Design Your Universe

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Nom du groupe Epica (NL)
Nom de l'album Design Your Universe
Type Album
Date de parution 16 Octobre 2009
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Gate Studios
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album574

Tracklist

1. Samadhi - Prelude 01:27
2. Resign to Surrender - a New Age Dawns - Pt. IV 06:19
3. Unleashed 05:48
4. Martyr of the Free Word 05:03
5. Our Destiny 06:00
6. Kingdom of Heaven - a New Age Dawns - Pt. V 13:35
7. The Price of Freedom - Interlude 01:14
8. Burn to a Cinder 05:41
9. Tides of Time 05:34
10. Deconstruct 04:14
11. Semblance of Liberty 05:42
12. White Waters 04:44
13. Design Your Universe - a New Age Dawns - Pt. VI 09:29
Bonustrack (Limited Edition)
14. Incentive 04:11
15. Unleashed (Duet Version) 05:48
16. Nothing's Wrong (Heideroosjes Cover)03:24
Total playing time 1:28:17

Chronique @ AmonAbbath

28 Octobre 2009
Un album. Il aura suffi d'un album à Epica pour exploser et sortir définitivement de la meute. The Phantom Agony et ses arrangements symphoniques à l'orientale ont de suite tranché avec l'atmosphère froide et nordique des autres groupes du même style. Le tout mêlé à quelques riffs du plus bel effet (Cry for the Moon), le groupe s'assurait une place de choix au panthéon Metal Symphonique, et cela sans parler d'un autre atout de choix : Simone Simons, chanteuse à la voix chaleureuse facilement identifiable et à la plastique irréprochable (comment ça, vous ne voyez pas le rapport avec la musique?). Le disque suivant, Consign to Oblivion, a contenté certains par son côté très médiéval (on se sent partir en croisade), mais en a déçu quelques autres qui, sans doute, n'associaient en aucun cas le mot ''médiéval'' à Epica. Toujours est-il que The Divine Conspiracy a remis les points sur les ''i'' : dans la bande à Simone, ça déménage, et ce n'est certainement pas le petit dernier qui viendra me donner tort.

Dès l'intro de ce Design Your Universe, une ombre médiévale plane, certes, mais les orchestrations ont quelque chose de différent : un côté ''aventure'' très plaisant est venu se glisser chez Epica.

Hormis les chœurs, c'est la voix hurlée qui s'offrira les premières lignes de chant (Resign to Surrender: A New Age Dawns, Part IV). Dans ce domaine, Mark Janssen s'est encore amélioré (toutes les parties de grunts étant fort bien exécutées, plus impressionnantes), mais je ne saurais distinguer avec précision les passages sur lesquels il officie car le batteur (Ariën Van Weesenbeek) grogne lui aussi, et s'occupe de quelques phrases récitées. Présent depuis la conception de The Divine Conspiracy, le gus n'est, en effet, pas là pour chômer, sans parler de son jeu de batterie infernal, qui le conduit à placer des descentes de toms dans une ballade (la sublime Tides of Time) sans que cela ne fasse tache. Mieux, il arrive à lui seul à faire exploser tout le côté épique à la fin du morceau pour un rendu exceptionnel, doublé d'une performance tout en finesse de Simone, qui connaît ses capacités vocales à la perfection. On est loin des ballades sirupeuses et banales d'un Within Temptation.

Ballade, ballade, c'est bien beau mais je vous avais dit que ça avoinait, moi. En vérité c'est le cas sur pratiquement tout le reste du disque, mais quelques archétypes suffiront. Parlons donc de Martyr Of The Free World, qui mixe allègrement riffs Heavy, puissance Death, chœurs médiévaux, orchestrations plus modernes, solo de malade, refrain efficace, ... L'une des compos les plus agressives qu'Epica nous ait pondues. Et Simone? Au top, je vous dis (soit dit en passant, sa maîtrise des aigus est nettement plus effective ; on est même parfois très loin de la plupart des intonations développées sur The Phantom Agony).

Our Destiny, dans la même lignée, alternera parties symphoniques calmes (piano, chant modéré) et passages plus Metal. Toujours un refrain énorme, sur une batterie en mode mid-tempo. Cette chanson est une belle preuve d'une volonté certaine d'amener de la diversité et de la nouveauté : quelques contre-temps à la batterie (lors d'une passe relativement calme au début du titre), une basse plus audible que par le passé, mais surtout un retour des orchestrations mises quelque peu de côté sur The Divine Conspiracy. Avec, comme souvent chez nos amis des Pays-Bas, un break plus mouvementé.

