Oracles

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Nom du groupe Fleshgod Apocalypse
Nom de l'album Oracles
Type Album
Date de parution 30 Mars 2009
Produit par Morabito Stefano
Enregistré à 16th Cellar Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album177

Tracklist

1. In Honour of Reason 04:27
2. Post-Enlightenment Executor 02:55
3. As Tyrants Fall 04:00
4. Sophistic Demise 03:14
5. Requiem in SI Minore 05:05
6. At the Guillotine 03:02
7. Embodied Deception 03:20
8. Infection of the White Throne 04:30
9. Retrieving My Carcass 04:09
10. Oracles 02:58
Total playing time 37:40

Chronique @ BEERGRINDER

28 Avril 2009
Pendant longtemps le Death Metal italien se résumait à Sadist et par la suite Natron, mais des combos comme Blasphemer ainsi que les redoutables Hour Of Penance ont repris vaillamment le flambeau ces dernières années. Fleshgod Apocalypse, jeune groupe né en 2007 pourrait mettre tout ce petit monde d’accord dès leur premier album Oracles (2009). Mis sur pied par Francesco Paoli, accessoirement chanteur de Hour Of Penance et qui tient également ici la guitare en compagnie de Cristiano Trionfera, le combo italien évolue dans un brutal Death percutant avec déjà une personnalité bien affirmée.

A première vue avec cette belle pochette de Chiara Battistoni d’inspiration mystique où trônent, l’imposant logo du spécialiste Christophe Szpajdel et deux statues grecques (les fans de l’excellent jeu God Of War reconnaîtront la similitude), on penserait plutôt avoir à faire à du Black symphonique ou du Death mélodique. In Honor of Reason n’a besoin que de quelques secondes pour nous y ramener (à la raison), une courte intro, un riff acéré et un départ à 200 km/h justement façon Hour Of Penance, les doutes sont vite dissipés nous sommes bien en présence d’un groupe de Death Metal brutal dans les règles de l’art. D’entrée le son colle au siège, Stephano Morabica a fait un boulot titanesque dans son Cellar Studio, la batterie du sessioniste Mauro Mercurio développe une puissance phénoménale qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Reno Killerich sur le monstrueux Room Service, l’impact des blast-beat sur ce titre est décuplé par le fait que guitares et basse coupent leur son à plusieurs reprises au départ de ceux-ci.

L’équilibre basse / guitare, trop souvent en défaveur de la première est ici bien respectée, mettant en exergue le jeu dynamique de Paolo Rossi (jolie reconversion pour le ballon d’or France Football 1982…). Malgré une brutalité et une agressivité indéniable dans les structures Fleshgod Apocalypse garde un côté mélodique sous jacent qui refait surface de temps à autre aussi bien dans les soli qu’en rythmique principale, je recommande d’ailleurs chaudement celui de Post-Enlightement Executor à 1 : 20. En soutien des percutantes compositions, le guttural profond de Francesco, toujours proche du meilleur d’un Glen Benton contribue un peu plus au côté imposant et suprême de ce Oracles.

Pour se faire une idée correcte de leur musique on peut situer leur style quelque part entre Hour Of Penance / Origin et Necrophagist pour la patte mélodique, mais Fleshgod Apocalypse est loin d’être une pale copie se contentant d’imiter ses aînés, d’ailleurs les transalpins axent moins leurs tracks sur la vélocité extrême et la technique déboulonnante que les groupes cités, en revanche quelques passages de clavier néo classique bien intégrés et un étonnant passage de chant féminin couplé à la voix Death, apportent une touche originale et contribuent à faire de ce Oracles un album au caractère unique et bien trempé.
Cela dit la qualité première de ce disque est la force colossale dégagée par les compos, Sophitic Demise mettra les metalheads les plus endurcis à genoux avec ses riffs acérés (gardant pourtant parfois un léger côté mélodique), les plans chant destructeurs et débités à une vitesse plus que respectable, ainsi que le pilonnage en règle d’un batteur pas loin de concurrencer Derek Roddy. At the Guillotine, ses breaks abruptes et une intensité jamais relâchée fait aussi partie de ces titres tirant le Death par le haut, prouvant que dans le domaine tout n’a pas encore été dit et qu’il est encore possible de proposer une violence extrême en étant ni un clone de Hate Eternal, ni un ersatz de Angel Corpse

