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Liste des groupes Black Metal Endstille Dominanz
CD, date de parution : 17 Mai 2004 - Regain Records
Style: Black Metal

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Dominanz
2. Instinct
3. Conquest Is Atheism
4. Monotonus III
5. Bleed for Me
6. Monotonus
7. Witch
8. Worldabscess
9. Crucified
10. Endstille (Feindfahrt)

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27 avis 3 17/20
Chronique
18 / 20
    ArchEvil, Mardi 26 Fevrier 2008 parlez-en à vos amis  
Un plan d’action parfait avec du matériel archaïque

En 2002, une œuvre nommée Operation Wintersturm vit le jour, premier LP d’un combo effrayant du nom de Endstille et celui sur lequel les germains allaient définir leur orientation musicale : Un black metal violentissime, raw et funeste, fruit d'un somptueux travail harmonique sur les riffs et d'une ambiance massive et oppressante exécutés habilement et sans fioriture par des musiciens confirmés. Le thème de ce combo de la mort est avant tout belliqueux et les textes tout aussi bien que les covers ne nous ont pas changé beaucoup de ce secteur jusqu'à présent.
Des groupes de black metal à la symbolique très guerrière, il y en a quelques-uns, et certains feront sûrement le lien entre cet album et un Panzer Division Marduk.
Mais Dominanz se situe à des lustres de la boulimie des suédois, ces derniers renvoyant l’image d’une arme hi-tech et mortelle chargée à blanc, Endstille se veut plus classique, préconisant l’utilisation de canons Gerlich et cuirassés de ligne, organisant l’utilisation de munitions conçues pour provoquer des dommages collatéraux considérables, il est évident que le rendu de leur musique se rapproche plus d'un Nebelwerfer en action qu'à une invocation à Satan.
Ainsi, la recette est resservie sur Dominanz après un Frühlingserwachen légèrement plus lisse que Operation Wintersturm, le groupe nous avait déjà à cette époque gâtés de deux superbes œuvres.

Il existe une palanquée de groupes guerriers, la plupart dessinent vite leur plan de bataille et nous rentrent dedans. Endstille élabore une stratégie réfléchie et cartésienne pour piéger l’adversaire.
Et c’est ici que tout rentre en jeu. Aucun terme suffisamment fort ne peut décrire la claque que me procura cette rafale de projectiles sinon cette petite phrase qui fit écho en ma matière grise : « Putain, mais quelle tuerie !! ».
Pour le voir, mettons nous à la place de la cible. En une fois, l’artillerie teutonne débarque, et si le matériel utilisé ne nous est pas inconnu, la technique de frappe nous aura vite transformé en charpies.
Dominanz est une odyssée. Un voyage dans un pays en ruines au ciel grisâtre et opaque là ou les émanations de souffre s’échappent du sol.
Dominanz n’est pas une guerre, c’est une extermination : La supériorité des allemands sur le terrain est incontestable tant la composition de cette galette semble inamendable.
Le submersible fait surface sur ce sample d’intro correspondant, l’escadron attendant le signal sape en une fois le moral de l’ennemi en l’arrosant de balles perforantes. Ce morceau titres est une hymne à l’armageddon, convulsé de riffs tantôt électriques, tantôt lourds et profonds ; ce dernier paramètre est pourvu d’un couplet abyssal, véritable volcan extrusif plantant un décor fiévreux dont la production crue, cependant très correcte et pondérée, en accentue le ciel grisâtre, l’art noir d’Endstille refoulant deux dimensions, l’une émotionnelle, l’autre graphique.
La pierre est posée avec ce premier titre monstrueux et, les lieux encerclés, l’armée gardera sa position, ce tout en n’hésitant pas à switcher la technique au moment voulu, une manière de désorienter davantage leur adversaire.