Quelques tranches de headbang ne sont pas non plus à exclure, à l'écoute, par exemple, de Burn To A Cinder et de son riff écrasant. Le morceau est soutenu par une double-pédale omniprésente, quelques soli pleins de feeling, et entre sans mal en tête tout en disposant de grandes qualités de composition (un final envoûté et envoûtant qui amène en douceur vers la ballade dont j'ai déjà fait l'éloge).

Les deux pavés que sont Kingdom Of Heaven et Design Your Universe jouissent d'une grande cohérence (ce dont manquait un long morceau comme The Phantom Agony) et de nombreuses accroches sonores parmi lesquelles riffs, batterie furieuse, accalmies surprenantes, apparitions de synthés prog' (un court passage digne de Dream Theater peu après la moitié de Kingdom Of Heaven) ... En clair, pas le temps de s'ennuyer, on déguste, on savoure, mais surtout ... on mange, et en pleine tronche!

Peut-être pourra-t-on se demander pourquoi avoir choisi Tony Kakko pour plus de la moitié des lignes de chant de l'autre ballade White Waters, lui et Simone n'offrent qu'un semi-duo (semi car leurs parties de chant sont bien distinctes, pas de mélange de voix, ... C'est un peu dommage.). En demi-teinte, mais on s'en satisfera tout de même car il fallait bien calmer un peu le jeu au milieu de tous les missiles présents sur le cd...

Pour la piste bonus, c'est tout bonnement un morceau de Death Symphonique auquel on aura droit, et pas la peine de chercher la rouquine, elle ne pousse pas la chansonnette sur celle-là (à moins qu'ils nous l'aient planquée au sein des choeurs). Pas d'inquiétude toutefois, elle est toujours aussi présente qu'avant sur le reste du disque ('sont pas fous, non plus!). Isaac Delahaye, lui, ne se gênera pas pour ajouter (comme sur de nombreux autres titres) un solo honorable.

Homogène, accrocheur, travaillé, ... Bref, si vous pensez mériter quelques baffes, prenez-les donc au sens figuré avec cette petite bombe (je parle de l'album, pas de la chanteuse) signée Epica.

18/20

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EternalTearsOfSorrow - 29 Juillet 2010: Oui, j'avoue que le mot "vide" est un peu forcé, et c'est vrai, cet album est juste extraordinaire, pas parfait non plus, mais profondément réussi. Les deux titres que tu cites sont vraiment superbes, c'est vrai. Il y a aussi Resign To Surrender, avec son riff du couplet vraiment intense avec des grunts mais qui franchement me foutent les frissons !!! La voix féminine aussi, évidemment.. ^^ Tides Of Time, une ballade d'une douceur comme on a rarement l'occasion d'entendre (sans compter l'apparition de batterie et de guitare qui donne un moment de pure puissance à ce morceau et... Ben tous les morceaux, en fait, valent le coup d'être écoutés !!! Epica est vraiment un groupe qui sort du lot, j'espère de tout coeur qu'ils garderont leur génie !!
Emrik - 01 Septembre 2010: Tout à fait d'accord avec le début de la chronique. Je fais partie de ceux qui ont été déçu par Consign To Oblivion mais qui trouvent The Phantom Agony et The Divine Conspiracy géniaux. J'ai hate de recevoir mon exemplaire!!!
 
SiriusB - 25 Mai 2011: merci pour cette chronique qui au détour de Nightwish m'a permis de découvrir et d'apprécier Epica !

merci encore !
pistache - 30 Juillet 2011: Dans le metal sympho un peu extrême, c'est le seul groupe à chant féminin dominant que je connaisse. Ce serai dommage qu'ils ne sortent plus d'aussi bons albums!
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Chronique @ Eternalis

30 Novembre 2009
La longue marche vers la célébrité suprême ne semble jamais s’arrêter pour Epica. Seulement six ans de vie, quatre albums studios, un live symphonique, une bande originale de film, un dvd, un nouveau en prévision et de multiples tournées à travers le monde. Il est clair que les chances ne sont pas également réparties entre les groupes, et que Epica a, depuis sa naissance, bénéficié d’atouts et de supports promotionnels qui leur auront permis de s’intégrer très rapidement dans les plus hautes sphères du metal symphonique.
Emigré du défunt After Forever, Mark Jansen a enfin toujours eu à cœur de laisser s’imposer une puissance de plus en plus forte à l’intérieur d’une musique grandiloquente et fortement épique, délaissant l’aspect atmosphérique de ses anciens compagnons menés par Floor Jansen.