Entre la course à la technique ultime façon Origin / Obscura et un impact immédiat des riffs à la Panzerchrist, Fleshgod Apocalypse n’a pas choisi et pioche dans les deux domaines pour un résultat franchement à la hauteur, il n’y a qu’à jeter une oreille au dévastateur Retrieving my Carcass aux jeux de basse et guitare tour à tour virevoltants et appuyés. Willowtip Records l’écurie américaine spécialisé dans le Death et le Grind (Kill The Client, Impaled, Severed Savior,…) a clairement misé sur le bon cheval avec Fleshgod Apocalypse qui apporte un peu de fraîcheur avec ce premier album déjà empreint d’une maturité musicale évidente. Je vous fiche mon billet que ce Oracles ne sera pas loin de titiller le Cosmogenesis de Obscura dans le domaine des sorties Death Metal à tendance moderne. A écouter en priorité.

BG

21 Commentaires

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Fetus - 28 Janvier 2010: C'est exactement ça BG: j'ai voulu partir d'un jugement suscité par ses premières impressions, une impression qui cependant disparaît peu à peu après de nombreuses écoutes.
MakraM - 30 Mai 2010: J'ai de forts doutes quant à l'utilisation d'une machine pour la batterie...
BEERGRINDER - 31 Mai 2010: Non, c'est bien une batterie et pas une BAR.
ropeland - 17 Septembre 2011: Je viens de découvrir le groupe et cet album et une tuerie! Pas un moment chiant ou mal fichu. Seul bémol, les transitions très maladroites entre les chansons.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

27 Septembre 2011

Une très bonne prestation envoutante, brutale et travaillée impeccablement.

Formé en 2007, Fleshgod Apocalypse est très vite devenu un des pionniers de la scène Death Technique Brutal de ces dernières années. En deux albums dans sa courte existence (Plus un EP à très grande importance en raison de sa puissance phénoménale), le combo italien nous a déjà mitraillé avec deux styles bien différents, le nouvel album Agony étant symphonique à très grande dose, cette dernière étant beaucoup trop répandue à travers cet album aux yeux de certains fans qui, au jour d'aujourd'hui, ont déjà décidé d'abandonner la carrière du groupe. Mais il faut dire que toute cette ampleur a bien entendu une origine...

Cette origine est le manque de la suite logique du premier opus attendue par la grande majorité des fans... Personnellement, j'apprécie les deux albums, mais Oracles est bien sur plus spéctaculaire que son successeur, notamment dans sa grande globalité. Déjà visuellement parlant, Oracles possède une pochette majestueusement réalisée, diverses sortes de bleus dominant entièrement cette dernière... Et le détail qui a déjà fait rager les fans avant la sortie de Agony était le logo, qui apparaissait comme beaucoup trop simpliste sur la pochette du nouvel album. Sans partir sur une comparaison complète des deux albums, parlons donc de ce premier opus...

Le premier morceau, « In Honour Of Reason » prévient directement l'auditeur de sa force impressionnante. Ici, c'est du Fleshgod Apocalypse : Des mélodies italiennes orchestrales à certains instants, des blast-beats à profusion sans le moindre arrêt, de la double pédale écrasante, des cymbales utilisées à merveille (Mauro Mercurio étant à l'origine de cette dévastation), une guitare un brin mélodique, des solos excellents, mélodiques et prenants, et bien sur, le growl de Francesco Paoli, qui nous démontera les tympans durant tout l'album. A noter que Paolo Rossi prendra le relais pour ajouter, en plus de sa basse, du chant clair assez fréquemment, montant régulièrement dans les notes très aiguës, qui ne sera définitivement pas un mal...

L'album martèle, détruit, fusille, démonte, hache et mitraille tout ce qui ose se mettre en travers de son chemin, et ce durant (Presque) toute la durée, laissant parfois place à de courts instants de répit, notamment le très réussi moment de douceur de « As Tyrants Fall », qui sera très rapidement remplacé par l'ampleur de « Sophistic Demise ». On ne mettra également pas de côté la jolie intro composée de piano de « Embodied Deception », avant la tornade que nous offrira la suite, avec un magnifique solo de guitare, accompagné de la guitare rythmique qui fera un très bon fond dans l'ensemble. C'est ce genre de moments qui sont néanmoins beaucoup trop présents dans Agony, trop pesants et trop encombrants à certains moments.

