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Crust Extreme Noise Terror Law of Retaliation
CD paru le 01 Decembre 2008 - Osmose Productions
Extreme Noise Terror : Law of Retaliation, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Believe What I Say
2. Religion Is Fear
3. Spit on Your Dreams
4. Skin Deep
5. Blind Lead the Blind
6. Short Fuse
7. Chasing Shadows
8. Human Waste
9. Rat Hell
10. Enslaved in Darkness
11. Nothing No More
12. Parasites
13. Revenge
14. Rotten to the Core
15. Low Life
16. Against the Grain
17. Screaming Fucking Mayhem
18. Death Message
19. Divided & Ruled

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7,99 €
Chronique
16 / 20
    barback, le Jeudi 25 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Si Damage 381 et le très brutal Being And Nothing, respectivement sortis en 1997 et 2001, marquaient un tournant significatif dans la carrière d’Extreme Noise Terror en lorgnant vers des sphères death/grind plus conventionnelles sans toutefois présenter de réels défauts mais éloignés du crustcore déjanté de leurs débuts, leurs derniers splits en date avec Driller Killer (2007) et Trap Them (2008) renouaient quant à eux avec leurs amours de jeunesse. Dans la continuité de leurs dernières réalisations, ENT enfonce donc définitivement le clou avec Law of Retaliation sorti cette année même chez Osmose (chez qui était déjà sorti leur split avec Driller Killer). ENT est de retour.

Suite à d’innombrables changements de line up, le groupe se stabilise définitivement avec la venue dans leurs rangs de Ollie Jones (Desecration) et surtout, avec le retour de l’emblématique acolyte de Dean Jones ,Phil Vane, en lieu et place de Adam Catchpole, permettant ainsi à ENT de retrouver sa fraicheur des débuts.

Clairement décidé à revenir sur le devant de la scène, ENT balance son crustcore sans concessions et brutal au possible. D’entrée, Believe What I Say annonce la couleur ; guitares lourdes, carrément metal, vitesse démentielle et voix cradingues. Si les gutturaux de Dean Jones s’avèrent moins impressionnants que par le passé, pour ne pas dire faibles sur certains morceaux, la voix de Phil Vane, elle en revanche, demeure toujours aussi effrayante et crasseuse, apportant ainsi une épaisseur considérable sur chacun des titres, palliant par la même le léger manque de coffre de Jones. Cependant, le chant en alternance des deux compères reste toujours aussi imparable, passant des graves sales de Jones aux lacérations vocales de Vane.

En revanche, si les anglais affichent une fraicheur retrouvée avec son hydre bicéphale reformé, leur crustcore lui, reste dans un registre similaire à Retro-bution, n’apportant pas énormément de nouveauté en dépit de titres très accrocheurs et terriblement efficaces. En effet, l’album sur la longueur peut s’avérer un poil redondant et les riffs maintes fois entendus. Cela dit, il est difficile pour un style comme le crust de se renouveler grandement, confiné entre metal et punk, limitant ainsi les perspectives d’évolution du style.

Toutefois, ENT varie suffisamment ses plans pour ne pas lasser l’auditeur en y intégrant passages mid tempos salvateurs et blast beats dévastateurs. Le jeu de Mic Hourihan, lui aussi transfuge de Desecration, à l’instar de Ollie Jones, étant en effet d’une précision redoutable, présentant qui plus est, un jeu de cymbales fin et pertinent qui vient s’insérer parfaitement dans ces rythmiques « hachoir » , où vient encore s’ajouter un double pédalage meurtrier. Les anglais ponctuent aussi leurs titres de quelques passages de films, dans la grande tradition anarcho punk (mode lancée initialement par le groupe Crass à la fin des seventies) et se permettent même une reprise des cultes S.O.D sur l’intro de Screaming Fucking Mayhem.

Ecrasant tout sur son passage, ENT envoie ainsi 19 titres d’une extrême brutalité (exception faite de Death Message, monologue de près de 3 minutes) comptant quelques pépites telles que Religion Is Fear, Skin Deep ou Short Fuse, ne laissant que très peu de répit, pour ne pas dire aucun. Aidé d’un artwork réussi, une fois de plus signé Mid (Deviated Instinct). Ce dernier étant en effet le graphiste attitré de la scène crust, comme en témoignent ses derniers travaux pour les danois de Nuclear Death Terror ou les américains de Hellshock. Le tout sur une production puissante et axée metal.

Extreme Noise Terror revient de manière plutôt fracassante sur le devant de la scène crust, avec un album au message contestataire, qui à défaut d’être très novateur, finira de convaincre les éventuels sceptiques du retour des anglais sur leurs terres natales.

Chainon manquant entre la furie d’un Retro-bution et la bestialité d’un Being And Nothing, Law of Retaliation a tous les arguments pour plaire aux fans de la période grind et les autres, amoureux des débuts destroy du groupe.

Barback

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