"The Divine Conspiracy" avait marqué un pas en avant dans cette direction, largement plus violent qu’un "Consign to Oblivion" porté par un souffle épique inégalable, mais souffrant d’un immense décalage sonore entre symphonies et instrumentations métalliques. Sascha Paeth avait, en effet, tellement mis en valeur les chœurs (somptueux) qu’une certaine platitude ne pouvait que filtrer sur les passages plus proprement metal et agressifs, au point d’en devenir désagréable voire redondant tout au long des soixante-quinze minutes de l’album. Un décalage qui allait de pair avec quelques essais infructueux ("Never Enough") qui permettaient de laisser douter sur l’avenir musical et artistique du groupe.
"Design Your Universe", nouvelle production 2009, vient donc rassurer les détracteurs qui voyaient déjà un groupe simplifier sa musique. Loin de la grandeur et du charisme naturel d’un Nightwish, ou de l’aspect guimauve d’un Within Temptation, Epica poursuit sur sa propre voie, de plus en plus unique et déterminé par un son personnel, pour enfin trouver sa plénitude dans ce que Mark Jansen a toujours voulu désirer. L’agressivité.

Il ne va pas sans dire que "Design Your Universe" restera comme l’un des disques les plus violents jamais enregistrés dans le genre (à dominance féminine symphonique j’entends), dégageant une puissance jouissive et véritablement surprenante lors de la première écoute. Car, tout d’abord, il y a ce son, cette production limpide et monstrueuse d’épaisseur, loin de The Divine Conspiracy. On sent qu’elle a été complètement revue en profondeur, les guitares n’ont jamais été aussi épaisses, la batterie n’avait jusqu’à alors jamais bénéficié d’autant d’espace tandis que les symphonies et les chœurs, plus démesurés que jamais, prennent corps, s'intégrant à la musique, comme ce fut le cas, dans un genre différent, sur "Consign to Oblivion".
"Resign to Surrender", succédant à une introduction légèrement plagiée à Rhapsody of Fire, met rapidement les choses en place. Les nouvelles recrues (Isaac Delahaye et Ariën Van Weesenbeek), respectivement guitariste et batteur de God Dethroned, ont apporté une touche résolument extrême à l’ensemble, incorporant soli (un vrai bonheur lorsqu’on sait qu’il n’y en avait qu’un sur l’album précédent) technique et batterie en constant mouvement. Un hurlement de Mark ouvre le ballet vocal, et les progrès apparaissent comme impressionnants. Lui qui souffrait il y a encore deux ans d’un cruel manque de personnalité, par son chant monocorde et sans âme, tient désormais un registre death grave et sombre mais qui convient parfaitement à la musique, et qui se marie à merveille au chant d’une Simone qui n’a jamais aussi bien chanté. S’éloignant quelque peu du lyrisme pur, sa voix a gagné en puissance, en maturité et unicité, comme en témoigne la puissance qu’elle dégage sur ce premier titre.

Puissance. "Martyr of the Free World" marque un pas décisif dans ce domaine, délivrant une violence réellement peu commune dans le genre. Sur une base death technique, surmontée d’une double pédale furieuse et d’un riff énorme, se posent quelques éléments ethniques sombres, le chant de Simone se faisant enlaçant, tel un serpent, séduisant et dangereux avant un refrain à marquer dans les annales. Si Ariën n’en finit pas avec ses descentes de toms, la brutalité du refrain, purement jouissive, laisse la place à un solo technique bien loin de leur univers habituel. Ariën catapulte réellement chaque morceau de sa touche incroyablement technique, comme sur "Semblance of Liberty", pour ne citer que lui, où Epica se rapprocherait presque d’Arch Enemy. Un riff tortueux, un léger blast, des arrangements de claviers égyptiens, une lourdeur jamais entendue chez le groupe et un pont central très proche des Suédois, basé uniquement sur un riff.

