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| 1988 - CBS Records |

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1. Superstitious
2. Let the good times rock
3. Open Your Heart
4. More than Meets the Eye
5. Coast to Coast
6. Ready or Not
7. Sign of the Times
8. Just the Beginning
9. Never Say Die
10. Lights and Shadows
11. Tower's Callin'
12. Tomorrow
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| Chronique |
 13 / 20 |
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Excédé par des compositions lui laissant toujours moins de place, et un mixage mettant toujours plus en avant les claviers privilégiant les arrangements mélodiques toujours plus accrues; John Norum décide de quitter l’aventure Europe après l’album de la consécration, après le triomphe de The Final Countdown. Il est remplacé par Kee Marcello du groupe Easy Action, un groupe de Glam-Rock suédois. Le départ regrettable de John, si l’on juge des extraordinaires talents dont il fit preuve lors des deux premiers méfaits du groupe, est annonciateur de la volonté acharné du groupe de vouloir poursuivre dans la voix ouverte par The Final Countdown.
Si le disque démarre sur un bon refrain a cappella avec Superstitious, les couplets de ce morceaux, aux touches de guitare très succinctes, confirme bel et bien cette tendance de la continuité. Pas foncièrement déplaisant, le titre est plutôt bien construit, mais au su du talent de Joey Tempest, le contraire aurait été surprenant. Pourtant ce contraire vient assez vite nous bousculer, avec des tentatives visant à élargir ces horizons musicaux en alourdissant par instant ces riffs comme sur les couplets de Let’s The Good Time Rock, essais d’ailleurs, à demi-réussis, puisque dès lors qu’arrive les refrains et leurs sempiternelles claviers, comme un défaut récurent à la musique d’Europe, les guitares s’effacent et deviennent quasiment inaudibles. Un poids que l’on peut également ressentir à l’écoute de Light And Shadows, et de ses chorus quelques peu ratés, et de son solo de guitare répondant a un solo de synthé malvenu dans le sens ou ce libre espace de créativité supplémentaire que Mic s’octroie affirme encore un peu plus cette détermination du groupe à faire toujours plus harmonieux, toujours moins Rock, toujours plus accessible. Si cet exercice de propositions de mélodies différentes peut apparaitre des plus louables, il n’est héla pas vraiment réussie, tant et si bien que manquant tout autant de percutant qu’un Final Countdown, ce Out of this World, a le désagréable défaut de proposer des titres aux airs parfois décevants, ce qui n’était pas le cas de l’album précédent.
On notera aussi que ce n’est pas moins de trois ballades, désormais véritables habitudes obligatoire, qui viennent achevées nos velléités les plus acharnées, Open Your Heart qu’on pouvait déjà entendre sur l’album Wing Of Tommorrow, et qui, même si elle a été réarrangée, retravaillé, étoffé, n’apporte rien de vraiment neuf. Coast To Coast, qui est plutôt réussis, et ou Joey y démontre, une fois encore, toute ces capacités dans l’intensité émotive dans la nuance de son chant. Bien meilleur que le classique Carrie, ce titre a le désavantage nuisible de continuer à nous éloigner de la genèse Hard à l’esprit Heavy du groupe. Tomorrow est quant à elle une véritable réussite, et le piano venant admirablement soutenir la voix toute en émotion de Joey offre à ce titre une réelle saveur. Trois ballades, dont deux plutôt dispensables, c’est assurément une de trop. Le tableau pourrait paraître des plus sombres pourtant cet album contient aussi de bonnes choses, notons, par exemple, la bonne tenue des guitares de Kee Marcello qui, lorsqu’elles sont audibles, et notamment dans les soli, sont nettement plus inspirés que sur le dernier opus du groupe. Notons aussi que certains morceaux, au-delà de ceux cités, sont très à l’image du travail commencé sur The Final Countdown, et pour peu qu’on est apprécié l’ouvrage, des chansons comme Superstitious, More than Meets the Eyes, ou encore un Ready Or Not un peu plus « Rock », seront, sinon des moments inoubliables, au moins de bons moments. Ce qui, après tout, est déjà de bon augure.
Au final cette Out of this World est la suite logique de The Final Countdown avec des compositions toujours aussi brillamment construites et interprétés mais toujours aussi exagérément mélodiques ; et aussi malheureusement avec de nombreux morceaux ratés, ou accessoires. Le constat est d’autant plus amers, le groupe n’avait jamais été jusqu’alors coutumier du fait. Désormais la voie difficile qui s’annonce pour le groupe risque d’être définitive, d’autant plus que, déjà, certains s’élèvent pour se plaindre de cette persistance à s’enfermer dans cette musique qui s’éloigne encore un peu davantage, avec ce Out of this World dont les défauts n’arrangent rien, de l’idée de ce mélange quasiment parfait que le groupe su nous offrir autrefois, et que d’autres déplorent le manque de renouvellement de la musique du groupe. Autant dire qu’il pèse déjà sur le cinquième album d’Europe de lourdes attentes.
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Oh-Oh, un album peut-être un peu mésestimé de la part d'un grand groupe comme Europe, peut-être parce que faisant suite au phénoménal "The Final Countdown". En tous cas, cet album était le moins bien noté lorsque je suis arrivé sur la page du groupe. Alors "The Final Countdown" était peut-être phénoménal au niveau de son succès inattendu mais pour ma part, j'avoue avoir toujours eu un coup de cœur pour son petit frère "Out of this World". D'accord il sonne encore plus commercial avec sa guitare plus mixée en retrait que jamais, mais quelle débauche de feeling ! Jamais l'osmose entre voix/guitare et claviers n'a été aussi parfaite, jamais Joey n'a aussi bien chanté, les claviers omniprésents se fondent à merveille à la musique. OK John Norum n'est plus là mais Kee Marcello assure l'interim avec brio et ses nombreux soli sont tout aussi fluides et sont un régal à chaque fois. Bref, l'album est varié, rythmé et dégouline de feeling à chaque note. Il fait assurément partie des albums à redécouvrir.
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