1. Chalice Of Blood
2. Off The Edge
3. Through Eyes Of Glass
4. Forbidden Evil
5. March Into Fire
6. Feel No Pain
7. As Good As Dead
8. Follow Me les paroles
Pour n’importe quel amoureux de thrash, ne pas posséder ce premier album de FORBIDDEN est un crime ! Pour une première réalisation, le groupe frappe vraiment très fort et nous balance, en cette année 1988, une œuvre colossale.
La musique de FORBIDDEN se situe dans la lignée directe de VIO-LENCE ou des débuts d'EXODUS, c’est à dire un thrash direct et brutal, moins léché par exemple que celui de SLAYER ou METALLICA pour ne citer que les plus connus. Les rythmiques sont absolument énormes, certains riffs sont même hallucinants de dextérité et de rapidité. Il faut dire que derrière, ça suit grave ! On retrouve à la batterie Paul Bostaph, qui s’en ira par la suite batifoler avec TESTAMENT puis SLAYER. Les riffs sont tranchants et bourrés d’énergie et vont jusqu’à prendre des airs de CORONER, comme par exemple lors des cavalcades saccadées du formidable morceau-titre «Forbidden Evil ».
Et quelle paire de guitaristes solistes ! Les duels de grattes sont divins, à la fois très techniques et mélodiques, de quoi donner du boulot aux mordus de la branlette de manche tout en dispensant une bonne dose d’adrénaline… Le titre « Through Eyes Of Glass » renferme une partie instrumentale dont je ne me lasserai jamais ! A l’image de sa pochette, cet album est un véritable choc frontal entre brutalité et finesse instrumentale.
Mais la musique de FORBIDDEN ne se limite pas à du bastonnage bête et méchant, loin de là. Le groupe distille à petite dose quelques touches mélodiques, principalement à travers les solos, mais aussi sur certaines intros ou sur certains breaks du meilleur effet (« Follow Me » ). Attention ! On reste tout de même très loin des ballades d’ANNIHILATOR !!!
Autre excellent point à souligner, le chant de Russ Anderson. Ce dernier parvient à moduler son timbre de façon admirable, alternant gueulantes énergiques et parties purement chantées, ce que notre homme assure de façon totalement convaincante jusqu’à s’envoler parfois sur les fins de phrases dans des cris suraigus à la manière de Tom Araya.
En conclusion, je vous dirai que si vous possédez ce monument du métal, vous serez d’accord avec moi pour confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un incontournable du thrash des années 80. Si vous ne le possédez pas, rajoutez-le sans attendre sur votre liste des albums à vous procurer !