Comme ses opus précédents, l’album dure plus de soixante-quinze minutes, et si l’on déplore quelques morceaux de trop (l’apathique "Our Destiny" notamment), Design Your Universe peut, en revanche, se targuer de disposer de deux superbes ballades, ce qui est de plus en plus rare. Si "Tides of Times" subjugue notamment pour la capacité exceptionnelle de Ariën à placer des descentes de toms monstrueuses en plein milieu d’arpèges sensibles, "White Waters" elle, est magnifiée par l’apparition d’un Tony Kakko (Sonata Arctica) visiblement au sommet de son art, apportant une dimension tragique et théâtrale à une composition qui n’aurait pas dépareillé sur "The Days of Grays" (peut-être y aurait-elle même mieux sa place).
De même, "Kingdom of Heaven", longue fresque de treize minutes, passera en revue tous les éléments du groupe, passés et présents. Ambiance sombre et chevaleresque, double pédale syncopée, blast (le passage à 4min20 est magnifique), riff death technique, chœurs ecclésiastiques et une Simone impériale, même si beaucoup moins prédominante que par le passé. On remarquera, une nouvelle fois, l’influence de Rhapsody dans les parties narratives du batteur, très proche de celle présente sur Rain of a Thousand Flames des Italiens, et le même goût véritable pour la démesure et l’aspect cinématographique de la musique.

Et justement, si l’on devait énumérer quelques défauts dans ce "Design Your Universe" qui, s’il est pétri de qualités, n’en demeure toujours pas moins parfait, c’est peut-être le manque de discernement de la musique, manquant parfois cruellement d’aspérités. A titre d’expérience, l’écoute de l’album se veut bien plus intéressante et probante en format hi-fi que casque, pour la simple et bonne raison que l’immersion est parfois difficile dans ce déluge de musicalité. Ainsi, si la puissance se veut des plus agréables en écoute sur chaîne, le manque manifeste de magie se fait sentir lorsque l’on attend autre chose de l’album, au fur et à mesure que l’on multiplie les écoutes.
"Design Your Universe" reste un album de choix pour les fans du genre, qui marquera probablement le groupe à long terme et qui offre de nouvelles possibilités dans un style qui commence sérieusement à se scléroser. Tout n’est pas encore là, mais Epica vient de poser les bases de quelque chose d’énorme, technique et très fortement inspiré. L’avenir nous dira de quoi sera fait cet initiateur que l’on dégustera pendant de nombreux mois…

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Sowilo - 30 Novembre 2009: Parfaitement d'accord avec cet article. Ce sous genre du metal que j'affectionne pourtant, manque sérieusement de ce genre de souffle nouveau en ce moment. Cet album est monumental, que celà se sache, il peut contribuer à redorer le blason du metal synpho. La musique est plus plombé qu'avant, le chant extrème est bon, et la section classique vient complèter une vrai section métal, comme ca devrait être plus souvent le cas.

Je suis par contre personnellement un peu déçu par la balade avec le chanteur de Sonata Arctica, mais rien de grave...
Et je suis d'accord à propos de l'écoute au casque, qui dévoile malgrais tout un petit manque de vrai profondeur au son, un manque de petites choses agréables à découvrir. D'un autre coté, ceci rend le tout peut-être plus digeste lors des premières écoutes.
J'espère qu'on vera d'autres albums de cette trempe, et que celui-ci sera reconnu à sa juste valeur par la planète metal, souvent sujette aux aprioris rapides.
AmonAbbath - 30 Novembre 2009: C'est une bonne chose que tu aies écrit ce texte. Je ne ressens absolument aucun des griefs que tu imputes à l'album, et j'ai adoré Our Destiny au même titre que les autres morceaux. Du coup, aucun défaut n'apparaît dans ma chronique. Merci donc pour ton avis nuancé, qui permettra sans doute à l'auditeur de comprendre que même avec quelques petits bémols pour certains, ce disque reste grand. ;)
 
Op467 - 30 Septembre 2016: Il faut réécouter l album, c est le plus grand de tous les albums metal symphonique. 19/20
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Chronique @ Exyel

24 Novembre 2009
La sortie des nouveaux albums d’Epica m’ont toujours emballé. Dès leurs premiers albums, j’avais immédiatement accroché, il faut dire que « The Phantom Agony » avait été un véritable petit bijou de metal symphonique. Puis, peu à peu, le groupe a perdu de son aura, même si les albums restaient relativement intéressants. Il manquait à chaque fois le petit plus pour faire la différence et se démarquer des autres groupes à chanteuse.

