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| Avril 2007 - Steamhammer / SPV |

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1. Demons Dance 2. Innocent World 3. United Alliance 4. Mr. Evil 5. Queen of my World 6. Light Up the Sky 7. Words of Endeavour 8. Blackened Sun 9. Dimensions 10. My Dying Paradise 11. Magic Moments 12. Far Away
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| Chronique |
 12 / 20 |
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Un château lugubre…un ciel tapissé de nuages intensément sombres et porteurs de pressages maléfiques, une reine enchanteresse et d’une beauté resplendissante, un sorcier démoniaque qui veut désespérément sa main, un preux chevalier au physique angélique, un combat épique…à la gloire du bien…comment appelez-vous ça en littérature ? Hum…voyons…un cliché ? un stéréotype non ? Mais en fait, pourquoi est-ce que je parle de ça ? Ah ok, je comprends (excusez ma tension…), je dois chroniquer le dernier Freedom Call, bon, et bien je m’y colle…où en étais-je ? Ah oui…alors un cliché…
…Demon’s Gate lance des sonorités étranges, mystiques, malheureusement trop synthétiques pour laisser monter quelconque pression chez l’auditeur mais elle contribue à conférer une certaine attente. Une mélodie lointaine retentie, cinématographique, prévisible mais belle, puis cette voix, cette narration, parodie d’un Rhapsody (Of Fire ne l’oublions pas) ayant eu les moyens de se payer le « vrai » Christopher Lee. Puis le riff, Innocent World démarre dans une furie rapide à couper le souffle (n'étant pas sans rappeler le "The Dragon Lies Bleeding" de Hammerfall non ?). La production est irréprochable, pleine de puissance et de souplesse, retranscrivant à merveille un monde édulcoré et quelques peu aseptisé car trop lisse. Les chœurs et le chant de Chris Bay lorgne étonnement dans des fréquences graves, dans la veine d’un Andy Deris, avant de le retrouver pleinement sur le refrain, plein de vie, joyeux, gai et se retenant tellement facilement. Dan Zimmerman n’a rien perdu de son talent, ni de sa vélocité, même si la créativité semble bien peu présente depuis The Circle of Life.
Dimensions est un album qui regroupe des compositions de haut vols, touchant de près la perfection dans le genre mais se trouvant tellement loin d’un quelconque virage. Certes, personne n’attend Freedom Call comme un groupe expérimental mais ne pourrait-il pas faire évoluer sa musique ? Car là où Edguy baisse le tempo ou Gamma Ray ne cesse de l’accélérer, Freedom all fait du sur place qui se veut plus frustrant que réellement handicapant. Car leur style, évidemment, il le manie parfaitement, donc à quoi bon continuer ? En écoutant United Alliance par exemple, on comprend que le groupe est un monstre dans le vivier surpeuplé du speed teuton. Une double pédale impériale, un chanteur étonnement doué, des refrains qui se retiennent sur le bout des doigts (ce « We Are Freedom Call » ne lâche l’auditeur que très difficilement »), mais il n’empêche que les allemands, à l’heure qu’il est, se parodie plus qu’il ne compose.
A commencer par les onomatopées type « ho ho » qui pollue nombre de chansons, notamment Mr Evil, plagiat éhonté de la mélodie de Future World de qui vous savez (comment vous ne savez pas ?) mais possédant un refrain, une nouvelle fois entêtant. Le couplet dévoile tout le talent de Chris, mais les « ho ho » gâche le plaisir, sans réellement savoir pourquoi. L’aspect niais est à son paroxysme, tant que l’on a presque l’impression d’écouter une bonne blague. Alors oui, Freedom Call maitrise son sujet, mais il le fait en énervant ou en copiant trop radicalement ses influences majeures. Light Up The Sky, probablement l’une des compositions les plus grandioses de l’opus, renvoie inévitablement au Heal Me de Gamma Ray (sur Insanity & Genius), par les lignes de claviers pleines de démence, et le chant évoquant un madman que Chris interprète pourtant très bien.
Il restera un Blackened Sun plus aventureux, plus original, plus lourd et sombre (dans la veine de Hero Nation sur l’opus précédent), doté de chœurs féminins énigmatiques et d’un refrain à coller la chair de poule. Le chant, plus noir, plus dur de Chris fait des merveilles, tant que l’on se demande pourquoi il ne développe pas cet aspect, qui pourrait leur faire échapper cette inévitable sortie de secours. Les multiples lignes de chant lors du final, s’entremêlant dans une symphonie superbe, sont absolument magnifiques, même s’ils s’éloignent du schéma typique pour les concerts. Dimensions est également très intéressant, malgré des claviers encore une fois bien trop propres et niais, se démarque par son refrain planant, comme hors du temps et magique.
Le constat est donc en demi teinte, et encore plus suite au pitoyable dernier morceau Far Away, emplie d’orchestrations folk dégoulinantes, ridicules et mal agencées. On remarque que Dimensions brille surtout par ses refrains, plus que par le corps de ses compositions, notamment à cause d’un manque de profondeur. L’ensemble sonne finalement frais, mais congelé, si vous voyez la comparaison. On sent que certains titres pourront cartonner en live, mais sur bande, le résultat est très mitigé. On ne retrouve plus la déferlante de hits qui avait animé Crystal Empire en son temps, ou des titres incroyables comme Hunting High and Low sur l’album précédent. Pourquoi ?...ah oui…des clichés…
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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Pour moi, un bon groupe de speed se doit de posséder une personnalité propre et d'être en accord avec les compositions qu'il propose, peu importe si le trip est Heroic Fantasy ou Spatiotemporel, de toutes manières les paroles seront dans 80% des cas toujours aussi niaises ; Ce qui fait la véritable originalité à l'intérieur de ce style, c'est la propension à créer une ambiance, une sphère qui entoure la musique et qui là rend exceptionnelle. Et en cela, Freedom Call est un groupe extrêmement original (!).
Raconter que le monde est plein de malheurs d'une manière douteuse en chantant joyeusement avec des choeurs de partout et un lead singer qui pousse des hurlements de canard, ça peut paraitre idiot, mais ça fait son petit effet !
Prenez "Mr. Evil", la piste 4 : 5 notes de guitare, des choeurs qui font 'Oh-Oh-Oh', Chris Bay qui pousse pas le talent, un couplet étonnamment vide, un refrain très simple et pas vraiment explosif, d'insupportables références (limite plagiat sur la construction de la chanson) à Helloween. Et pourtant, pourtant, impossible de ne pas succomber à cette petite mélodie épique au début du refrain, à cette ambiance spatiale, presque atmosphérique, impossible de pas crier avec Chris, impossible de pas bouger en fait. D'ailleurs presque tout les morceaux sont du même acabit (mention spéciale à "Queen Of My World" et "Dimensions")
En gros, Freedom Call continue son bonhomme de chemin, après un "Circle of Life" limite risqué (oulala des sonorités électro, quel blasphème ce fut ..), les allemands reviennent à leurs style de prédilection dans une ambiance un peu plus à la Gamma Ray mais toujours une bonne humeur à toute épreuve (on les imagine toujours déguisés en clowns en train de hurler leurs refrains devant des gamins excités).
Bon album donc, toujours mieux que les petits derniers de certains groupes finlandais (je citerai pas de nom mais je pense à Stratovarius et Sonata Arctica) !
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