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Crushing the Holy Trinity

Exordium (FIN) discographie



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EXORDIUM (FIN) - CRUSHING THE HOLY TRINITY (Split)

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2005 - Northern Heritage Records
Exordium (FIN) : Crushing the Holy Trinity, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

DISC 1 "Father"

DEATHSPELL OMEGA

1. Diabolus Absconditus

STABAT MATER

2. Above Him


DISC 2 "Son"

MUSTA SURMA

1. Kalpeina Helvetin Tulessa
2. Ruton Ruhtinas
3. Hän on Pimeys
4. Valkeuden Hauras Tuhka

CLANDESTINE BLAZE

5. Intro
6. Destroyer of the Nations
7. Trophy
8. Behind the Faith


DISC 3 "Holy Spirit"

MGLA

1. Power and Will I
2. Power and Will II
3. Power and Will III
4. Power and Will IV

EXORDIUM

5. Ei Toivottu Vieras (Intro) / Tyrannia Martyrum
6. Craving Vehemence
7. Unevangel

les paroles
Note
17/20
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Groupes supplémentaires
  • Deathspell Omega
  • Clandestine Blaze
  • Mgla
  • Stabat Mater
  • Musta Surma
  • Action
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    Chronique

    parlez-en à vos amis  Imprimer
    Il y a des groupes, comme Deathspell Omega, dont chaque titre vaut largement un album. C’était arrivé avec le fantastique « Mass Grave Aesthetics » sur le split avec Malicious Secrets, Anateus et Mütiilation… ça se reproduit – peut être même plus fort – ici, sur « Crushing the Holy Trinity » avec ce fabuleux « Diabolus Absconditus », titre qui vaut à lui seul l’acquisition de cette compilation en 3 CDs.

    « Si Monumentum Requires, Circumspice » nous a bien habitué au nouveau style du groupe : un style évangéliste, morbide, malsain comme je ne l’ai jamais entendu. Avec l’âge, nos « amis » progressent eux aussi : si l’on ne peut pas décemment dire que Deathspell Omega a atteint avec ce titre un statut quasi-divin, on peut en tout cas supposer que le Malin les a aidés à créer cette ambiance inégalée, mêlant mysticisme, froideur mortelle, solitude, haine, … bref, que des sentiments agréables, joyeux et vivifiants !
    Le titre se décompose en deux parties. La première peut faire office de longue introduction à ce qui suit après le break à la guitare sèche… le passage le plus transcendant qu’il m’ait été donné d’entendre ! La guitare se fait pressente, accompagnée d’un gros blast, puis le ton redescend, le riff reste le même, la voix du chanteur plus morte que jamais… il se met à prononcer des paroles sur le ton de la narration, d’un calme extrême, jusqu’à ces mots, qui vous glacent le sang tellement les mélanges de voix, sur ces quelques mots, donnent l’impression d’entendre tous les Saints du Paradis hurler les mots de Dieu à la face des mortels dans une déferlante de feu et de haine délirantes : « Can't you see for yourself ? I am GOD. »
    L’effet est absolument dément. Je sais bien que par écrit, cela doit paraître risible, mais écoutez-le une fois… je suis sûr qu’il y a du souffre là-dessous ! La suite du titre n’est pas en reste, même si le froid qui nous envahit avec le passage précédent redescend progressivement jusqu’au final, en même temps qu’une folie meurtrière vous donne l’envie d’éviscérer tout être vivant à proximité.

    Une fois de plus, Deathspell Omega sort un titre capable d’aspirer toute joie, toute émotion agréable, toute volonté de vivre hors de son auditeur. Le chant n’y est pas étranger, loin de là. Le jeu de guitare, très dissonant non plus, mais la clé de voute de cette œuvre de déshumanisation se trouve dans l’alliance des paroles (compréhensibles, donc interprétables) et du jeu, fort habile d’influences religieuses glissées dans les textes et dans la musique elle-même. Devant un tel morceau, on ne peut que capituler. Laissez le Froid vous envahir, abandonnez vous à ce sentiment d’abandon ultime… la Mort, elle, ne vous oubliera pas !

    0 commentaire Jeudi 08 Juin 2006


    Chronique

    parlez-en à vos amis  Imprimer
    DIABOLUS ABSCONDITUS

    Ce morceau de 22 minutes est à ce jour et à mon sens le travail le plus personnel et le plus abouti de Deathspell Omega. La musique du groupe est devenue incroyablement riche et complexe sans se perdre dans les structures et sans créer de longueurs. Et phénomène très rare dans le black metal, enfin assez pour être souligné, le texte est devenue une composante majeur de la musique et je dis bien le texte et non pas le chant. Texte lui-même inspiré du travail de George Bataille et plus particulièrement de Mme Edwarda.

    Ce morceau ne s’écoute pas, il se subit, il se vit. D’ailleurs il est difficile d’en faire un chronique objective pour ma part et je pense qu'il est même difficile d’en faire une chronique tout court.
    D’un point de vue strictement musical, ce morceau se rapproche de l’orientation prise sur Kénose mais encore plus poussée. Le morceau est très varié avec des structures totalement différentes et même un passage acoustique en plein milieu du morceau. Mais aussi la musique de Deathspell Omega n’a jamais été aussi torturée, malsaine et surtout pieuse à l’image d’une prière reflétant une immense dévotion. C’est à mon avis l’aspect qui se ressent le plus à l’écoute de la musique ; Aspect renforcé par l’introduction composé d’un extrait de prière très intéressant qui illustre bien la philosophie du groupe.

    Pour conclure, je pense que ce morceau représente un aboutissement dans le travail musical de Deathspell Omega et lui permet de revêtir une nouvelle dimension qui en fait à mon sens un des groupes les plus intéressant et les plus inspirés de ces dernières années.

    0 commentaire Mardi 06 Decembre 2005


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