En 2009 voilà donc le retour d’Epica avec « Design Your Universe ».
L’intro est assez classique, on n’échappe effectivement pas au début symphonique classique, avec l’orchestration, les chœurs, mais je dois dire que l’intro séduit. Le son est puissant, on sent un certain travail. Puis voilà qu’arrive « Resign To Surrender » et cette piste va donner à elle seule le ton de l’album. Les guitares sont plus puissantes qu’avant, la batterie va parfois lorgner dans le death, chose évidement due au nouveau line-up qui permet de donner un nouvel aspect au groupe et d’apporter une dose de fraîcheur.

Au niveau des vocaux, Simone est toujours impeccable. On peut même noter une amélioration par rapport à l’album précédent. Elle restera le plus souvent dans le registre lyrique qui dégage tant de magnifiques émotions comme sur « Tides of Time». Et même qu’elle donne un petit plus de puissance « Unleashed », ce qui est assez surprenant de la part de Simone. La voix puissante de Mark apparaît toujours aussi rarement, mais donne un sacré coup de fouet à chaque fois.

L’orchestration et les chœurs ont gagné en importance sur cet album. On sent une fusion parfaite entre le metal et les parties symphoniques. Les chœurs qu’ils soient féminins, masculins ou mixtes, s’intègrent parfaitement à la musique et procurent un effet qu’on avait encore jamais ressenti en écoutant Epica.

Chaque piste réserve son lot de surprises. Que ce soit avec un break de grande qualité ou même la voix de Simone, tout ici va nous donner envie de revenir encore et encore sur cette galette riche et d’une complexité qui en surprendra plus d’un.

« Design Your Universe » est donc une parfaite réussite de la part d’Epica. Leur musique est devenue plus lourde, plus riche, complexe. Le côté symphonique prend enfin toute son ampleur et toute les pistes sont d’excellente facture. Seule la longueur de l’album pourra en rebuter certains. Mais si vous vous sentez d’attaque, n’hésitez pas un seul instant et foncez vous délecter du meilleur album d’Epica à ce jour.

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romriv - 27 Novembre 2009: Jolie chro^^. Juste une petite remarque : je trouve Mark très présent dans cet album. Il chante dans presque tous les morceaux, exceptés dans unleashed,tides of time (et white waters mais ça c'est normal). Cependant son absence est justifiée dans tides of time, mais pas vraiment dans unleashed. Je pense que le groupe a voulu faire du commercial avec ce single... Mais enfin bref, un grand merci pour avoir eu le courage d'écrire cette chro après le chef-d'oeuvre de AmonAbbath =o!
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

01 Juillet 2011

Quatrième album chef d'oeuvresque, réalisé avec toute l'âme de ses compositeurs.

Plus la carrière d'Epica avance, plus ces derniers parviennent à nous montrer de grandes améliorations. Ce fut le cas en tout cas pour leurs quatre premiers albums. Le son de la production avait déjà été assez amélioré de Phantom Agony à Consign to Oblivion, qui, lui, manquait toujours d'agressivité, laissant place à un album un brin plus mélancolique et soigné. Les grunts étaient, en effet, également très en retrait. Cette agressivité a fait sa grande apparition lors de l'enregistrement de The Divine Conspiracy. Cependant, cet album contenait un manque énorme de soli, et certains morceaux de recherche et d'originalité. Néanmoins, le plaisir de l'écoute était sans doute présent.

Voilà donc que le combo hollandais nous sortira son quatrième album en fin 2009, appelé Design Your Universe. A noter Jeroen Simons avait déjà été remplacé pour The Divine Conspiracy par un guerrier de God Dethroned (ayant apporté moins de monotonie pour laisser place à des nuances assez grandes, surtout lorsque l'on compare Consign to Oblivion à The Divine Conrpiracy), Arien Van Weesembeek. Cette fois-ci, ce sera Ad Sluijter, guitariste leader, qui laissera un autre membre de God Dethroned lui succéder derrière la guitare, Isaac Delahaye.

