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| CD paru en2004 - Firedoom Music |

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1. Sleeping death
2. November dream
3. Bleak dormition
4. Open wound
5. Departure |
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| Chronique |
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Le doom peut revêtir plus d’un visage. Forest of Shadows nous le montre en tout cas, avec ce superbe album d’un doom très varié, à la fois beau et glaçant. Original en tout cas, car il parvient à sortir des sentiers battus par moult groupes comme Until Death Overtakes Me, Tyranny, ou encore My Shameful.
Après cinq démos et un mini CD, le groupe sort « Departure », le premier véritable album. Officiant dans un style qui se situe entre Anathema (période rock) et Shape of Despair, Forest of Shadows mélange avec habileté les deux tendances pour donner un résultat déprimant, inattendu, mêlant parties très accessibles au commun des mortels grâce au chant clair, aux guitares pas trop "metal", et à la rythmique calme et apaisante à des parties beaucoup plus froides, franchement sublimes pour la plupart, où le chant doom est soutenu par une double grosse caisse plus ou moins rapide, par des nappes de claviers atmosphériques à glacer le sang des auditeurs non-avertis (ceux qui aimeront les parties "rock" par exemple).
Au niveau de l’instrumentation, le groupe utilise les instruments classiques des deux influences vues au dessus, c’est à dire guitares, batterie pour les plus classiques, et il ajoute à cela piano, violons, et claviers atmo bien entendu.
Musicalement, c’est assez génial ! Il est rare de trouver des groupes pouvant aussi bien passer d’une sorte de rock mélancolique à une musique des plus sombres sans même que la transition soit douloureuse ou brutale. Si les parties pur doom sont attendues quand elles commencent à arriver, on ne peut pas penser que l’intensité sera telle…
Les ambiances, généralement "dépressives soft" (genre Anathema), peuvent très rapidement tourner à la catastrophe, vraiment terrifiantes par moment, sans que l’on se rende compte d’un réel changement… Une petite tension qui monte un peu, et c’est tout ce qui annonce le pire, l’ultime doom dépassant l’entendement, une ambiance des plus glaciales, qui s’intensifie au contact du rock qui précède le déluge !
A noter que les titres sont très longs, comme tous titres de doom qui se respectent, ils dépassent presque tous les dix minutes, sauf «Bleak Dormition » qui ne dure que cinq minutes vingt.
Voilà, je n’en dirai pas plus. Le groupe fait partie des fous que signe Firebox chez sa nouvelle sous division, Firedoom, qui commence très bien sa série !
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