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Chronique
 | note : 19/20 | A mes amis vous savez comme il est dur de changer de style et surtout de réussir sa reconversion. C’est le tour de force que viens de réussir le génial guitariste Davide Tiso. Seul rescapé de l’époque black symphonique, il a décidé de changer quelque peu le style de Ephel Duath. Et comment lui en vouloir !!!! j’ai trouve en The painter’s palette le CD parfait.
Donc ce changement de style !!!! Et bien tout simplement c’est l’album le plus jazzy qu’il m’ai été donné d’écouter. Oui, oui jazzy. C’est même du jazz/ thrash/hardcore. Rien que ça me direz vous. C’est vrai que dit comme de la sorte ça fait un peu bizarre. Et c’est vrai c’est bizarre. Le bassiste est tout simplement monstrueux de technicité mais c’est également le cas pour tous les nouveaux arrivant du groupe. Quelle idée géniale que d’incorporé dans des titres d’une violence rare du free jazz. Le coté totalement dissonant du saxophone ajoute à l’agressivité du harcore distillé, une dimension qui ne vous usera (dans le bon sens du terme). Cet album celui que j’ai le plus écouter de toute ma discographie et pourtant j’y trouve sans cesse de nouvelles choses.
Les nouveaux chanteurs sont eux aussi impeccables : Luciano George Lorusso a un screaming qui en plus d’être tranchant, un coté mélodique assez rare chez ce type de chanteur. Davide Tolomei lui s’occupe exclusivement des chants claires et sa voix s’accorde parfaitement a celle de Luciano. Non le mélange est détonant.
Chaque morceau a son identité propre et a une consonance différente qui lui vient de son coté free jazz totalement imprévisible. Mais ce qui est le plus remarquable c’est que cela semble assez anarchique à la première écoute mais par la suite c’est un vrai sentiment de maîtrise qui se dégage de ce chef d’œuvre
Alors par contre c’est vrai que ce CD s’adresse a un publique averti. Il est extrêmement difficile de rentrer dans ce CD tant il paraît austère de prime abord. Ce qui divise les camps en deux. On adore ou on déteste. Moi je ne pourrais plus vivre sans.
Vraiment révolutionnaire ce disque marque le tournant dans la vie du groupe et marque aussi un tournant dans le métal. Il y a l’avant Painter’s palette et l’après.
En un mot : PARFAIT
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Mercredi 24 Aout 2005 |
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Chronique
 | note : 19/20 | Voilà ce qu'on appelle un virage musical à 800°. Je sais, cela donne un peu le tournis de faire plus de deux fois le tour de soi-même, mais à vrai dire, c'est exactement ce qu'on ressent lorsqu'on entend ce disque et que l'on sait qu'initialement, Ephel Duath était un groupe de black symphonique. Assez expérimental, certes (les italiens semblent plutôt forts à ce petit jeu là, puisqu'ils comptent aussi dans leurs rangs un certain Eneth, groupe étrange malheureusement trop peu connu et trop peu distribué), mais tout de même, il y a de quoi être surpris.
Qu'en un an seulement, une formation passe d'un black symphonique à un hardcore jazz complètement barré, ça laisse baba. Ceci s'explique bien sûr par le démembrement presque complet de la formation initiale, qui laisse le guitariste du groupe seul aux commandes, et libre de partir en vrille comme il l'entend.
Alors imaginez... Un hardcore très progressif, chargé de crises régulières, et de passages beaucoup plus calmes, planants, piqué de crises saxophoniques dissonantes jazzy, d'influences jazzy un peu partout (écoutez donc un peu la batterie pour voir, c'est monstrueux de technique et de rapidité, de justesse, tout en ne se rapprochant pratiquement jamais d'une batterie métal classique). Un chant clair aérien et mélancolique doublant un chant hardcore très typé, parvenant à se faire presque doux (par rapport à un chant habituel du genre s'entend, cela reste des vocaux hurlés, tout de même), plus lisse et mélodique sans perdre aucunement sa puissance... Voilà ce à quoi on a affaire, une monstruosité hybride fascinante. Une petite merveille imprévue et imprévisible. Un chaos sonore aux structures rappelant fortement des improvisations de free jazz, parcouru de lignes mélodiques conductrices. Un chaos organisé, millimétré sans en avoir l'air. Bref, un monument.
Décrire les mouvements de ce disque se révèle très difficile, et je ne me risquerai pas à la tâche. On notera tout de même des titres particulièrement excellents: Praha, orchestrale se trouvant être le morceau le plus jazz et le moins chaotique des morceaux, une petite perle belle et nostalgique, Ruins avec sa batterie purement hallucinante de vitesse, ses breaks multiples et ses mélanges osés de chant clair et hurlé, et Ironical Communion, sans doute le morceau le plus compliqué de l'album, 7 minutes de délire complet.
Alors, oui, cet album est fameux. Mais évidemment, il faut aimer le style. c'est le genre d'OVNI qui ne peut pas laisser indifférent. Soit on adore, soit on ne supporte pas. Je ne vous cacherai pas que pour beaucoup de monde, ce sera la deuxième option. Avant de se jeter sur l'album, il faut déjà écouter The Passage (le clip est très sympa d'ailleurs). C'est un morceau très représentatif du contenu sans être trop dur d'accès, si vous l'appréciez vous pouvez acheter. Sinon, évitez, vous n'en sortirez pas indemne.
Pour finir, une petite mention spéciale au batteur et au bassiste, qui sont tous deux particulièrement excellents.
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Mardi 12 Juin 2007 |
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