Pochette rendue très attractive, le groupe nous aura pondu un quatrième album extrêmement fort, pimenté de solos beaucoup plus nombreux que dans l'album précédent (Il suffit d'écouter la maîtrise que nous porte le nouveau gus lors du solo de "Martyr Of The Free Word"), ainsi qu'un brin de blasts à certains Moments, sans oublier une armée de breaks très percutants de la part de la batterie, qui nous éblouira tout au long de l'album.

Quant au chant, la belle Simone Simons nous fera toujours plaisir, car elle n'a strictement rien perdu de tout son talent, ayant le pouvoir de nous prouver qu'elle a toujours autant de punch avec son chant lyrique, nous ensorcelant d'un chant étonnamment très intense (Toujours dans "Martyr Of The Free Word"). Les choeurs seront également de la partie, nous jouant quelques mélodies par ci par là. La grande amélioration sera bien entendu les grunts, encore plus présents que dans TDC, mais en plus, des screams seront également ajoutés à quelques courts instants. Ce sera même Mark Jansen qui ouvrira l'album pour la partie de chant, dans "Resign To Surrender" (Morceau qui sera extrêmement technique au niveau de la double pédale, notamment) avec un grunt franchement dantesque, plus vivant et plus attirant.

Nous aurons même droit à un invité d'honneur puisque le célèbre Tony Kakko, chanteur de Sonata Arctica, viendra chanter en duo avec Simone Simons dans la ballade "White Waters". Le seul étonnement, dans ce morceau, sera le manque de chant féminin, puisque Simone ne se contentera que de deux minuscules refrains.
Il y aura également une deuxième ballade, particulièrement marquante, "Tides Of Time", composée dans la majorité de la durée du morceau d'un duo de chant et de piano assuré par ce fameux Coen Janssen, comme à son habitude au meilleur de sa forme, avant d'être aspergé d'un énième solo de guitare, accompagné de breaks pleins d'intensité. Simone nous épatera toujours autant avec sa variation de chant clair et de chant lyrique. L'album sera doté de deux fresques, respectivement de 9 et 13 minutes, c'est-à-dire "Design Your Universe" et "Kingdom Of Heaven". Particulièrement le deuxième, les deux morceaux seront très nuancés, un brin saccadés, et pourvus de parties assez opposées les unes des autres.

Ce quatrième album d'Epica s'avérera comme étant la meilleure production du groupe à ce jour. Tous points négatifs accumulés aux albums précédents ont été considérablement améliorés, jusqu'au moment de nous pondre ce chef-d'oeuvre. Savourez ce dernier comme s'il venait de sortir, jusqu'à la sortie du prochain album et même encore bien plus longtemps !

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EternalTearsOfSorrow - 01 Juillet 2011: Exactement ! Surtout les deux premiers qui manquaient d'audace au niveau des compositions. Ensuite, pour The Divine Conspiracy, l'agressivité et l'ardeur étaient là, mais certains morceaux, bien que très puissants, comme "The Obsessive Devotion", manquaient de solos et les grunts étaient vraiment monotones.

Pour ce qui est du bémol de l'album selon moi, c'est entièrement à mon goût que j'ai conseillé de ne pas porter d'intérêt sur "Our Destiny". C'est tout comme "Never Enough" sur The Divine Conspiracy.
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Commentaire @ MoonlightShadow

03 Décembre 2009
Ouah!! Une chose à dire pour commencer, "Design Your Universe" est un album tout simplement riche, pur, inspiré et magnifique! Je crois que l'on peut facilement dire que Epica tient là son "Once", son "top album", son pavé. J'avoue même le préférer à "Once", c'est dire!

Déjà, point positif, DES SOLI!! Car oui, Isaac Delahaye, la nouvelle recrue venant tout droit de God Dethroned, ne s'est pas gêné pour en composer toute une palette!! Sans hésiter, je dirais que sa venue se sent car le son du groupe a, de ce fait, mûri et évolué côté technique. Certes, Epica était déjà un bon groupe à ses débuts, mais je crois qu'il a atteint son "must" avec cet album d'une sonorité différente mais qui ne devrait pas pour autant déplaire aux fans de la première heure! Parlons aussi des voix, de ce côté, pas de déception. Mark maîtrise de mieux en mieux sa voix tantôt Death, tantôt Black, et ne se prive pas de le montrer sur la plupart des morceaux de l'album! Quant à Simone Simons, elle aussi se débrouille très bien, on le savait, mais ça mérite vraiment d'être répété. Elle s'approprie les chansons et, suivant les compositions, va chanter tantôt d'une manière plus "classique" tantôt avec sa voix "normale".