6 titres de combat pur et dur sous une averse de bombes, 2 titres de douleur fulgurante pleins de désespoirs, un énorme et inquiétant instrumental de fin.
Si la couleur de ces premiers reste la même, le leitmotiv semble alterner la musique martiale et virile ( Conquest Is Atheism ), l’ébullition atmosphérique insondable ( Monotonous I et III ) – celle-ci confirme tout le potentiel belligérant du disque ; une nappe de furie ambiante qui fait mouche a tous les coups. – Une lourdeur harmonique possédée ( Instinct, Bleed For Me, Witch ).
Les rouages de Dominanz ont beau être couverts de rouille et de sang, la machine tourne a merveille sans aucun raté indésirable.
La batterie est un tambour-presseur : Les blasts sont écrasants et psychotiques tout comme ses mid-tempos classiques s’avalent goulûment tel un élixir à headbang et son jeu en drive ne lui coupe pas d’accès à une technique bienvenue et impressionnante d’efficacité.
Celle-ci provoque l’animation d’engrenages effrénés ; des riffs inoubliables, la force même du groupe. A leur écoute, Endstille semble manier l’harmonie de ses dix doigts, aucun accord, aucune de ses mélodies sous-jacentes, voire dissonantes, n’est conjointe à la facilité et a la caricature du gros méchant grimé. Ils sont l’empreinte des allemands, taillés dans une roche dure et noir, travaillés et ciselés tout en finesse et réflexion, issus d’une sincérité inébranlable. Chaque accord prend aux tripes et aucun d’entre eux ne sent la repompe ou le déjà vu. Du travail soigné sous une averse de cendre ou, comme dit plus haut, un plan d’action parfait avec du matériel archaïque, tout simplement extraordinaire !
Ajoutez Iblis, un hurleur au ton criard et déchiré, ses déclamation traduisent un haine profonde accordée au ton monolithique, quitte à la distordre un tantinet.

L’air en devient de plus en plus saturé, la galette n’ayant en guise de point vide que les transitions entre les morceaux, l’oxygène manque fort et au bout de ces 7 titres, l’atmosphère ardente et sulfureuse fait place à une odeur de cadavre brûlé ( à la guerre comme à la guerre… ).
C’est ce moment propice que choisit le groupe pour donner le coup de grâce. Alors que la colère faisait rage sur les précédents, Worldabscess apparaît, les visages changent d’expression. Si il mettaient en œuvre leur amour pour la destruction, à l’écoute de ce riff étrange et troublant, leur frénésie se transforme en malaise, leur haine en tristesse. A présent, tout devient un véritable enfer, prisonniers d’une violence inexorable et écrasante, ils prient pour que tout s’arrête. Le groupe a passé le rapport et semble hurler à la mort, le crescendo se poursuit, aboutissant au point d’orgue du disque, le summum de l’apocalypse : Crucified. Le riff est triste, désespéré, arrache-cœur. C’est la fin de tout, et cette mélodie est la représentation du dernier souffle de la vie. Cette subtilité du riff plaintif sous la tempête procure au groupe une fameuse dose d’adrénaline, le formidable cogneur passe du blast à la grosse caisse lobotomisée, de la charpente agressive à l’oppression panoramique.
Cette conclusion diabolique déboule sur l’instrumental final ; une piste mid-tempo lourde et viciée, sous quelques combinaisons de riffs simples mais toujours aussi bien construits, la bande son d’une bataille navale en arrière-plan. Cette issue ramène peu à peu l’oxygène, tout en maintenant gravé le champs de bataille poussiéreux et ensanglanté dans l’esprit.

Si Dominanz a tout l’air de pratiquer un black metal classique et peu original, son analyse approfondie remet en question ce verdict hâtif. Il est l’un des albums trop rares à donner au metal extrême toute sa définition abstraite, la collaboration d’éléments cruciaux harmonisés magistralement, un tempérament bestial et crasseux, une oppression émotionnelle constante et un rendu inerte et compact, moteur d’une atmosphère incontournable.
Si beaucoup de noms, réputés pour leur brutalité sans concession, attaquent sans en écraser leur cible, Endstille la plonge six pieds sous terre en dressant un plan des limbes réaliste et sincère. Il me semble évident qu’avoir les oreilles éduquées au metal extrême est essentiel pour en savourer la galette. Mais, dans ce cas ou dans un autres, sans doute vous trouverez vous possédé par la magie de l’œuvre, sans doute ressentirez vous cette colère au fond des tripes, sans doute comme moi y trouverez vous votre chef d’œuvre…

18/20 pour cette machine de mort, pour sa maîtrise et son endurance, pour sa recherche et sa passion, pour sa totalité imperfectible. Ouaip, mon gars, imperfectible et une grosse claque dans ta face. Believe me !





