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| CD paru en2002 - Osmose Productions |

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1. Ghastly Grotesque
2. Funerary Sculpture
3. Pestifer
4. Death Deceiver
5. Malus Invictus
6. Grand Dome Of Destruction
7. Icecold Ugliness (Part 2)
8. Gruesome Icons
9. A Tyrants Hunger
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Après Hammerheart, les Death metalheads danois de Exmortem signe en 2002 avec le label français Osmose Productions, jamais à cours de groupes extrêmes. Autour du guitariste Sigtyr et du chanteur Simon Petersen, Andreas Schubert reprend la basse laissée vacante par Martin Rosendhal, et Michael Pedersen a la lourde tache de succéder aux baguettes à l’impressionnant Reno Hilligs Killerich, personnage très demandé (Vile, Hate Eternal, Old Man’s Child,…).
Un bref coup d’œil à la pochette de Pestilence Empire (2002) suffit en tout cas à comprendre que le combo d’Aarhus n’a pas changé son fusil d’épaule avec un artwork très sombre avec démon apocalyptique. Confirmation immédiate lors du lancement du disque et d’un Ghastly Grotesque ne faisant vraiment pas dans la dentelle, blast-beat de rigueur, riffs simples mais avec beaucoup d’impact et chant glorifiant la mort et la destruction.
L’ombre de Panzerchrist plane toujours sur le quatuor qui comme le groupe de Bo Summer, pratique le double pédalage en permanence dès que les blast-beat cessent (ce qui signifie : pas forcément très souvent), à l’image d’un Pestifer ne laissant aucune seconde de répit. Michael Pedersen ne s’en sort pas si mal à la batterie, et sans atteindre le style inimitable du tueur de riches, il fait montre d’une résistance et d’une force de frappe intéressante, notamment sur un titre comme Grand Dome Of Destruction.
Comme sur Berzerker Legions Tue Madsen s’est chargé du son mais celui-ci est pourtant assez différent ici : plus épais et précis mais aussi un peu plus lisse, surtout au niveau des guitares un peu moins abrasives que sur le disque précédent. Rien de très grave, Exmortem n’avait certainement pas l’ambition de révolutionner la planète Death Metal avec cet album, simplement de livrer un bon missile de son cru, et avec Death Deceiver et ses riffs incisifs ou encore Gruesome Icons bombardant à volonté, l’objectif est largement atteint.
Hélas malgré de bonnes chansons ce Pestilence Empire manque un peu de personnalité et de folie, et il en aurait fallu une bonne dose en 2002 pour prétendre jouer dans la cours des Nile, Internecine, Origin ou Hate Eternal qui détruisaient tout sur leur passage. Ce quatrième album de Exmortem est tout de même un bon album de Death Metal : pas plus, pas moins.
BG
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