Bon, parlons un peu de l'album. Il commence avec un "Samadhi", qui nous plonge dans une aventure avec épées, châteaux et chevalerie. Suit "Resign To Surrender" avec ses choeurs "à la Epica" et un Mark qui entame avant de laisser la place à Simone, qui laisse elle-même place aux choeurs, puis Mark etc. Bonne répartition des voix et premier solo de l'album sur cette chanson. Suit "Unleashed", premier single marqué par l'absence de Mark. Ce premier single sera, je pense, moins critiqué que "Never Enough", car très bon et suivant la lignée de l'album, contrairement à "Never Enough" qui faisait un peu "tache" dans "The Divine Conspiracy". On enchaîne avec "Martyr of the Free World" qui débarque comme une bombe avec son intro très Death et son couplet qui tranche littéralement avec le reste, excellent! Le chant est ici plus naturel que classique pour Simone, et Mark nous livre une partie Death des plus puissantes et enragées!! "Our Destiny" ensuite, que j'ai moins appréciée, pas qu'elle soit mauvaise, mais après la bombe "Martyr of the Free World" et avant la méga bombe "Kingdom of Heaven" ce n'était peut-être pas sa place idéale (je l'aurais plutôt mise en deuxième partie de l'album). Arrive "Kingdom of Heaven", avec ses mantras tibétains en intro. Voici un pavé qui est manié d'une main de chef. Mark Jansen pourrait passer maître du genre s'il continue à nous pondre des pavés comme il le fait ici!! Bonne chanson, qui change souvent mais pourtant avec facilité et cohérence : il y a des passages lents, des passages vifs, de la maîtrise, un solo des plus magnifiques... Simone ici évolue dans un registre plus classique niveau voix et Mark assure comme d'habitude... Que du bon je pense! Pour le reste, je m'attarderai juste sur "Tides of Time" qui est une chanson tout simplement sublime! Simone maîtrise sa voix et elle le prouve, simplement magnifique! C'est une ballade des plus belles, la meilleure d'Epica à mon avis. Nous avons au début du doux, sobre, classique, suivis d'un parfait enchaînement avec l'arrivée des guitares, sublime. Pour le reste de l'album, il suit la même ligne, le même esprit.

En bref, un album plus que réussi, qui peut plaire aussi bien aux fans d'Epica qu'à ceux qui n'accrochaient pas tant que ça avant car il est tout simplement bon et réussi. C'est l'une des meilleures sorties de l'année dans le genre, je pense, et je n'exagère pas! Je conseille vivement de l'écouter ou même de l'acheter directement, vous pouvez y aller les yeux fermés! Attention quand même, c'est un avis personnel, vous n'allez pas forcément tous apprécier et heureusement, c'est peut-être donc mieux de l'écouter avant.
Sur ce, bonne écoute!

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charlesportnoy - 23 Mai 2010: cette album est tout simplement un chef d'oeuvre, beinsur la plupart des album de epica sont authentique et excellent, mais celui la, WOOOW et en plus il nous ont foutu des mega solo of doom,se qui ma fait constater qu'il n'en mettais pas des les aautre c.d sa leur donne un genre oui plus commerciale a la death metal ou les ados prefere des os solo de la death avec du sream(qu'on finit par oublier et meme apprecier), mais en plus il garde de leur ancien syle.celui la seras difficile a detroner j'ai beaucoup d'attente pour la suite de epica, nous verrons bien la tournure de ce groupe magnifique que j'ai connu l'an passer et que j'ai deja apprivoiser a mes oreil plus de 500 fois leur chanson :P

la perfomance live est epoustouflante c'est juste dommage qu'il ne sois pas aassez connu pour eller dans les grande salle comme le centre bell...(je vais aller les voir en novembre prochain au club soda v.i.p pass sa vas etre geant).
charlesportnoy - 23 Mai 2010: aa j'oubliais bon travail a vous :P vous etes geniale les gars.
MoonlightShadow - 24 Mai 2010: je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis!! C'est du bon boulot et ils sont effectivement géniales!!!
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