Atrium Infernalis

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Nom du groupe Evil Lucifera
Nom de l'album Atrium Infernalis
Type Album
Date de parution 27 Mars 2012
Produit par Lavagna Giuseppe
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1. Prelude to Agony 06:32
2. Alone in the Moonless Skies 04:53
3. Master of Tormented 05:54
4. Desecration’s Silence 05:55
5. Princess of Dissection 04:51
6. Triumph in Malice 07:24
7. Bloody Tears 04:53
Total playing time 40:22

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Evil Lucifera


Chronique @ Matai

25 Juin 2012

La frontwoman mise plus sur son charme et son maquillage que sur la qualité de ses compositions

On ne peut pas forcément toujours trouver du bon black symphonique. Ce style a tellement évolué que maintenant, on en retrouve à toutes les sauces, pour le meilleur et pour le pire. Si je vous parle aujourd'hui d'Evil Lucifera ce n'est pas pour rien et vu la tête de ma note, je pense que vous aurez largement compris pourquoi je disserte dessus. Ce one man band italien mené par la diablesse Evil Lucifera elle-même vient de sortir son premier opus et quoiqu'on en dise, on est loin du black symphonique traditionnel et loin du black symphonique à la sauce italienne style Stormlord.

En réalité, Evil Lucifera nous fait dans un style assez kitsch, vu et revu des centaines de fois par des groupes pas forcément très inspirés. Non seulement l'imagerie de la donzelle laisse à désirer, mais en plus la musique nous laisse perplexe tant elle manque de personnalité flagrante mais aussi de force et de puissance. Les touches gothiques ont beau apporter une atmosphère sombre, elles renforcent ce côté revisité à souhait, si bien qu'on se retrouve finalement avec une sorte de Cradle Of Filth en féminin et en moins « vampirique ».

Toutefois, la vilaine s'occupe des parties chants et des paroles, et personne ne sait encore qui sont les musiciens qui se sont occupés des instruments. Sans doute les a-t-elle mordus au sang. Il n'empêche que ce qui ressort plutôt bien, ce sont les orchestrations, plus vraies que natures, les cuivres sonnent très forts. Cependant, il y a trop d'orchestrations et elles dénaturent totalement les parties purement metal qui se fondent dans ce flot d'envolées au violon ou au piano (« Master of Tormented », « Triumph in Malice »). Pire encore, si les parties les plus orchestrales restent réussies, les parties les plus mystiques, faites à l'orgue, sonnent très mal et on a la forte impression de se retrouver en plein jeu vidéo, c'est le cas sur l'intro de « Alone in the Moonless Skies » ou sur le passage central de « Desecration's Silence ».

Et pourtant...c'est bien du black metal auquel nous avons à faire, les accélérations, les riffs, les blasts et le chant s'y apparentant largement. Des morceaux comme « Prelude to Agony » nous le font bien comprendre avec cette ambiance très typique, sombre et malfaisante. Néanmoins, on connaît la musique et on n'est même plus surpris, et encore moins par ces samples de cloches d'église en guise d'introduction. Quant au chant black et diabolique de la vilaine luciférienne, il reste incisif mais linéaire et peut-être trop omniprésent, un peu à l'image des claviers, qui camouflent en partie les riffs, pourtant bien présents, mais toujours de la même trempe.

Si vous aimez vos classiques, vous pouvez passer à côté de la chose sans problèmes tant cet album n'apporte rien, si ce n'est une vue sur le « magnifique » postérieur de la donzelle. A croire que la frontwoman mise plus sur son charme et son maquillage que sur la qualité de ses compositions, ces dernières manquant largement d'inspiration et sonnant légèrement brouillon. A éviter.

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