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Liste des groupes Heavy Mélodique Europe Europe
CD paru en1982 - Epic Records
Europe : Europe, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. In the Future to Come
2. Farewell
3. Seven Doors Hotel
4. The King Will Return
5. Boyazont
6. Children of this Time
7. Words of Wisdom
8. Paradize Bay
9. Memories

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3,15 €
Chronique
13 / 20
    dark_omens, le Jeudi 11 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Pour beaucoup la simple évocation du nom d’Europe est source d’une franche rigolade teintée d’un mépris à peine voilé. C’est le souvenir conspué de manière dédaigneuse tantôt pour une coupe de cheveux permanentée, tantôt pour une musique bien trop mièvre. C’est le regard de l’intransigeance obtus pour ces chansons bien trop fédératrice (si tant est que cela puisses être un défaut), pour ces couplets aux sons bien trop éloignés de ce mouvement de radicalisation amorcé avec l’émergence du Black Metal, l’apogée du Thrash, la naissance du Death Metal…

Je pourrais continuer ainsi à énumérer ad vitam aeternam tous les maux, et le mépris qu’inspire ce groupe. Il y a sans doute du vrai dans tout ce qu’on reproche à la bande à Joey Tempest, pourtant ces stigmates, accentué par le succès phénoménale et la gloire grisante, sont surtout jugements valables pour le Europe de The Final Coundtown. C’est celui-là qui, en effet, promène ses boucles blondes, dont chaque mouvement fait frémir des foules entière de jouvencelles étourdies, sur les scènes du monde entier en prenant des postures sur joué complices, dont chaque attitudes calculées fait frissonner les mêmes demoiselles, aux sons de titres bien trop aseptisés, dont chaque note de synthé vient altérer et masquer outrageusement les harmonies accrocheuses des guitares. Pourtant il y eut une vie avant The Final Countdown.

Et elle commence en 1983 avec cet album éponyme. Un disque où, dès les première notes, l’élément étonnant, qui nous frappe d’emblée, c’est la teneur de ce son très feutrés, plutôt grave, qui enrobent la musique lui donnant un parfum très seventies. On le ressent d’autant plus fortement en s’intéressant de plus près au jeu des toms et des grosses-caisses de Tony Reno, mais encore en écoutant les guitares de John Norum. Ce son est particulièrement cohérent dans la mesure où les morceaux d’Europe sont très influencé par le Rock et le Hard-Rock des ces années-là. On peut considérer le choix singulièrement audacieux alors que la tendance de l’époque est plutôt à l’éloignement allant, au contraire vers des productions au sonorités de plus en plus claire, des sons de plus en plus secs, et donc de plus en plus distinct.

Un deuxième élément, non moins marquant, est l’absence quasi-totale de claviers. Quelques airs viennent bien en enrichir, ici ou là, une intro, un titre, mais avec une sobriété et une parcimonie dont on ignorait Europe capable. Le principal instrument de mélodie est donc bien ici la guitare, et la voix.

Un troisième élément, est ce chant. Beaucoup seront ahuri de découvrir un Joey Tempest dans un registre un peu plus grave, un peu plus forcé, mais aussi, de temps à autre, malheureusement, un peu plus approximatif. Il nous offre également, parfois, des choix un peu saugrenus, dangereusement caricaturaux; ainsi les premiers aboiements (comment les appeler autrement ?) de In The Future To Come, témoigne d’une jeunesse mal contrôlé, d’un petit manque de discernement.

Un quatrième élément, le plus important, est la nature de compositions proposées. Résolument Hard-Rock, bien loin des mélodies faciles, des arrangements peaufinés à l’extrême, des refrains convenues fédérateurs, elles témoignent d’un potentiel enthousiasmant, mais elles sont encore bien trop immatures pour être totalement captivante, du moins pour l’instant. Certaines des chansons de ce Europe pourraient aisément s’apparenter, dans une certaine mesure, à un Heavy aux riffs pesants, agrémentés de rythmes enlevés, et ceux grâce au jeu de double grosses-caisses de Tony ; rendant quasiment méconnaissable le groupe tant fustiger par nos butors du début (ceux qui riaient). Citons pour étayer le propos les morceaux Memories et l’instrumental Boyazont. D’autres pourraient aussi s’apparenter à cette description, la double grosse-caisse en moins, tel l’excellent The Child Has Gone.
The King Will Return et Word Of Wisdom sont les deux morceaux les moins réussis, hésitant entre deux genres bien distincts, la ballade romantique dans les couplets, et un Hard plus énergique dans les refrains. En ce sens, ils naviguent dans une mixture douce-amère, là où le choix unique de l’homogénéité se serait avéré plus judicieux.
Dans l’ensemble, aussi surprenant que cela puisses paraitre, et en dehors des caractéristiques des morceaux décrit jusqu’à maintenant, le reste de l’album nous propose une musique aux riffs plutôt lourds, ou Heavy, adoucit par la côté mélodique du chant de Joey Tempest. Ce mélange donnant naissance à un Hard-Rock de très bonne facture. Pour terminer notons la qualité exceptionnelle des soli de John Norum qui ajoute encore du caractère à ces morceaux, et donc à cet album.

Un premier pas avec pas mal de défauts du principalement à l’inexpérience, mais aussi beaucoup de vertu; dont le retentissement fut discret (excepté au Japon grâce, entre-autre, au morceau Seven Doors Hotel). Une excellente curiosité à découvrir ou à redécouvrir.


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2 commentaires
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