13 Commentaires
Chronique
17 / 20
    Nattskog, Mardi 07 Septembre 2004 parlez-en à vos amis  
Endstille est un groupe de black metal teuton que l’on peut qualifier de belliqueux. Formé en 2000 par deux membres du groupe Octoria et deux membres du groupe Tauthr (actuellement ces projets sont abandonnés et n’ont sorti qu’une démo chacun), Endstille se veut très axé vers la première moitié du XXème siècle en matière de guerre et armement. Foin d’épées et de haches… on est pas là pour rigoler ! Passez moi le lance roquette et armez la Grosse Bertha ! Ca va saigner !!
Après une démo et deux albums, le groupe sort « Dominanz », pure perle dans la descendance directe de Darkthrone, mais bien plus boosté ! La puissance des instruments n’a d’égale que la technique des compositions…
On est assez rapidement terrassé par la violence de la musique d’Endstille… dès le premier titre, après une courte introduction rappelant le son d’un sous-marin avançant dans les abysses (oui j’en entend souvent…), les guitares très typées "mur de son" font leur apparition, soutenues par une batterie infatigable, alternant blasts et roulement plus techniques, jusqu’au premier passage mid-tempo où Endstille révèle sa capacité à faire des riffs dévastateurs et très malsains.
La plupart du temps dans le black d’Enstille, le sentiment dominant n’est pas tellement celui de la violence… certes, celui-ci est très présent à cause des blasts furieux de Mayhemic Destructor (à l’"artillerie" selon le groupe),mais les guitares et les compositions font ressortir des choses plus profondes que nombre des émulateurs de Darkthrone n’arrivent pas à cerner… il s’agit plus d’une sorte de mélancolie haineuse que de violence pure et dure. Le titre sur lequel ce ressenti est le plus flagrant, c’est « Crucified » : ce titre est dépressif à souhait, comme si le message était aussi anti-belliqueux que la pochette pourrait laisser penser le contraire… "voilà à quoi ça mène vos conneries" semblent nous dire ces guitares lancinantes au riff simple mais percutant ; la double pédale déchaînée par dessus la caisse claire en mid-tempo, des chants très criards (dont les thèmes les plus abordés semblent être dirigés contre les deux inventions les plus démentes de l’homme : la guerre et la religion) et le morceau est paré à l’emploi ! C’est comme un fusil, il faut le graisser régulièrement pour que l’effet reste efficace.
Le dernier titre est une sorte de conclusion qui commence sur le son des flots contre la paroi d’un destroyer, des explosions et quelques tire, puis les guitares entament leur procession. Le titre, entièrement mid-tempo et toujours très simple, est très efficace et parfait pour conclure cet album à mi chemin entre le désespoir et la rage.
Un CD très réussi qui comblera les amateurs de black violent et malsain.




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18 / 20
    willow, Mardi 31 Mai 2005 parlez-en à vos amis  
Avec ce Dominanz ca rigole pas, endstille arrive avec ses char d'assauls et ne fera aucun prisoniers , car oui le theme favori de ces allemand est la guerre on peut l retrouver dans les pochettes trés explicites et les parolles mais aussi dans la musique puisque c'est une veritable guerre enstille !Mais il faut tous de meme remarquer que ces allemand on beau parler de guerre et montrer des combatant alemands il ne faut pas pour autant les assimilé a des nazi ou des extremistes, ce groupe supporte une campagne contre les armes et surtout contre les jeunes armés ce qui est plutot réconfortant !
la musique d'endstille représente la guerre , avec a la place de la batterie une véritable sulfateuse , ls guitare suinte les balles qui fusent , le chant est chaotique tel un champ de mines bref tous est fait pour que l'on n'en ressorte pas indeme ! malgré tous ca parfois on discerne des mélodique accrocheuse mais le chant si bon qu'il soit passe par dessus et on rechute dans l'horeure de la guerre !
donc ce cds c'est la total war mais généralement on le sait avant d y rentrer et on en redemande c'est du tout bon a foncer dessus !
a noter que le prochain arrive bientot , a la rentré si je me souvient bien




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