Fleshgod Apocalypse, c'est un aspect cruel, dévastateur et de la musique sombrement efficace et prenante, avec des jeunes musiciens (Certains étant recapés de Hour Of Penance) au top de leur forme, mais derrière tout ceci se cache quelques subtilités et de la sensibilité dans l'âme de ces monsieurs d'apparence délabrée en costard et noeud-papillon. Cette partie sensible et méodieuse se sera très souvent manifestée lors de Agony, Oracles laissant place à une audace plus ressentie et une envie beaucoup plus présente de tout détruire à volonté. Meurtriers acharnés, les Italiens n'y vont vraiment pas de main morte avec ce premier album, qui restera à conseiller très grandement pour les fans de Death Brutal Technique... Nous attendons déjà le troisième album avec impatience...

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Chronique @ dark_omens

22 Octobre 2014

Une violente symphonie...

S’extraire de cet univers délicieusement assourdissant, que constitue le Death Brutal, est devenu d’une rare complexité. Exception faite des plus illustres, nul ne peut désormais s’affranchir aisément du legs d’un genre dans lequel l’extrême férocité d’une musique intensément belliqueuse ne suffit plus nécessairement à contenter un public toujours plus avide. Certains acteurs issus de contrées dévoués, en partie, aux musiques extrêmes y parviennent aisément alors que d'autres natifs de terres créatives quelques peu sourdes à ces genres demeurent presque muettes.

Evoquons donc les étendues artistiques désertées italienne. Plus connus pour les frasques épiques de ses pourfendeurs de dragons Power métallique, ce pays aura pourtant offert aux metal de la mort quelques rares formations glorieuses dont, notamment, Sadist et Natron.

Longtemps resté dans l’ombre de ces cousins américains ou nordique, c’est à l’orée du troisième millénaire que des groupes tels que Vomit The Soul, Blasphemer, ou encore par exemple, Hour Of Penance vont parvenir à redonner une certaine vigueur au Death transalpin presque dépeuplé.

Et puis vint Fleshgod Apocalypse.

Ce groupe, fondé en 2007, peut légitimement prétendre, lui aussi, avoir œuvré à ce regain de dynamisme ultramontain. Pourtant, rêvant de devenir plus réputé encore, il n’est pas certain qu'il puisse parvenir à se construire une identité suffisamment distincte de celle de ses compatriotes d'Hour Of Penance. Et ce doute initial devient alors plus justement fondé au su de certains éléments très précisément nuisibles à cette affirmation de caractère. Certains de ces musiciens dont le talent est, certes, avéré mais dont la signature particulière est immédiatement reconnaissable sont effectivement partis intégrante des deux formations évoquées. Et quels attributs singuliers sont-ils plus identifiables que les intonations d’une voix, ou que le martellement systématique d’une grosse caisse ? Or Hour Of Penance et Fleshgod Apocalyspe partage la même voix, Francesco Paoli, et le même batteur, Mauro Mercurio.

Dès lors voir d’évidentes similitudes entre ce Oracles et un The Vile Conception serait d’une troublante facilité pas totalement injustifié. Pas totalement, mais un peu tout de même car si les deux entités développent un Death essentiellement Brutal, Fleshgod Apocalypse, quant à lui, nuance le sien par diverses interventions mélodiques telles que quelques parcimonieuses sonates de piano, quelques chœurs cléricaux ou quelques passages classiques succincts. Ainsi les excellents In Honour Of Reason, Post-Enlightenment Executor, As Tyrants Fall, mais aussi, par exemple Infection Of The White Throne, au-delà de leur divin penchant pour la destruction furieuse et systématique, se démarque par une ponctuation musicale mélodique toute particulière. Et que dire de ce final magnifiquement surprenant, Oracles, venant clore admirablement cette œuvre sinon qu’il est prodigieusement déconcertant?

Au-delà de ces accents mélodique très prononcés, il règne, aussi, sur l’ensemble de cet album une musicalité sous-jacente, pas nécessairement propre au Death Brutal (le très beau final de Requiem In Si Minore par exemple).

Mais que les puristes amateurs indéfectibles d’une agressivité abruptes se rassurent, outre ces infimes, mais précieuses, respirations harmonieuses, et cette musicalité ambiante secondaire ; Fleshgod Apocalypse affiche bel et bien un goût certain pour la violence merveilleusement incisive (les superbes Sophistic Demise et, par exemple, At The Guillotine).

Oracle, premier véritable album des Italiens de Fleshgod Apocalypse, est donc un très bon album de Death Brutal aux accents mélodiques. Cette symphonie violente, à laquelle il pourrait être reproché un certain manque de personnalité, demeure pourtant éminemment séduisante.

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