malsaine et funèbre dans le surnagement de violence haineuse prodiguée par ces musiciens carnassiers.
« Salvation » devient à ce moment, l’une des pièces d’angles du black.
Inégalable…
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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J’ai reçu ce cd sans aucune indication, je ne peux donc rien dire sur le groupe lui-même, (et ce malgré mes demandes répétées, la maison de disque -noevdia rec- n’ayant pas jugé bon de me répondre ; le mépris du public est-il à ce point un argument commercial dans le black metal? Pitoyable…), mais cet album m’a fait une si forte impression qu’il serait dommage de ne pas en parler. Funeral mist nous propose une messe ininterrompue d’une heure ( toutes les plages étant reliées entre elles par des chœurs d’église du plus bel effet, avec bruitages en tous genres, fouets , tortures, démons, etc. ) d’une violence jamais égalée jusqu’à présent. On peut certes comparer ça au premier Beherit, à Blasphemy, ou aux français d’Arkon infaustus, mais Funeral mist est beaucoup plus extrême sur tous les points. Les titres, compris entre 5 et 12 minutes, se succèdent avec une froideur difficilement soutenable. Avec une production volontairement minimaliste, une agression musicale constante sur laquelle surnage des vocaux terrifiants, ce black metal est une ode à la perversité, glauque, tellement macabre que ça en devient étouffant ; ce disque sent la charogne, on croit presque trouver un rat mort derrière chaque riff, un charnier derrière chaque incantation ; c’est la bande son idéale d’une bestialité qui n’attend qu’à jaillir. Le concept du black déshumanisé atteint avec ce disque son apothéose, et cette débauche de violence a déjà sa place au rang des albums cultes, que seuls les plus téméraires écouteront d’une traite.
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| Mini-Chronique |
Une chose est bien surprenante pour Funeral Mist, groupe Suédois de Black Metal : c’est le fait que malgré sa formation en 1996, le groupe ne possède en tout et pour tout qu’un seul mini CD dans sa discographie. Donc cet album est leur premier vrai CD. Evoluant entre le True Black et le Black plus violent à la Dark Funeral, Funeral Mist propose avec cet album un divertissement à la fois pour les oreilles mais aussi pour les yeux : le livret est plein des textes de Arioch qui raconte ses relations emplies de haine envers la religion et la musique quant à elle surprend lorsque se mettent à retentir les voix d’un chant grégorien qui ajoutent une grande part de mysticisme. Bref l’album est un peu trop long à mon goût (65 minutes quand même ….) mais au moins le groupe a le mérite de proposer une musique différente de celles qui sont proposées actuellement dans la scène Black.
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